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Les incendies en Grèce vus par la presse européenne

4 min

La presse internationale évoque notamment les incendies en Grèce, le départ du joueur Mesut Özil de l'équipe de football d'Allemagne ou encore l'assassinat d'un journaliste au Mexique.

La presse parle bien sûr largement de ces incendies dévastateurs et meurtriers en Grèce. Au moins 74 morts et 187 blessés selon le dernier bilan. Les ravages de la région de l’Attique sont sans précédent. C'est ce que relève le quotidien grec I Kathimerini, qui précise que les recherches se poursuivent. Des patrouilles à pied de 130 membres avec des forces armées et des pompiers, sont actuellement menées pour retrouver des disparus.

Les médias Européens sont nombreux à évoquer le drame en détails. Par exemple dans le quotidien Autrichien Der Standard, ce reportage signé Markus Bernath.  

Lundi à quatre heures de l'après-midi, l'incendie a éclaté raconte t-il. Un rouleau de feu s'est précipité vers la mer. Les flammes rencontré la ville de Mati, station balénaire. A 6 h deux heures plus tard, Mati était parti.  La panique a éclaté lorsque les gens ont essayé de s'échapper de la ville. Les voitures étaient bloquées. Beaucoup se sont alors sauvés sur la plage, ont pénétré dans les eaux, jusqu'à ce que la marine grecque vienne les évacuer. 

Autre reportage à lire, anglais cette fois-ci, sur le site de la BBC. C'est à Mati également. Et le reporter Gavin Lee évoque cette violence aveugle des flammes, qui frappent totalement au hasard. Mati écrit-il a été étrangement divisée par le chemin inexplicable tracés par les feux de forêt. Il y a des hôtels, des maisons et des appartements brûlés et détruits d'un côté de la route, et de l'autre, beaucoup d'immeubles sont complètement intacts. Les habitants les plus chanceux regardent par les fenêtres, indemnes, ayant échappé de justesse au sort de leurs voisins. Mais la plupart des gens à qui je parle poursuit-il connaissent quelqu'un qui est mort ou qui a été gravement blessé. 

Polémique qui ne s'arrête pas autour du joueur de foot Mesut Özil

Partons maintenant en Allemagne avec cette polémique qui date déjà d'il y a quelques jours mais qui ne s'arrête pas car elle pose décidément beaucoup de questions sur la société allemande. Il s'agit de la polémique autour de Mesut Özil. Rappelons brièvement de quoi il s'agit. Ce joueur de football est né en Allemagne dans une famille d'origine turque.  Au début de la dernière coupe du monde donc il y a quelques semaines, il a posé en photo avec le président turc Erdogan. Il a été pour cela extrêmement critiqué en Allemagne.  Dimanche dernier il a décidé de quitter l'équipe allemande. Il a affirmé se sentir victime de racisme.  La presse allemande en parle beaucoup depuis le début de la semaine, comme l'indique Courrier International... Et de façon très très variée. 

Il y a par exemple le quotidien Bild qui est très sévère avec le joueur. Il s'apitoie sur lui-même, écrit la rédaction. Aucun journal, site Internet ou radiodiffuseur allemand n'a blâmé ses racines turques. C'est une invention. affirme Bild. 

Mais il y a à l'inverse des publications qui le défendent.  Dans le quotidien Der Tagesspiegel, voici ce que l'on peut lire: Mesut Özil est un modèle d'intégration. Un jeune Turc de Gelsenkirchen qui joue avec succès au football international. Son cas révèle toutes les erreurs et les faiblesses de la société d'immigration en Allemagne. Les préjugés racistes se mettent un masque de liberté. Cela ne les rend pas meilleurs, mais plus tristement célèbres et dangereux. Et puis d'autres journaux allemands enfin ont une voix modérée sur la question. Par exemple le Tageszeitung écrit ceci : On peut ou non suivre l'explication selon laquelle que la photo a été prise par respect pour le pays de ses parents. On aurait souhaité que la mère d'Özil lui ait enseigné non seulement la valeur du "respect" comme il l'affirme, mais peut-être aussi d'autres valeurs, comme une attitude critique à l'égard des autorités. Bien sûr, l'école Allemande aurait pu faire la même chose. Elle ne l'a pas fait. 

Dans la presse étrangère également, un journaliste assassiné au Mexique. C'est le septième journaliste tué dans ce pays depuis le début de l'année. Ruben Pat, directeur de l'hebdomadaire Playa News, a été abattu hier matin à l'entrée d'un bar. Dans le quotidien espagnol El Pais, Elena Reina nous indique qu'il enquêtait peut-être de trop près sur une affaire impliquant un directeur de police municipale qui aurait protégé des malfaiteurs. Les autorités indiquent qu'elles feront tout pour identifier les auteurs du crime. Mais la journaliste Elena Reina n'y croit pas du tout. C'est une phrase écrit-elle qui se répète à chaque meurtre d'un journaliste, chaque féminicide, chaque enlèvement. Il n'y a pas un seul détenu. Et la plupart du temps, on n'arrive jamais au fond des choses.

Et puis on termine quand même avec cette belle histoire qui se déroule en Bolivie. Un enseignant français malvoyant a parcouru 140 kilomètres à pied en sept jours dans le désert Salar de Uyuni, le désert salin le plus grand au monde. Il s'est aidé pour cela d'un GPS à assistance auditive. Son objectif : prouver au monde accomplir des exploits même avec des difficultés physiques. Et il suscite l'admiration de journaux Boliviens comme El Deber. Ce n'était pas facile du tout, raconte Deisy Ortiz. Pendant le trajet, l'aventurier a souffert de blessures aux pieds, de fortes chutes de neige et son GPS a été endommagé. Cependant, aucun obstacle ne l'a détourné de son objectif.

Chroniques

8H35
20 min

L'Invité culture

Milad Alami, The Charmer

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