LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Le prince Mohammed Ben Salmane à Ryad le 24 octobre 2018 (Crédits : AFP & Saoudi royal palace)

Feuilleton macabre en Arabie après la mort de Khashoggi

4 min
À retrouver dans l'émission

"Où est passée le corps du journaliste Jamal Khashoggi ?", s'interroge une partie de la presse. Le New York Times estime que le prince Mohammed Ben Salmane sort renforcé de cette macabre affaire. Au Brésil, Jair Bolsonaro prend ses premières décisions et Palau interdit la crème solaire.

Le prince Mohammed Ben Salmane à Ryad le 24 octobre 2018 (Crédits : AFP & Saoudi royal palace)
Le prince Mohammed Ben Salmane à Ryad le 24 octobre 2018 (Crédits : AFP & Saoudi royal palace) Crédits : Bandar Al Jaloud - AFP

Il y a un mois jour pour jour, le journaliste Jamal Khashoggi disparaissait mystérieusement au consulat  saoudien d'Istanbul. Depuis lors, c'est un feuilleton macabre que l'on peut lire dans la presse internationale. Avec une question : où est passée la dépouille de Khashoggi ?

Ce matin, le quotidien turc Hürriyet Daily News apporte une réponse : "le corps de Khashoggi a été dissous dans l'acide !" Un éditorialiste du journal regrette au passage que le procureur saoudien qui est venu à Istanbul n'a eu de cesse de "verrouiller le dossier au lieu d'apporter la lumière sur ce qui s'est passé".

Côté saoudien, on fait la sourde oreille et on essaie de porter atteinte à la réputation du journaliste disparu. Le Washington Post rapporte des conversations téléphoniques entre Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, et Mohamed Ben Salman, le prince héritier d'Arabie saoudite, dans lesquelles ce dernier décrit Khashoggi "comme un militant des Frères musulmans". Ce à quoi un membre de sa famille, cité par le journal américain, répond "qu'en aucun cas, il n'était une personnalité dangereuse."

En tous cas, un mois après la disparition de Jamal Khashoggi, tous les regards continuent de se tourner vers Mohamed Ben Salman. Et pourtant, même s'il est au banc des accusés, MBS devrait conserver le pouvoir, estime le New York Times. Le journal ajoute même que le meurtre du journaliste saoudien a renforcé "sa capacité d'intimidation" dans le royaume, y compris au sein de la famille royale. Et puis à Washington, on n'est guère pressé de punir le jeune prince. Le New York Times assure que la Maison Blanche veut "des sanctions limitées pour éviter une rupture avec l'Arabie saoudite".

On pensait que sous pression américaine, la guerre au Yémen allait baisser d'intensité. Apparemment, les combats continuent...

Oui, même si les Etats-Unis veulent un cessez-le feu d'ici 30 jours, la guerre se poursuit. Le journal saoudien Al-Chark Al-Awsat annonce que l'a coalition emmenée par Riyad a détruit une base de missiles des rebelles houthis. Selon la chaîne de télévision de la rébellion, Al-Masirah, 30 frappes ont été menées cette nuit.

Et puis surtout, l'armée yéménite épaulée par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis est prête à lancer l'assaut final sur le port d'Hodeida. The Guardian  précise que 30 000 soldats sont massés autour de cette ville stratégique située sur la mer Rouge, des soldats qui n'attendent que le feu pour passer à l'action.

Dans cette tragédie, il y a les civils qui meurent des bombardements, de la faim, du choléra. Le New York Times annonce dans ces colonnes qu'Amal Hussain, cette petite fille de 7 ans dont la photo du corps émacié a fait le tour du monde, suscitant une immense émotion, est morte dans le camp de réfugiés où est installée sa famille. Le Yémen, rappelle le journal, où 1 million huit cent mille enfants souffrent de la malnutrition.

Autre conflit qui n'en finit pas : la Syrie et ses cohortes d'exilés. Ce matin L'Orient-Le Jour, le quotidien francophone libanais s'interroge :  "Pourquoi, le médiateur de l'ONU, Staffan De Mistura a-t-il échoué ?" Le journal reproche au diplomate "de s'être accroché à l'idée qu'il pouvait obtenir des concessions du régime syrien en le caressant dans le sens du poil. Et jusqu'au bout, il revenu les mains vide de Damas."

Le quotidien libanais pointe aussi du doigt les Occidentaux qui par "souci de réalisme se sont progressivement désengagés du conflit entre le régime et son opposition, en se concentrant sur la lutte contre les jihadistes."

Au Brésil, le nouveau président prend ses premières décisions qui suscitent déjà la polémique.

Jair Bolsonaro vient de confirmer, rapporte La Libre Belgique, le prochain transfert de l'ambassade brésilienne de Tel Aviv à Jérusalem. Comme pour Donald Trump, c'est une promesse de campagne.  Et le président brésilien ne pense pas que cette décision va créer un "climat pesant" dans les relations entre le Brésil et le Proche-Orient. Les journaux palestiniens Al-Quds ou Al-Ayyam se contentent de rapporter l'information sans plus de commentaires.

L'autre décision controversée du nouveau président brésilien, c'est la nomination du juge anti-corruption Sergio Moro à la tête d'un super ministère de la justice et de la sécurité. Pour le quotidien suisse Le Temps, il s'agit là "d'un joli coup" de Bolsonaro. "Avec Sergio Moro, écrit le journal, il s'est doté de son Pelé !"

Mais en acceptant ce poste, poursuit Le Temps, le super juge accrédite aussi la version de l'ancien président Lula, qui l'accuse "de manquer d'impartialité et de l'avoir condamné sans preuves, dans le seul but de l'évincer du jeu politique."

La crème solaire interdite pour sauver les coraux

Enfin, pour terminer, partons au soleil à l'autre bout du monde, plus précisément, dans l'île Palau dans le Pacifique. The Guardian rapporte que ce micro-Etat a décidé d'interdire aux baigneurs et aux plongeurs l'utilisation des crèmes solaires parce qu'elles sont responsables d'une pollution qui détruit les coraux. 

Le journal britannique précise que cette mesure interviendra à compter du 1er janvier 2020. A cette date, si vous êtes pris par les douaniers à l'aéroport de Palau avec de la crème solaire dans vos valises, il vous en coûtera une amende de 1 000 dollars !

Chroniques
7H40
48 min
L'Invité(e) des Matins
Trump ou la stratégie du chaos
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......