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Les forces de sécurité du Kosovo veulent se transformer en véritable armée

Le Kosovo se dote d'une armée, les Serbes "enragent"

6 min
À retrouver dans l'émission

Le Parlement du Kosovo doit voter ce vendredi trois lois qui transformeront les forces de sécurité du pays en une véritable armée, ce qui est considéré comme une menace par la Serbie. La coalition allemande se déchire autour des lois sur l'IVG. Révélations sur la découverte de l'épave du Titanic.

Les forces de sécurité du Kosovo veulent se transformer en véritable armée
Les forces de sécurité du Kosovo veulent se transformer en véritable armée Crédits : Gregor Mayer - Maxppp

A lire la presse serbe ce matin, on pourrait vraiment croire que le Kosovo est passé sous occupation américaine et que les Balkans sont à nouveau sur le sentier de la guerre.

On retrouve dans la plupart des journaux de Belgrade cette photo, du centre de la capitale kosovare Pristina, pavoisé aux couleurs du drapeau américain, avec donc ce mot en grand titre : "Occupation". 

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On tentera pourtant de garder la tête froide et de replacer le contexte avec cet article de la BBC qui nous explique que oui, ce vendredi, le Parlement du Kosovo va voter la transformation des forces de sécurités nationales en une véritable armée. Ça concernera les 4 000 hommes actuellement à peine plus armés que des policiers et affectés à des tâches de sécurité civile, avec l'objectif d'en faire de vrais soldats formés et équipés, dit-on à Pristina, selon les standards de l'OTAN. 

Et pourtant, la BBC nous rappelle que l'Alliance atlantique, tout comme l'Union européenne que le Kosovo voudrait rejoindre, n'approuvent pas, officiellement cette militarisation des forces kosovares. Les deux organisations y voient une menace pour le fragile équilibre des Balkans, moins de 20 ans après la fin de la guerre, et surtout préviennent que c'est agiter le chiffon rouge sous le nez des voisins ennemis de Serbie, qui "enragent" déjà, selon le terme choisi par la BBC

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Justement, à Belgrade, l'Espreso nous explique que les autorités de Pristina se livrent en pâture aux impérialistes américains, lesquels, c'est l'agence KosovaPress qui le dit, ont livré à Pristina 24 véhicules blindés en guise de cadeau de naissance pour sa future armée.  

On retrouve d'ailleurs cette information dans les colonnes de hebdomadaire russe Argumenti i Fakti comme preuve de l'interférence américaine dans les Balkans. La Russie est d'autant plus remontée sur ce sujet qu'elle n'a jamais reconnu l'indépendance du Kosovo en 2008. La Rossyskaya Gazeta cite des propos du Président serbe Alexander Vucic, selon qui "les Kosovars devraient dire la vérité, tout ce qu'ils font se fait avecv le soutien des américains et des britanniques" et en violation des lois internationales sur le découpage des Balkans après la guerre.  Les autorités serbes, nous dit la radio Echo de Moscou, s’inquiètent des risques de voir les tensions régionales et les conflits territoriaux persistants s'envenimer, avec la création de cette armée d'un Kosovo accusé de prendre un virage dangereusement nationaliste : ces derniers jours il a imposé une surtaxe de 100% sur les produits importés de Serbie.

Ecoutez le reportage à ce sujet de notre journaliste qui revient du Kosovo. Reportage diffusé dans le journal de 18h d'Aurélie Kieffer :

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3 min
Reportage au Kosovo de Marie-Pierre Vérot

En Allemagne, la coalition d'Angela Merkel se déchire sur un nouveau sujet, celui des lois sur l'avortement.

L'aile gauche de la Groko, incarnée principalement par les socio-démocrates, veut en finir avec un article du code pénal allemand que décrypte pour nous la radio publique Deutsche Welle. L'article 219a de ce code pénal, hérité de l'époque nazie en 1933, criminalise le fait pour des médecins ou des cliniques de faire la publicité de l'interruption volontaire de grossesse, et d'informer le public qu'ils la pratiquent. Alors bien sûr depuis 1995 la loi allemande a été modifiée, avec l'article 218 qui autorise l'IVG selon des règles strictes, mais l'article 219a est resté, et pas plus tard qu'en octobre, nous explique la Deutsche Welle, une gynécologue a été condamnée à une amende de 6 000 euros, en appel.. 

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Pour le WestfallenPost, la persistance de cette interdiction, de fait, continue de jeter l'opprobre et la menace de poursuites sur les médecins et les femmes qui cherchent à avorter. "Dans le sud de Munich, on ne trouve plus qu'un seul médecin qui accepte de pratiquer ce geste pourtant légal ; à Munster, il n'y en a plus du tout" et selon le quotidien de Westphalie, cette réticence grandissante des professions médicales est due à la campagne de ceux qui se disent pro-vie, les anti-avortement, qui ont trouvé un regain de vitalité depuis que le parti d'extrême-droite AFD, très hostile à l'IVG lui aussi, est entré au Bundestag. 

Mais si le débat actuel sur l'article 219a fragilise autant le gouvernement, auquel l'AFD ne participe pourtant pas, c'est que la question de l'IVG fait débat au sein même des forces de droite traditionnelle, à commencer par la CDU.  Ne serait-ce que la nouvelle dirigeante du parti majoritaire, Annegret Kramp-Karrenbauer, a des positions sur le sujet très conservatrices, juge le journal irlandais Irish Times. Celle que l'on surnomme AKK est favorable au maintien de l'interdiction de publicité de l'avortement : et d'autres voix la rejoignent, comme celle de Jan Fleischhauer, grande signature du Spiegel, pour qui, derrière le débat sur l'article 219a se cacherait en fait la volonté pour les pro-IVG de s'attaquer à l'article 218, celui qui fixe le cadre légal de l'avortement autorisé. 

Le SPD, les Verts et autres forces de gauches voudraient donc lever toutes les règles en la matière et "rendre possible l'interruption de grossesse jusqu'au neuvième mois", lit-on, donc, dans le Spiegel. C'est clairement une "fake news" digne de la propagande de l'AFD, lui répond ce matin la Deutsche Welle.    

La découverte de l'épave du Titanic en 1985 cachait une opération secrète de l'armée américaine.

Il aura fallu 33 ans pour que la vérité remonte à la surface, en l’occurrence dans les médias américains qui comme CNN la nuit dernière, nous raconte l'histoire, jusque-là classée secret-défense, de Robert Ballard. Cet océanographe et officier de la Navy explique que si le Pentagone a accepté en 1985 de financer son rêve, d'aller localiser et explorer l'épave la plus célèbre au monde, c'était pour servir de couverture à une mission beaucoup plus sensible autour de deux sous-marins nucléaires qui avaient coulé dans les années 60 dans le même secteur de l'Atlantique.  

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Ballard explique que la Navy avait localisé les sous-marins, mais voulait les étudier sans que les Russes ne le sachent. "On voulait récupérer les missiles nucléaires de l'un et voir comment évoluait le réacteur de l'autre après tant d'années sous l'eau. Pas question que le monde sache tout ça, alors la recherche du Titanic a servi de couverture". 

Et ça a marché, la presse à l'époque s'est passionnée pour la découverte de l'insubmersible submergé, et n'a rien su des deux sous-marins,  jusqu'à aujourd'hui donc, où Ballard entretient tout de même une part de mystère : il reconnait qu'il a effectué à cette époque de la Guerre froide d'autres missions océanographiques sur ordres de la marine américaine,  mais ces missions-là sont encore frappées du sceau du secret-défense.

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