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Christine Blasey Ford et Brett kavanaugh face à face devant les Sénateurs

Que retenir de la confrontation au Sénat américain entre Brett Kavanaugh et son accusatrice ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Le juge conservateur Brett Kavanaugh, nommé par Donald Trump à la Cour Suprême, faisait face jeudi à cette ancienne camarade de lycée qui l'accuse d'agression sexuelle. Confrontation plutôt stérile à en croire la presse américaine. En mer d'Azov, prémisses de bataille navale entre Ukraine et Russie.

Christine Blasey Ford et Brett kavanaugh face à face devant les Sénateurs
Christine Blasey Ford et Brett kavanaugh face à face devant les Sénateurs Crédits : SAUL LOEB - AFP

La presse américaine ce matin se demande ce qu'il faut retenir de la confrontation, hier au Sénat, entre le juge Brett Kavanaugh, candidat à la Cour Suprême nommé par Donald Trump, et cette ancienne camarade de lycée, Christine Blasey Ford, qui l'accuse d'agression sexuelle. 

Cela fait des semaines que les journaux outre-Atlantique se passionnent pour cette affaire. Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de l'évoquer dans cette revue de presse, mais là nous sommes au paroxysme dramatique du scandale : les deux protagonistes face-à-face, jurant sur la Bible, et finalement s'en tenant fermement à leur version des faits. 

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Fallait-il s'attendre à autre chose, se demande le New York Times

Pas vraiment : "elle a parlé la première" elle a décrit à nouveau ce dont elle a été victime ce soir d'été 1982, il y a 36 ans : récit des faits comme s'ils avaient eu lieu hier. 

Ensuite, "il a parlé" : dit que tout cela n'était qu'un complot, ourdi contre lui, sa réputation et sa famille, par "ces démocrates qui n'ont jamais accepté la victoire de Donald Trump".  

Et à présent, c'est "aux Sénateurs de parler" poursuit le New York Times : un vote est prévu ce vendredi pour valider, ou non, la nomination de Kavanaugh à la Cour Suprême. Trump lui a redit son soutien cette nuit sur Twitter. Après ce qui s'est passé hier, "ce vote ne peut pas se tenir comme si de rien n'était", affirme l'éditorial du Washington Post.   

La composition de la Cour Suprême américaine et la nomination de Brett Kavanaugh
La composition de la Cour Suprême américaine et la nomination de Brett Kavanaugh Crédits : GAL ROMA - AFP

Finalement, pour le quotidien de la capitale, "ce drame télévisé suivi par des millions d'Américains, tantôt passionnés, tantôt horrifiés", aura jetté bien peu de lumière sur le fond de l'affaire. "Aucun compromis, aucun consensus" n'a pu émerger, entre cette femme et cet homme "sûrs à 100%" de leur version des faits.  

Mais finalement, au-delà de ces deux personnes, ce sont bel et bien "deux Amériques" qui étaient confrontées hier (c'est l'analyse là encore du Washington Post) en une "bataille nationale sur la confiance, l'identité et les rôles dévolus à chaque sexe". On est là dans "la plus sensible des controverses américaines, femmes contre hommes, droite contre gauche... tout celà devait forcément déboucher sur cette cascade de récriminations, ces explosions de colère, ces heures de pleurs et de sanglots", auxquelles ont a assisté.  

Oui mais à nouveau, qu'en retenir, en attendant la décision des Sénateurs ? Sans doute que le mouvement "#metoo", a atteint cette fois la bonne société américaine et le milieu feutré des highschools et des fraternités étudiantes. A la faveur de l'affaire Kavanaugh, la libération de la parole a touché jusqu'au présentateur-star de la chaîne très conservatrice Fox News, Chris Wallace.

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Voilà, cela devrait rester, veut croire le Washington Post... et cela prend tout son sens quand c'est dit par une vedette de Fox News, la source d'information préférée du président Trump. 

On change de continent pour rejoindre les rives de la mer d'Azov, où certains craignent les prémisses d'une bataille navale entre l'Ukraine et la Russie. 

La mer d'Azov, si vous n'avez pas un atlas sous la main, se trouve au nord-est de la mer Noire, délimitée au Nord par l'Ukraine, en son Sud par la Russie, et séparée de lamer Noire par la péninsule de Crimée.

La mer noir et la mer d'Azov
La mer noir et la mer d'Azov Crédits : wikipedia

Et c'est bien là qu'est le problème, nous explique le journal en ligne américain The Daily Signal : depuis que les Russes ont annexé la Crimée en 2014, ils contrôlent les deux rives du détroit de Kertch qui marque l'entrée de la mer d'Azov, et Kiev les accuse d'en profiter pour ralentir considérablement le trafic maritime vers les ports ukrainiens de Berdiansk et Marioupol. 

Le ton monte dangereusement, ces derniers jours, nous dit le Kyiv Post, qui cite notamment les déclarations du président ukrainien Petro Poroshenko  annonçant l'installation d'une base militaire à Berdiansk justement. D'ailleurs, deux vaisseaux blindés ukrainiens ont été acheminés, en pièces détachées par la route ; deux autres ont passé le détroit de Kertch, ces derniers jours, escortés par une solide patrouile russe ; et le Kiev Post nous apprend donc ce matin que la marine ukrainienne pourra bientôt compter également, en mer d'Azov, sur deux vedettes armées cédées par les gardes-côtes américains. 

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Pour le Daily Signal, il s'agit là d'un soutien clair des Etats-Unis à l'Ukraine, "agressée" une nouvelle fois par la Russie ; et cela laisse augurer d'une tension grandissante dans cette mer d'Azov pour les temps à venir.    

Enfin, une décision de la justice camerounaise qui accable le groupe Bolloré. 

C'est à lire dans La Tribune Afrique : la filiale de Bolloré propriétaire du réseau ferré du Cameroun, CamRail (détenu à 70% par le logisticien français et à 15% par l'Etat camerounais) a été condamnée, avec 10 de ses dirigeants et salariés pour "homicide involontaire". Le jugement, très attendu au Cameroun, intervient deux ans après cette catastrophe ferroviaire, un déraillement du train Yaoundé-Douala qui avait fait 79 morts en octobre 2016. 

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"Les expertises techniques étaient accablantes" pour l'exploitant, nous indique Jeune Afrique : le train roulait au double de la vitesse autorisée, les freins étaient défectueux et surtout, sur dix-sept wagons de passagers, huit avaient été ajoutés au dernier moment pour faire face à l'afflux de voyageurs ce jour-là. 

Au final, le conducteur du train écope de 5 ans de prison ferme, l'ancien patron français, lui, de 6 mois avec sursis. Et, toujours dans Jeune Afrique, son successeur nous explique que CamRail, même fragilisé, compte "reconquérir ses parts de marché" et le cœur des Camerounais. Il mise pour cela sur la Coupe d'Afrique des Nations de Football organisée au Cameroun l'an prochain : à défaut de pouvoir compter sur de nouveaux wagons, il a déjà prévu de remettre en circulation onze voitures âgées de près de cinquante ans, mises "au rebut depuis des lustres", et qui seront tout de même réhabilités avant de reprendre du service. 

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