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Un médecin algérien devant l’hôpital de Boufarik

Les autorités algériennes critiquées dans leur gestion de l'épidémie de choléra

7 min
À retrouver dans l'émission

Depuis début août, l'Algérie est confrontée à une épidémie de choléra qui a déjà tué trois personnes et en a contaminé une soixantaine. La presse algérienne se fait l'écho des critiques de la population contre la mauvaise gestion par le gouvernement de cette crise sanitaire.

Un médecin algérien devant l’hôpital de Boufarik
Un médecin algérien devant l’hôpital de Boufarik Crédits : Ryad KRAMDI - AFP

L'Algérie est confrontée à une épidémie de choléra

Une maladie qui n'avait plus sévi dans ce pays depuis le milieu des années 90. On était à l'époque au cœur des "années noires", et à en croire les journaux algériens, le retour du choléra est vécu comme un signe de régression sanitaire et sociale. 

Le magazine Jeune Afrique fait le point, sur les quelques 60 cas de contamination confirmées, dont 11 rien qu'à Alger, mais plusieurs sites d'info algériens, comme Réalité Online, font état d'une troisième personne décédée dans la région de Blida. Blida, c'est la seule région où l'épidémie progresse toujours, à en croire les communiqués, qui se veulent rassurants, des autorités. Mais comme nous le dit Tunisie Numérique, ça n'empêche pas la "psychose" de s'installer, tant la parole officielle semble peu crue.  

A lire dans l'édito du quotidien El Watan, la responsabilité des autorités algériennes pointée du doigt: au-delà des promesses intenables d'éradiquer le choléra sous trois jours,ce qui est reproché au gouvernement, c'est de ne pas arriver à identifier l'origine de la contamination, élément indispensable pour la combattre et surtout pour calmer les craintes irrationnelles de la population. 

Dessin de Dilem dans Courrier International
Dessin de Dilem dans Courrier International Crédits : Dilem

Toujours dans El Watan... ces propos d'un grand épidémiologiste algérien, pour qui l'épidémie était prévisible depuis janvier... le retour du choléra a longtemps été caché, présenté comme une simple "toxi-infection". Le médecin a bien conscience que, pour les politiques, "il n'était pas aisé de reconnaître que le choléra était de retour", plus de 20 ans après son éradication. Mais, conclut-il, "il aurait été plus sage de penser aux vies humaines avant de penser à l'aspect politique". 

Le média en ligne Tout sur l'Algérie, lui, accuse le gouvernement de faire oublier ses responsabilités en "culpabilisant le citoyen". Référence à une campagne de communication lancée hier sur "le nettoyage de l'environnement". La ministre Zerouati y a dénoncé "l'incivisme" des algériens en matière sanitaire, leur manque de "sens de l'environnement". Référence au problème récurrent de gestion de ordures. Une prérogative des responsables politiques, avant d'être celle des citoyens, rappelle le journal.   

En Ecosse, le gouvernement de Nicola Sturgeon lance un plan pour que toutes les lycéennes et étudiantes aient accès gratuitement à des tampons et serviettes hygiéniques... mais ce n'est déjà plus ce qui fait la Une dans la presse écossaise !

Et pour cause, un séïsme politique accapare l'attention des écossais: leur ancien premier ministre, le nationaliste Alex Salmond, fait face à des accusations de harcèlement sexuel, du temps où il dirigeait le gouvernement écossais. Au choc de ces révélations s'ajoute sa décision mercredi de démissionner de son parti le SNP. Le journal The Scotsman, comme beaucoup d'autres titres de la presse écossaise nous fait partager le message de démission posté par cette figure proéminente de la politique nationale:

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Dans les colonnes de The National, vous lirez Alex Salmond expliquant qu'il veut "mettre la cause de l'Indépendance avant son cas personnel, et éviter les divisions dans son camp".  Le problème, analyse The Telegraph, c'est que ce scandale naissant fragilise et divise déjà le SNP. En particulier parce qu'Alex Salmond a décidé de lancer un crowdfunding, un appel aux dons en ligne, pour payer ses frais d'avocat. Déjà récolté plus de 60 000 Livres Sterling récoltées hier soir, mais cette attitude lui est beaucoup reprochée. Dans The Guardian, en particulier, l'éditorialiste Suzanne Moore regrette cette stratégie de Salmond, d'utiliser le financement participatif pour mettre en scène son pouvoir, son influence. Cela envoie le "message, déplorable nous dit-elle, selon lequel il est plus important de préserver la réputation du grand homme que d'écouter la parole des femmes".  

Une parole de femme qui porte, tout particulièrement en ce moment, c'est celle de la championne américaine de tennis Serena Williams 

Cela fait plus de vingts ans qu'elle écume les tournois du grand chelem, dont elle détient le record absolu de victoires cumulées, et à la voir en Une du Time Magazine cette semaine, on comprend qu'elle est bien plus désormais qu'une sportive hors-norme. 

Serena Williams en Une du Time Magazine
Serena Williams en Une du Time Magazine

"Parfaitement sereine", Serena Williams, mais transformée, au regard du monde, depuis qu'elle a donné naissance à une petite Olympia, et qu'elle est revenue sur les courts début août.  On la retrouve, vous le lirez dans la longue interview au Time,  porte-étendard des jeunes mères, quand elle parle librement de ses angoisses post-partum, de la manière dont elle a réussi à reprendre le contrôle de son corps, etc. C'est d'ailleurs ce qui lui vaut de faire la Une cette semaine : Serena Williams portait, pour son retour en compétition, une combinaison intégrale, noire et très moulante, conçue, a-t-elle expliqué, pour réduire les risques de formation de caillots sanguins. Car la jeune maman a failli mourir, après son accouchement, d'une embolie pulmonaire mal détectée par les médecins parce qu'elle est noire, et que le corps médical a tendance inconsciemment à minimiser les symptômes des femmes de couleur. 

Sauf que cette tenue, dont elle disait nous explique CNN qu'elle la faisait sentir comme un "combattante, un super-héroïne". (elle a d'ailleurs été inspirée par le super-héros Black-Panther, et ça renvoie aussi à un message d''affirmation des afro-américains),  a été jugée irrespectueuse du jeu et de la compétition, par la Fédération française de tennis qui a d'ores et déjà dit que la fameuse combinaison serait bannie de Roland-Garros l'an prochain. 

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La question du corps des femmes, et des femmes noires en particulier, est au cœur des débats das le monde de la balle jaune, mais bien au-delà. Le passionnant article de Thelily.com en explore toutes les facettes, féministe, raciale, sociale, historique... Toutes ces dimensions qui font de Serena Williams bien plus, qu'une immense joueuse de tennis.

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