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Gavin Williamson, nouvelle victime colatérale du feuilleton Huawei

Le feuilleton mondial Huawei fait une nouvelle victime : le ministre de la Défense britannique

6 min
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Gavin Williamson est limogé pour avoir révélé à la presse l'existence d'un contrat avec Huawei pour la fourniture du futur réseau 5G du Royaume-Uni. Il se dit victime d'une vendetta politique. Virage répressif et antidémocratique au Bénin. Une mèche de cheveu de Léonard de Vinci exposée en Italie ?

Gavin Williamson, nouvelle victime colatérale du feuilleton Huawei
Gavin Williamson, nouvelle victime colatérale du feuilleton Huawei Crédits : Tolga AKMEN - AFP

Un visage, à  la Une de la presse britannique : c'est celui du ministre de la défense Gavin Williamson. 

En fait depuis quelques heures il est plutôt l'ex-ministre de la Défense britannique : Gavin Williamson a été limogé hier par Theresa May, "viré" comme un malpropre, c'est en tout cas ce qu'écrivent de concert en Une The Times, The I, The Daily Telegraph, et j'en passe.  

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Le Daily Express précise : Williamson a été "limogé pour avoir triché". La Première ministre, après une enquête expéditive mais qu'elle a dit "accablante", a donné raison aux rumeurs qui depuis le début de la semaine voyaient en ce jeune et prometteur ministre issu du Parti Conservateur, la balance, celui qui avait fait fuiter une information qui défraye la presse outre-manche depuis maintenant une semaine.  

Le Financial Times nous livre le contexte : mercredi dernier, les journaux anglais révélaient que le gouvernement avait passé un accord avec le g"ant des télécoms chinois Huawei, pour que ce dernier fournisse les infrastructures du futur réseau bruitannique de télécommunications 5G, l'internet ultra-rapide qui est annoncé comme la prochaine révolution numérique. 

Or, vous qui écoutez régulièrement cette revue de presse, vous savez que Huawei, c'est un nom sulfureux dans l'actualité mondiale ces derniers mois : les Etats-Unis veulent à tout prix dissuader leurs alliés occidentaux de céder aux offres chinoises pour développer leur 5G. Ils expliquent que Pékin va en profiter pour espionner toutes leurs communications, ils font arrêter au Canada la n°2 du groupe et fille de son fondateur...  Bref, Huaweï et la 5G sont bien plus que la prochaine icône sur votre téléphone portable : une affaire de souveraineté économique et stratégique, mais aussi un instrument de marchandage dans les négociations commerciales, toujours en cours, entre les Etats-Unis et la Chine.  

C'est tout ça que nous résume le Financial Times pour re-situer, donc, le limogeage de Gavin Williamson, dernière victime en date du feuilleton Huawei.  Car c'est bien ainsi qu'il se présente, dans le Telegraph : victime d'une erreur judiciaire et politique, accusé à tort, il affirme qu'il fait l'objet d'une "vendetta", lui qui, selon le portrait qu'en dresse The Guardian, était pourtant l'un des soutiens les plus fidèles de Theresa May dans la tempête du Brexit. 

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A 42 ans, Williamson, grand lecteur de Machiavel, faisait tout pour se positionner en "faiseur de roi" pour l'après-Brexit.  Aujourd'hui il jure "sur la tête de ses enfants" que ce n'est pas lui qui a révélé le contrat avec Huawei. Et il semble convaincre les médias britanniques, sauf peut-être The Independent qui cite les preuves apparemment confondantes contre lui et le Daily Mirror qui annonce déjà que Williamson le banni "risque deux années de prison pour avoir trahi des secrets officiels". 

En Afrique de l'Ouest, le Bénin n'est plus vraiment le modèle de démocratie qu'il a été. 

C'est en tous cas l'esprit de plusieurs articles lus ce matin dans la presse africaine, et qui évoquent les suites de l'élection législatives de dimanche dernier. Ce scrutin, nous explique la Nouvelle Tribune de Cotonou, tous les partis d'opposition au président Patrice Talon en ont été exclus, et ils oint appelé à le boycotter. 

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Le vote a d'ailleurs été massivement boudé par les Béninois : moins de 25% de participation, c'est le plusbas de l'histoire du pays, précise la radio allemande Deutsche Welle, et encore, selon un constitutionnaliste cité par la Nouvelle Tribune, ceux qui sont allé aux urnes parce qu'ils y étaient obligés d'une manière ou d'une autre ont souvent voté blanc ou nul pour dire leur rejet d'une élection biaisée. 

Mais de tout celà on ne parle pas, dans les résultats partiels publiés par Le Matinal de Cotonou. Et quand on y parle des leaders de l'opposition, Thomas Boni Yayi et Nicéphore Soglo, c'est pour dénoncer leurs irresponsables "appels à l'insurrection populaire". 

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Car il y a bien eu des affrontements, hier, comme le décrit JeuneAfrique : des policiers ont encerclé la maison de Boni Yayi où s'étaient réunis toutes les composantes de l'opposition à Patrice Talon. L'ex-président Boni Yayi a évoqué sur les réseaux sociaux la menace d'une arrestation imminente, et des centaines de ses partisans sont venus le défendre en se confrontant aux forces de l'ordre qui ont répondu par des tirs de gazs lacrymogènes et de flashball. 

Voilà où en est la situation au Bénin ce matin... enfin, pour autant qu'on puisse encore s'informer sur ce qu'il se passe là-bas : on signale que le pays fait face à une nouvelle coupure massive d'internet, comme dimanche au moment de l'élection. Un signe de plus du virage répressif opéré par Patrice Talon, bien loin de cette image de modernisateur de la démocratie ouest-africaine qui l'avait amené au pouvoir il y a trois ans.       

On termine avec les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci et une mèche de cheveu qui fait couler beaucoup d'encre en Italie.

Une mèche de cheveu qui est présentée comme le clou d'une exposition à voir à partir d'aujourd'hui dans la ville même de Vinci, en Toscane : les commissaires de l'expo assurent qu'elle proviendrait de la crinière du génial Léonard.  

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En tous cas, c'est La Stampa qui nous le raconte, cette relique a été découverte dans une collection privée américaine, avec cette étiquette, en français dans le texte : "les cheveux de Vinci". Les organisateurs de l'exposition promettent d'en dire plus à la conférence de presse qu'ils tiennent aujourd'hui avant le vernissage, mais depuis trois jours déjà dans la presse ils évoquent des études ADN qui pourraient révolutionner notre connaissance du maître toscan : on nous promet de trouver des descendants cachés, ou même de remonter l'arbre généalogique, pour savoir (enfin ! ) si la mère de Léonardo était bien, comme l'affirme la légende, une jeune esclave venue de mystérieuses contrées orientales, peut-être du Moyen-Orient ou même d'Afrique du Nord. Les perspectives de découvertes sont nous dit-on passionnantes. 

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Sauf que... pas tant que ça, tempère clairement le site spécialisé américain Live Science. Il a interrogé des spécialistes des études ADN et de l'histoire de l'art,  et eux ne sont pas du tout convaincus par cette découverte. D'abord parce que rien ne prouve qu'on trouvera un ADN exploitable sur les cheveux ;ensuite parce que, si on en trouve, on n'aura rien pour le comparer : aucun ossement clairement attribué à De Vinci dans sa tombe d'Amboise, qui avait été détruite pendant la Révolution Française, et aucune descendance dont on soit à 100% sûr. Autant vous dire que la légende Léonard de Vinci va garder encore longtemps ses mystères. Le coup de la mèche de cheveu, lit-on dans Live Science, "n'apprendra rien aux historiens, c'est du sensationnalisme commercial mais en aucun cas de la science". Cinq cents ans après sa mort De Vinci conitnue d'être exploité à toutes les sauces... même politique : ça c'est Euronews qui l'ajoute en évoquant le sommet dit "de la réconciliation franco-italienne" qui va se tenir tout à l'heure à Amboise entre Emmanuel Macron et le président italien Sergio Matarella.

Chroniques

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