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Les 12 accusés catalans face à la Cour surprême espagnole

Derniers échanges au procès des 12 dirigeants catalans devant la Cour suprême d'Espagne

7 min
À retrouver dans l'émission

Quatre mois d'un procès historique s'achevaient ce mercredi à Madrid où 12 leaders catalans sont jugés pour avoir organisé le referendum d'autodétermination du 1er Octobre 2017. Le Ghana et la Côte d'Ivoire s'unissent sur le marché mondial du cacao. Le "jour où la musique a brûlé" chez Universal.

Les 12 accusés catalans face à la Cour surprême espagnole
Les 12 accusés catalans face à la Cour surprême espagnole Crédits : Emilio Naranjo - AFP

Les journaux espagnols reviennent ce matin sur la dernière journée d'audience au procès-fleuve de douze dirigeants séparatistes de Catalogne. 

Il aura duré quatre mois, ce procès pour "rébellion contre l'Etat", des instigateurs du référendum d'autodétermination de la Catalogne, souvenez-vous, c'était le 1er octobre 2017. 

Les 12 accusés catalans
Les 12 accusés catalans Crédits : AFP

Le scrutin avait été organisé malgré l'interdiction des autorités espagnoles : c'est donc sur cette base que les douze Catalans des anciens ministres régionaux pour la plupart, sont jugés et risquent de lourdes peines de prison, comme l'indique La Vanguardia. Le quotidien de Barcelone revient donc en longueur ce matin sur les derniers échanges, hier devant la Cour suprême de Madrid. Il décrit une ambiance de dernière séance, faite "de soulagement, d'épuisement, mais aussi de tristesse et de frustration".  Au terme de quatre mois de procès hypermédiatisé en Espagne, écrit donc Carlos Zanon dans La Vanguardia, "rien n'est réglé, car il y a des protagonistes, de part et d'autre du banc des accusés, pour ne pas vouloir régler la question". 

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Mais quelle question, d'ailleurs ? Ces quatre mois de démonstration judiciaires (durant lesquels les principaux accusés sont restés en détention provisoire) sont-ils le procès, dans le fond, de l'indépendantisme catalan? Et à partir de là, comment ne pas entendre ces mots, maintes fois répêtés hier dans les dernières paroles des accusés, de "procès politique" mené contre eux mais surtout contre leur cause ? 

Ce procès serait donc en fait celui du séparatisme catalan et de la désobéissance civile ?  

C'est  en tous cas à cette vision des choses, d'après ce qu'en écrit El Diario, que s'est résumée la stratégie de défense d'Oriol Junqueras et des siens. Plus à droite, le quotidien ABC explique que les douze accusés ont tenté une dernière fois de se faire passer pour "des martyrs". Et ils l'ont fait, nous dit-on, "sur un ton qui a pu sembler menaçant", quand ils onpt déclaré par exemple, un brin grandiloquents, que "du verdict que rendra la cour suprême en octobre, dépendront la pacification ou bien l'aggravation de la situation politique en Catalogne". 

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"Nous ne sommes pas douze, mais nous sommes deux millions devant les juges aujourd'hui", voilà ce qu'a aussi lancé à la Cour l'ancien ministre catalan Raùl Romeva, repris par ABC. Mais faut-il entendre là une menace ? Pas forcément, plaide, plus clémente, la rédaction d'El Pais. Elle préfère retenir que "tous les accusés dans leur propos conclusif ont tendu la main vers une solution politique, un dialogue" pour faire avancer le débat indépendantiste au-delà de leur propre sort personnel. 

Est-ce que cela suffira à remplacer la repentance à laquelle se sont refusés les douze de Barcelone?  A Barcelone justement La Vanguardia insiste sur la manière dont les douze ont rappelé que leur combat est et restera pacifique, comme il l'a d'ailleurs été, ce 1er octobre 2017 jusqu'à ce que la police envoyée par Madrid ne tente (en de rares bureaux de vote et sans succès) d'empêcher le référendum. 

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Aux instigateurs de ce vote interdit, de cette "conspiration des pacifiques", l'éditorialiste Carlos Zanon reproche tout de même a d'avoir entraîné les Catalans dans un projet idéaliste et dangereux, de s'être laissé griser par "l'illusion de leur toute-puissance, nourrie de 'yes we can' et de 'rien ne pourra nous arrêter' ".  Cette réalité virtuelle se fracasse aujourd'hui sur la rigueur du droit espagnol, et la sanction pourrait être lourde, lors du verdict qui devrait donc être rendu par la Cour suprême à l'automne prochain.

Une information à présent qui part d'Afrique de l'Ouest et qui agite déjà les bourses mondiales.  

Oui c'est le Japan Times  qui a attiré mon attention sur cette soudaine flambée constatée hier sur le marché mondial du cacao : les chiffres ne nous dirons pas grand-chose, alors concentrons nous sur la cause qui nous vient donc du Ghana et de la Côte d'Ivoire.  

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Les deux pays sont les plus gros producteurs au monde de fèves de cacaoyer : à eux deux, nous apprend le site d'info ivoirien Koaci, ils représentent 63% de la production mondiale, et ils ont décidé de concert de suspendre leur ventes.  Un tel accord entre deux pays voisins mais surtout concurrent, c'est franchement "historique", renchérit le site Afrikanews  qui détaille la cause commune : il s'agit ni plus ni moins que de faire pression sur les acheteurs mondiaux de cacao, industriels, financiers et autre spéculateurs "pour que ce ne soient plus eux seuls qui fixent les prix".  

Le Ghana et la Côte d'ivoire veulent en fait obtenir qu'un prix plancher soit garanti à leurs producteurs, "une rémunération plus juste pour mieux redistribuer aux agriculteurs la richesse produite par l'industrie du cacao". Et en attendant, les deux pays refusent de vendre. 

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A priori, précise AfricaNews qui reprend des informations de l'AFP, la chose a été négocié entre producteurs, négociants et responsables politiques ces derniers jours lors d'une réunion à Accra., et le principe du prix-plancher à 2600 dollars la tonne de cacao sera officiellement validé le 3 juillet à Abidjan. 

D'ici, pas de quoi s'inquiéter de possibles pénuries de chocolat, nous rassure le Japan Times : les ventes suspendues depuis hier portent sur les productions de 2020 qui sont comme c'est souvent le cas avec les matières premières achetées à l'avance par les négociants, et les stocks mondiaux nous permettront largement  de tenir jusqu'au 3 juillet!    

Aux Etats-Unis, c'est un patrimoine musical inestimable qui est parti en fumée dans les entrepôts d'Universal, et on ne l'apprend que 11 ans après les faits.  

Histoire incroyable que celle révélée en début de semaine par The New York Times Magazine : l'article est titré "le jour où la musique a brûlé", et il nous replonge dans ce 1er Juin 2008, où un gigantesque incendie a ravagé les studios Universal d'Hollywood. 

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On avait beaucoup écrit à l'époque sur les studios de tournage de films qui avaient été détruits, le parc d'attraction touché également, mais on était passé rapidement sur les entrepôts dont le contenu était partie en épaisse fumée noire. Or parmi eux, malgré ce qu'Universal avait déclaré à l'époque, se trouvaient l'essentiel d'un trésor musical : les archives sonores d'Universal Music Group, soit, comme l'affirme The New York Times, plus d'un demi-siècle d'enregistrements originaux de ce qui s'est fait de mieux en terme de musique populaire américaine depuis les années 1940 jusqu'aux années 2000.  

Forcément, le magazine Rolling Stone ne pouvait pas passer à côté de cette information tragique. Il détaille, à son tour, les regrettés disparus, et ça fait mal au coeur :  les "masters", les enregistrements originaux de sessions studios d'Ella Fitzgerald au rappeur Eminem en passant par Chuck Berry, Elton John ou Guns'N'Roses. 

Un patrimoine inestimable, perdu à jamais, et Universal qui a réussi à cacher au grand public cette perte qui était pourtant paraît-il un secret de polichinelle chez les professionnels de la musique. Et c'est là que cette affaire prend une autre dimension :  elle nous interroge sur le rapport de la musique aujourd'hui à la matérialité de ces enregistrements perdus : les bandes plastiques ont brûlé, sans presque que l'on s'en rende compte ; ça ne nous a d'ailleurs pas empêché de continuer à écouter tous ces artistes.

Par contre tout ce qui n'avait pas été numérisé ou publié a été perdu à jamais. C'est en particulier vrai pour les archives du jazz des années 40, ou bien ces enregistrements de la jeune Aretha Franklin quand elle chantait dans l'église de son père. Heureusement que l'on trouve encore sur internet des captations vidéos...  pour mémoire.

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