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Tirs de roquettes gazaouies sur Israël

Deux jours et 32 morts plus tard, un cessez-le-feu entre Israël et le Jihad islamique à Gaza

6 min
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Le cessez-le-feu conclu entre Israël et le groupe armé Jihad islamique à Gaza semble bien fragile après deux jours d'affrontements qui ont fait 32 morts palestiniens. Les démocrates parviendront-ils à tenir l'Amérique en haleine avec les auditions télévisées en vue d'un impeachment de Donald Trump ?

Tirs de roquettes gazaouies sur Israël
Tirs de roquettes gazaouies sur Israël Crédits : MOHAMMED SABER - Maxppp

Des informations en provenance du Proche-Orient  annoncent un cessez-le-feu conclu dans la nuit entre Israël et le Jihad Islamique à Gaza. 

Une trève qui semble bien fragile sur le terrain, selon ce qu'en dit The Jerusalem Post : elle devait entrer en vigueur à 4h30 chez nous, 5h30 sur place mais à six heures, heure locale, les sirènes d'alerte ont à nouveau retenti côté israélien, et des roquettes tirées depuis Gaza ont visé les communautés juives situées à la frontière. 

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Faut-il s'en étonner :  on ne sort pas en quelques minutes, en quelques paroles, de deux journées d'intenses échanges de feu.  Deux jours, rappelle Al Jazeera, depuis qu'Israël a relancé les hostilités dans la bande de Gaza par des frappes aériennes qui ciblaient et ont tué Baha Abou Al Ata, haut-reponsable du Jihad islamique et sa femme Asma.  L'organisation armée palestinienne a répliqué, jusqu'à ce matin donc, par des centaines de tirs de roquettes sur le sud et le centre d'Israël interceptées dans leur immense majorité par le dome de fer, le système de défense anti-aérienne israélien. 

Deux jours plus tard, on dénombre, selon The Middle East Eye, au moins 32 morts côté palestinien, victimes des bombardements israéliens en répliques aux roquettes gazaouies. Les derniers morts hier soir, étaient six membres d'une même famille parmi lesquels se trouvaient trois enfants.   

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C'était donc quelques heures avant que l'on apprenne  qu'un cessez-le-feu a été approuvé par les deux parties, par l'entremise de l'Egypte.   D'après The Times of Israel, le Jihad islamique avait dès mercredi posé trois conditions à cet arrêt des tirs de roquettes : qu' Israël cesse ses campagnes d'assassinats de leaders palestiniens comme Baha Abou Al-Ata ; que ses soldats s'engagent à ne plus tirer à vue sur les manifestants gazaouis qui défilent chaque vendredi près de la ligne de démarcation dans les Marches pour le retour des réfugiés ;  et qu'enfin l'Etat d'Israël tienne les engagements pris lors des précédents accords du Caire, le premier de ces engagements étant la levée du siège de Gaza. 

Même si cessez-le-feu il y a ce matin, personne n'imagine vraiment que cette dernière condition ait été acceptée par Tel Aviv. Pourtant, il faudra bien un jour où l'autre en arriver là : accepter de lever le blocus de Gaza et aider l'économie palestinienne plutôt que de l'éreinter.  C'est en tous cas l'appel lancé par Haaretz dans son éditorial du jour qui déplore la situation actuelle comme un "piège absurde" dans lequel sont englués aussi bien les Israéliens que les Gazaouis. Sauf que, dixit le quotidien de la gauche israélienne, ceux qui en souffrent le plus  physiquement, économiquement et moralement, ce sont bien les habitants de la bande de Gaza, et l'histoire du Proche-Orient a prouvé que le fait de tuer les leaders terroristes n'affaiblissait en rien la capacité de riposte de leurs organisations.  

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A quoi bon, dès lors, mettre un peu plus Gaza à genoux , s'interroge la rédaction d'Haaretz, pour ensuite au bout de quelques jours et quelques dizaines de morts consentir une trève... jusqu'au prochain coup de sang ? A quoi bon, s'interroge également Judah Ari Gross dans l'analyse qu'il livre au Times of Israel : cela valait-il la peine de mettre la moitié du pays sous la menace des roquettes palestiniennes et de relancer les hostilités simplement pour s'offrir le scalp de Baha Abou Al-Ata ? 

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L'auteur de cette réflexion ne remet pas en cause les informations avancées par l'armée israélienne, selon lesquels le chef du Jihad islamique était l'ordonnateur des dernières attaques contre Israël et en projettait d'autres très prochainement ; il ne remet pas non plus en cause le fait qu'on a voulu envoyer un message à l'Iran qui soutient le l'organisation d'Al Ata à Gaza... Mais le coût de cette mort est particulièrement élevé, économiquement, psychologiquement, de part et d'autre de la ligne de démarcation ;  et ce prix-là, prédit enfin Judah Ari Gross, Israël n'a pas fini de le payer, bien au-delà du cessez-le-feu de ce matin. 

Aux Etats-Unis, le premier épisode diffusé hier d'une nouvelle série télévisée à sensation déchaîne les passions dans la presse. 

Le fait est qu'hier les deux premières audiences (de témoins qui avaient déjà été entendus à huis clos mais dont on savait plus ou moins ce qu'ils avaient à dire) n'ont révélé aucun scoop. Pour cela il faudra attendre la semaine prochaine et les dépositions de nouveaux témoins pas encore interrogés par la Commission. en attendant, faute de révélations sensationnelles, la plupatr des atricles de presse sur le sujet ce matin se concentrent surtout sur les détails  du show télé, le cérémonial, la voix d'untel, la tenue d'un autre, l'attitude des républicains en particulier... The Guardian, depuis Londres, a fait le choix de suivre la retranscritption... sur la chaîne conservatrice et pro-trump Fox news... et ça vaut le détour : des présentateurs qui interrompent le duplex pour dénigrer les témoins, pour dire et  redire qu'il n'y a rien de nouveau, qu'on s'ennuie, que ça coûte cher au contribuable... ... et puis au tout début du direct, quand le président de la commission d'enquête le démocrate Adam Schiff pose la première question... voilà ce qu'il se passe sur Fox News :  SON 11sec en entier  Eh oui, au moment où le monde entier retient son souffle, écrit the Guardian, le présentateur explique qu'on se retrouve dans une minute, après une page de pub... la première vend une assurance santé, la seconde met en scène des marionnettes du Muppet Show... faut-il y voir un message subliminal... en tous cas si Fox News avait voulu dissuader ses téléspectateurs de regarder hier, la chaine ne s'y serait sans doute pas pris autrement...

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Hier donc pour la première fois deux témoins, en l'occurence les diplomates William Taylor et Georges Kent, répondaient aux questions du congrès, non plus à huis clos mais devant les caméras, et potentiellement devant tout le pays scoctché sur son écran pour assister à la mise en accusation du président. Le New York Times nous rappelle l'enjeu pour les démocrates à l'origine de la procédure : il s'agit de rendre ces accusations concrètes pour les citoyens américains, en espérant lever cette critique tenace selon laquelle il ne s'agit là que d'une manoeuvre partisane pour affaiblir Donald Trump.

Y sont-ils parvenus, hier, à faire basculer l'opinion de leur côté ? Sans doute pas complètement, pas dès le premier jour, estime Politico : Même si cette journée d'hier a été "brutale" pour le président des Etats-Unis qui voit exposées au grand jour sa diplomatie parallèle et son obsession d'utiliser l'Ukraine pour affaiblir son rival politique Joe Biden, la lutte engagée entre démocrates et républicains dans cette enquête est fondamentalement inégale, selon Politico : le camp Trump a montré hier qu'il n'hésiterait à user d'aucun artifice, d'aucune mauvaise foi pour troubler les audiences  et les téléspectateurs, quand en face les démocrates vont devoir trouver rapidement de la matière pour capter et garder l'attention.  

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Le fait est qu'hier les deux premières audiences (de témoins qui avaient déjà été entendus à huis clos mais dont on savait plus ou moins ce qu'ils avaient à dire) n'ont révélé aucun scoop. Pour cela il faudra attendre la semaine prochaine et les dépositions de nouveaux témoins pas encore interrogés par la Commission. En attendant, faute de révélations sensationnelles, la plupart des articles de presse sur le sujet ce matin se concentrent surtout sur les détails du show télé : le cérémonial, la voix d'untel, la tenue d'un autre, l'attitude des républicains en particulier... 

The Guardian, depuis Londres, a fait le choix de suivre le direct sur la chaîne conservatrice et pro-trump Fox News... et ça vaut le détour : des présentateurs qui interrompent le duplex pour dénigrer les témoins, pour dire et  redire qu'il n'y a rien de nouveau, qu'on s'ennuie, que ça coûte cher au contribuable... et puis au tout début de la première audience, quand le président de la commission d'enquête (le démocrate Adam Schiff) pose la première question... voilà ce qu'il se passe sur Fox News :  

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Eh oui, au moment où le monde entier retient son souffle, écrit The Guardian, le présentateur explique qu'"on se retrouve dans une minute, après une page de pub" ! La première réclame vend une assurance santé, la seconde met en scène des marionnettes du Muppet Show : faut-il y voir un message subliminal ? En tous cas si Fox News avait voulu dissuader ses téléspectateurs de regarder hier, la chaîne ne s'y serait sans doute pas pris autrement.

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