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Le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson n'a reconnu ni sa responsabilité ni ses torts dans ce dossier mais a accepté d'arrêter de vendre des opioïdes dans l'ensemble du pays.

Crise des opioïdes aux États-Unis : quatre entreprises mettent la main à la poche pour éviter les poursuites judiciaires

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C'est une catastrophe sanitaire qui fait des ravages depuis des années aux États-Unis, la crise des opioïdes. Quatre entreprises accusées d'être impliquées dans ce scandale ont accepté de débourser 26 milliards de dollars pour éviter les tribunaux.

Le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson n'a reconnu ni sa responsabilité ni ses torts dans ce dossier mais a accepté d'arrêter de vendre des opioïdes dans l'ensemble du pays.
Le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson n'a reconnu ni sa responsabilité ni ses torts dans ce dossier mais a accepté d'arrêter de vendre des opioïdes dans l'ensemble du pays. Crédits : AFP PHOTO /DEA/HANDOUT - AFP

Les trois principaux distributeurs de médicaments du pays et le géant pharmaceutique Johnson et Johnson (à l'origine du vaccin Janssen contre le Covid-19) ont conclu un accord de 26 milliards de dollars avec plusieurs États américains, en échange desquels ces derniers renoncent à les traduire en justice. Selon le New York Times, Johnson & Johnson aurait "minimisé les propriétés addictives de ses patchs anti-douleurs à base de fentanyl". Ces entreprises, censées surveiller les quantités de médicaments délivrés sur ordonnance, auraient ainsi fermé les yeux pendant deux décennies sur les millions de pilules commandées par les pharmacies américaines, à destination des communautés souvent les plus précaires. Au total, plus de 500 000 personnes sont mortes d'overdose d'opioïdes, sur ordonnance ou non, depuis 1999.

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La presse se penche sur l'utilisation de ces 26 milliards de dollars prévus par l'accord. Selon le Washington Post, une partie sera dépensé pour le traitement, la prévention, l'éducation et d'autres coûts de l'épidémie, tandis que 2 milliards iront directement dans les poches des avocats privés. C'est bien ce que regrette la rédaction du Wall Street Journal, pour qui "la responsabilité légale réelle des entreprises passe finalement derrière cet arrangement" très lucratif pour certains. The Seattle Times met en garde et cite l'accord de 1998 avec les fabricants de tabac, "une occasion manquée de sauver plus de vies", selon des experts en santé publique. Si une petite part des 200 milliards de dollars ont servi à prévenir le tabagisme, une grande partie aurait aussi été utilisée pour équilibrer les budgets de l'État, poser des câbles à fibre optique ou réparer des routes. 

Cette crise des opioïdes est accentuée par la pandémie de Covid-19, le constat du New York Times, à nouveau, qui consacre tout un autre article sur l'espérance de vie aux États-Unis, elle a plongé en 2020, selon les dernières données fédérales. Une baisse d'un an et demi en moyenne, la plus forte depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce déclin concerne surtout les Américains noirs et hispaniques, explique le médecin et professeur Steven Woolf à la radio ABC, dans un contexte d'inégalités raciales structurelles qui persiste dans le pays. 

Le dérèglement climatique persiste lui aussi en Chine. Ce matin beaucoup de médias relaient ces images d'inondations qui ont frappé le centre du pays.

Le centre de la Chine frappé par des inondations historiques

Une année de pluie s'est abattue en seulement trois jours dans la ville de Zhengzhouon. Sur les images relayées partout dans le monde, on voit des habitants extirpés des flots, des rues inondées par les pluies torrentielles.  

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Le plus impressionnant peut-être est cette vidéo filmée dans une rame de métro complètement submergée, les passagers gardent la tête hors de l'eau debout sur des sièges, avant l'intervention des secouristes, même si 12 personnes ont péri.  

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Les météorologues avaient prédit de fortes pluies avant ces inondations, mais auraient émis un avertissement pour "le mauvais endroit et le mauvais moment", explique le South China Morning Post. Times of India de son côté pointe du doigt l'entretien et la mauvaise gestion des barrages et des digues, ainsi que l'urbanisation et la bétonisation des sols qui augmente le risque d'accumulation de l'eau lors des fortes pluies.

Les artistes cubains au cœur de la crise sociale qui secoue leur pays.

Ils sont à la fois les porte-paroles de la contestation contre le régime castriste qui a débuté dans les rues et sur les réseaux sociaux il y a dix jours et aussi la principale cible de ce pouvoir. Le dernier exemple en date : le photographe et cinéaste Anyelo Troya, condamné mercredi à un an d'emprisonnement lors d'une procédure expéditive selon le Miami Herald qui s'est entretenu avec le frère du militant. Anyelo Troya a participé à la réalisation du clip "Patria y vida", l'hymne de la révolution cubaine transformé en hymne de la contestation cubaine. Il y est évoqué la rupture entre le peuple cubain et ses dirigeants, le manque de nourriture, les pénuries, les mères qui pleurent le départ de leurs enfants. 

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Une chanson devenue virale et qui a inspiré de très nombreux jeunes, également arrêtés pour avoir simplement filmé une manifestation, partagé un appel à descendre dans la rue. Face à cela, les mères de ces adolescents se mobilisent et "défient le castrisme" titre El Mundo. Plusieurs avaient organisé un rassemblement mercredi dans un parc de la Havane, mais la manifestation a rapidement été avortée par la police, qui étouffe la contestation. On compte officiellement un mort et plus de 500 personnes arrêtées en marge de ces manifestations.

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Mais certains veulent rester optimistes, comme l'artiste et dissidente Tania Bruguera, assignée à résidence depuis huit mois elle a pu se confier au site américain Politico. Ces images, "on ne les imaginait pas sortir de Cuba", encore récemment. Et il n'y aura pas, selon elle de retour en arrière "pour chaque cubain injustement détenu, ou qui a ressenti pour la première fois ce sentiment de liberté, de crier ce qu'il veut". 

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