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Donald Trump multiplie les coups d'éclats avant de laisser les clefs de la maison Blanche à son successeur le 20 janvier.

Nouvelle salve de grâces accordées par Donald Trump

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Nouvelle série de grâces accordées au buzzer par celui qui doit laisser les clefs de la Maison-Blanche à son successeur le 20 janvier. Le président Trump a distribué hier grâces et autres clémences à 29 nouvelles personnes, pour un total de 45 en deux jours.

Donald Trump multiplie les coups d'éclats avant de laisser les clefs de la maison Blanche à son successeur le 20 janvier.
Donald Trump multiplie les coups d'éclats avant de laisser les clefs de la maison Blanche à son successeur le 20 janvier. Crédits : JIM WATSON - AFP

A la Une aux Etats-Unis, les nouvelles grâces accordées hier par Donald Trump. 29 nouvelles personnes ont bénéficié de la clémence du président, avec un total de près de 50 en deux jours. Et trois noms ressortent dans les médias américains ce matin, tout d'abord celui du promoteur immobilier Charles Kushner, qui n'est autre que le père de Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump. Notamment condamné pour malversations fiscales, il avait d'ailleurs plaidé coupable. Et le Washington Examiner cite le communiqué de la Maison-Blanche  : "Depuis la fin de sa peine de prison, M. Kushner s'est consacré à d'importantes organisations et causes philanthropiques, un bilan de réforme et de charité qui éclipse sa condamnation", voilà pour l'explication officielle.   

Deux autres grâces très remarquées par la presse américaine, celles de Paul Manafort, ex-directeur de campagne de Donald Trump en 2016, et celle de Roger Stone, ancien conseiller du président. Deux hommes mis en causes dans le cadre de l'enquête du FBI sur l'ingérence russe dans les élections de 2016, une enquête que la Maison-Blanche qualifie ce matin "de canular de la collusion russe" et que Donald Trump n'a de cesse de détricoter, selon le Washington Post cinq personnes inculpées ont déjà été tirées d'affaire par le président lui-même.

La grâce abusive de fin de mandat n'est pas l'apanage du président Trump. Le Washington Post se remémore en effet les précédents sous les présidences Carter et Clinton notamment. Mais "ce que les autres présidents ont fait exceptionnellement, Trump le banalise" estime dans ces mêmes colonnes le professeur Jack Goldsmith de la Harvard Law School.

D'ailleurs, le journal de la capitale s'en donne à cœur joie et rappelle les propos de Donald Trump lors de sa campagne présidentielle victorieuse de 2016 : « Personne ne devrait être au-dessus de la loi » avait-il alors déclaré au sujet de la grâce accordé par Bill Clinton à une semaine de la fin de son mandat.

Le New York Post de son côté prend le temps de citer les autres bénéficiaires de la clémence présidentielle, et qui sont a priori sans liens personnels ou politiques avec le chef d'Etat. Parmi elle, plusieurs personnes reconnues coupables de crimes non-violents liés à la drogue, dont certaines purgeaient plusieurs années de prison.  La grâce également pour Rebekah Charleston, ancienne victime de trafic sexuel au Texas qui purgeait 13 mois de prison pour évasion fiscale, et dont la demande de clémence était soutenue par l'officier qui l'a arrêtée. Enfin, il ne s'agit probablement pas de la dernière vague de clémence du président. Le Washington Post en est en tout cas persuadé, citant des sources anonymes proches du pouvoir. Donald Trump aurait clairement demandé à des assistants, conseillers et alliés de lui apporter des noms. « Il veut pardonner aux gens, si vous avez quelqu'un, c'est le moment » estime l'une de ces sources.

Télé-pots de Noël au bureau

Le Washington Post - encore lui - consacre un article aux pots de Noël en entreprise par temps de Covid-19. Des télé-pots de Noël plus précisément, et autant dire que la liste des ratés et des moments de gêne est longue comme le bras d'un président des Etats-Unis. Le journal commence tout d'abord avec Lizzy, une assistante sociale de 27 ans, qui n'était tout simplement pas prête pour une telle épreuve selon le journal. Son employeur avait demandé à tous les employés de commander chacun dans son bureau un repas de Noël, avec un maximum de 10 dollars le repas, sûrement assez pour de toutes petites dindes, ou bien un tout petit jambon glacé ou tout petit ananas comme on le voit parfois outre-Atlantique.    

Toujours est-il que Lizzie s'est donc installée devant son écran, a dû participer à des jeux du type "devine quel élément de décoration provient de quel bureau", ou encore le palpitant "mais à qui appartient cette tasse ?" Pas de quoi enthousiasmer l'assistante sociale, un brin trop discrète selon son employeur qui l'a ensuite appelée pour lui reprocher de ne pas avoir assez participé. "C'était le pic de 2020" raconte la pauvre Lizzie. 

Côté organisation, l'histoire de Melissa, 27 ans, qui travaille pour une société de gestion immobilière à Wilmington dans le Delaware. Pleine d'optimisme, elle a encouragé tout le monde à s'habiller en tenue de fête pour ce moment de convivialité par écran interposé. Résultat, elle enfile sa tenue d'elfe et un bandeau fluorescent, et ouvre son application, curieuse de connaître les facéties vestimentaires de ses collègues. Mais face à elle ne se trouve finalement que 30 tailleurs et costards-cravates à la mine déconfite.   

Pas démotivée pour autant elle se lance dans un jeu qu'elle a elle-même organisé, ou chacun doit virtuellement tourner une roue pour gagner des téléviseurs ou encore des tablettes, tout de même. "Personne n'a vraiment réagi, donc c'était juste moi qui applaudissait" raconte Melissa.   

Et puis clou du spectacle, la roue atterrit sur un employé qui n'est pas présent. Immédiatement, coup de fil du patron qui lui demande de vite faire tourner la roue à nouveau, sans rien dire. Et pour cause, l'employé en question avait été viré le matin même, et la direction n'avait encore mis personne au courant. Bref, un four qui a duré 45 minutes au lieu des 2 heures prévus par Melissa. Et pour terminer, il y a les entreprises qui voient les choses en grand, avec ce cabinet comptable qui organise un spectacle pour ses 300 employés, toujours derrière leurs ordinateurs, évidemment. L'artiste raconte son calvaire au journal : "Les seuls qui avaient leur caméra allumée, c'était le personnel de direction. Chez les autres on entendait parfois une petit rire désespéré s'ils avaient oublié de couper le micro.

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