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Depuis janvier 95 000 hectares de forêts ont été réduits en cendres en Turquie, c'est quasiment 10 fois plus que la moyenne annuelle.

Nouveaux incendies climatiques en Turquie et dans le sud de l'Europe

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Les incendies climatiques se multiplient ces dernières semaines. C'est au tour de l'Italie, de l'Espagne, de la Grèce et de la Turquie d'être en proie aux flammes.

Depuis janvier 95 000 hectares de forêts ont été réduits en cendres en Turquie, c'est quasiment 10 fois plus que la moyenne annuelle.
Depuis janvier 95 000 hectares de forêts ont été réduits en cendres en Turquie, c'est quasiment 10 fois plus que la moyenne annuelle. Crédits : Yasin AKGUL - AFP

On pourrait malheureusement faire des revues de presse quotidiennes sur ces incendies liées au réchauffement climatique. Avec les vagues de chaleur inédites qui se multiplient ces dernières semaines, la moindre étincelle fait s'embraser des hectares de forêts desséchées. Ce week-end c'est en Grèce, en Espagne, en Italie et en Turquie que cela se passe, avec des températures qui tournent autour des 40° à l'ombre. 

Dans la botte c'est à Pescara, haut-lieu du tourisme, que l'inquiétude est la plus grande. Le quotidien la Repubblica relaie des photos très étranges de touristes affairés à la plage, bronzant, se baignant ou faisant du pédalo, avec derrière eux de grandes colonnes de fumée grises qui montent dans le ciel azur. Attisé par un vent chaud le feu s'est étendu aux habitations et à une maison de retraite, 40 personnes ont déjà été évacuées explique la Reppublica, 5 personnes dont une petite fille sont actuellement hospitalisés pour intoxication à la fumée. La réserve de la Pineta est complètement détruite ce qui fait dire au Maire de la Ville Carlo Masci : "Les dommages environnementaux sont incalculables. Cette réserve, c'est les racines de Pescara, le cœur de la ville, son poumon vert et on le voit aujourd'hui complètement détruit, c'est à pleurer".   

En Turquie ce week-end, pas moins de 119 incendies se sont déclarés. Les moyens mis en place pour les combattre sont colossaux rapporte le quotidien Hurryet : 13 avions, 45 hélicoptères, 700 camion-citerne et camions-citernes, 130 engins de chantier et environ 4 800 personnes répondent aux les feux. Là aussi les photos son impressionnantes, des forêts en proie aux flammes et au milieu d'elles de simples citoyens armés d'extincteurs qui tentent de contenir ce qu'ils peuvent. Des dizaines de villages et hôtels ont été évacués dans le sud du pays, on compte désormais 8 morts. Depuis janvier 95 000 hectares de forêts ont été réduits en cendre en Turquie, c'est quasiment 10 fois plus que la moyenne annuelle.

L'ONU s'alarme de l'inaction des gouvernements en matière de climat

On a souvent reprochés aux plus grands pollueurs de la planète de ne pas tenir leurs engagements, désormais ils rechignent même à faire des promesses. Ce week-end, les 200 pays signataires de l'accord de Paris en 2015 devaient formuler leurs objectifs climatiques. Avec une rallonge en termes de délai d'ailleurs, puisque cette date butoir était initialement prévue en avril, mais pour cause de Covid, 4 mois supplémentaires leur avaient été donnés.  

Mais sur ces 200 pays, seuls 110 ont effectivement rendus leurs nouveaux plans de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Certains gros pollueurs manquent à l'appel : le plus grand la Chine, le 3e, l'Inde, mais aussi la Corée du sud, l'Afrique du Sud ou encore l'Arabie Saoudite rapporte AP News.  Le site Climatehomenews déplore de son côté que le leadership climatique soit désormais l'affaire de petits pays, notamment les Etats insulaires, qui subissent déjà les conséquences du réchauffement climatique, mais qui ne sont pas les plus gros pollueurs.

Le débat sur l'hyperandrogénie relancé aux JO de Tokyo

La BBC revient longuement sur le cas de deux jeunes sprinteuses namibiennes, Christine Mboma et Beatrice Masilingi, sensations de l'athlétisme cette année et interdites de concourir lors de ces jeux olympiques dans leur épreuve préférentielle, le 400 mètres. En cause un taux de testostérone jugé trop élevé au regard de l'équité sportive. Et les deux sportives n'ont été informées de cette décision qu'au début du mois de juillet, leur fermant de fait la seule porte ouverte par la fédération sportive internationale : un traitement hormonal de 6 mois censé réduire ce taux de testostérone. Rien ne dit cependant que les deux sprinteuses auraient accepté de se soumettre à ce traitement très controversé.   

Vous ne pouvez pas venir me dire maintenant que je ne suis pas une femme

Les deux athlètes sont tout de même alignées ce matin sur l'épreuve du 200 mètres, pour lesquelles ce règlement sur le taux d'hormones ne s'applique pas. "Nous sommes tous nés avec des capacités différentes, nous ne pouvons pas être les mêmes, cela n'a pas de sens" déplore Béatrice Masilingi, 18 ans, à la BBC. "Au début, j'étais bouleversée, très déprimée, vous ne pouvez pas venir me dire maintenant que je ne suis pas une femme" explique-t-elle.

Le New-York Times de son côté regrette que l’athlétisme, voué à l'inclusion, ait finalement choisi de mettre à l'écart ces athlètes vedettes. Le journal tempère tout de même en expliquant que la balance entre équité sportive et volonté d'inclure était toujours plus complexe, citant l'exemple de Blake Leeper, un athlète américain amputé des deux jambes. Il souhaitait participer aux Jeux Olympiques mais ses lames de course - des prothèses en carbone - ont été jugées trop longues par la fédération, lui conférant un avantage jugé non négligeable par rapport à un athlète muni de ses deux jambes.  

"Où est la limite ?" se questionne le quotidien, alors que les athlètes africains des hauts plateaux ont l'avantage de la haute altitude pour s'entraîner, ou que les sportifs des pays les plus riches ont accès à des équipements et des conditions d'entraînements très avantageux ? Pour le moment le dernier mot est à Sebastian Coe, président de l'instance dirigeante mondiale de l'athlétisme, et qui répondant aux critiques déclare : "Je ne prétends pas que le monde est un endroit juste".

Et toujours à Tokyo, la belle histoire du week-end est à chercher en hauteur

A 2m37 exactement. C'est la barre qu'ont passé les deux champions italien et qatari, Gianmarco Tamberi et Mutaz Essa Barshim, encore encensés aujourd'hui par la presse du monde entier. Et ce concert de louanges n'a pas grand chose à voir avec la performance purement sportive (aussi solide soit-elle).

En effet au terme d'un concours très disputé, les deux hommes - par ailleurs amis dans la vie - sont arrivés à une égalité parfaite, une premières aux Jeux Olympiques, avec le même nombre de sauts réussis et de sauts ratés. Devant les caméras du monde entier l'arbitre leur demande alors de trancher : veulent-ils des sauts supplémentaires pour se départager, où veulent-ils partager la médaille d'or olympique ? La réflexion ne dure pas plus d'une seconde, quasi instantanément les deux adversaires et amis se tapent dans la main puis se sautent carrément dans les bras ! 

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La Gazzetta dello Sport a fêté les deux hommes tout le week-end, décrivant une scène sans tactique ni concours de muscles, faisant de la première marche du podium le plus bel endroit du monde. Et de citer Mutaz Essa Barshim, archi favori de cette compétition et tout sourire derrière ses lunettes de soleil : "Deux, ça vaut mieux qu'un".

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