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Mike Pence au Capitale de Washington le 29/09/20

Donald Trump malade, Mike Pence sort de l'ombre

5 min
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Alors que Donald Trump, malade du Covid-19, est hospitalisé, le vice-président Mike Pence se retrouve au centre de l'attention médiatique : devrait-il assumer l'intérim du pouvoir, s'isoler en quarantaine plutôt que de poursuivre la campagne ? L'Argentine bloque les importations de livres espagnols.

Mike Pence au Capitale de Washington le 29/09/20
Mike Pence au Capitale de Washington le 29/09/20 Crédits : Pool/Getty - AFP

Depuis trois jours les Américains redécouvrent l'importance d'avoir un vice-président

Et ce vice-président, jusque-là dans l'ombre méprisante de Donald Trump, c'est Mike Pence, un n°2 comme l'histoire américaine les a toujours aimés, nous dit McKay Choppins dans The Atlantic : transparent, loyal, bigot, inoffensif à en être ridiculisé par son patron... pas le genre à voler la vedette au titulaire de la Maison Blanche. 

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Mais voilà : depuis ce vendredi où l'on a appris que Donald Trump était malade du Covid-19 puis hospitalisé, Mike Pence a été projeté directement en pleine lumière, "sous la loupe du microscope". Il est le recours potentiel, celui qui pourrait être amené à assumer l'intérim du pouvoir, prendre les responsabilités du président si ce dernier n'était plus en mesure de le faire. 

Et toute la question est là : Trump est-il en mesure de rester en fonctions, ou bien aurait-il dû déjà passer la main dès vendredi et samedi, comme l'estime son ancien conseiller à la sécurité nationale, Tom Bossert, dans une interview au magazine Forbes ? Pour Bossert, c'est clair : à partir du moment où le président a eu besoin, par deux fois selon ses médecins, d'être placé sous oxygène, sous assistance respiratoire, alors son administration aurait dû décider qu'il n'était plus en capacité de diriger le pays, même très temporairement, et faire prendre le relais du pouvoir au vice-président. C'est ce que Dick Cheney avait fait, brièvement en 2002 et 2007, quand George W. Bush avait dû être anesthésié pour des opérations chirurgicales bénignes.  

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D'autant que les dernières nouvelles ne sont pas vraiment rassurantes, d'après Maggie Haberman et Peter Baker du New York Times : Donald Trump s'est vu prescrire hier de la dexaméthasone, un traitement à base de corticoïdes recommandé par l'OMS pour les cas les plus avancés de Covid-19 et pas pour les cas sans gravité, comme la Maison Blanche présente les choses.  

En résumé, plus le plus le doute plane sur l'état de santé réel du président, plus les médias tournent leur regard vers Mike Pence... Et ils se disent que, si lui aussi venait à tomber malade, alors ce serait vraiment "le scénario-cauchemar" selon l'expression retenue par Politico : et vu que Pence a été quasiment tous les jours aux côtés du président toute la semaine dernière, sans masque bien entendu, autant vous dire que le vice-président fait un test PCR par jour depuis jeudi et que les résultats sont scrutés de très près. Pour le moment, ils restent négatifs et Mike Pence en profite, comme nous l'explique la radio NPR, pour continuer seul de battre la campagne dans les Etats-clés de la présidentielle. 

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Prend-il trop de risque, à écumer ainsi les meetings, à aller au-devant des foules en pleine épidémie ? Met-il en danger la permanence du pouvoir, pour tenter de sauver la réélection de Trump ? La polémique monte, dans les colonnes de Newsweek notamment : des médecins, des scientifiques demandent au vice-président de faire ce qu'on demande aux cas-contacts un peu partout dans le monde, à savoir jouer la prudence et respecter une quarantaine d'au moins quelques jours.  

Mais Pence n'en fait rien, alors que, pour revenir au scénario-cauchemar évoqué par Politico, la Constitution américaine ne prévoit rien du tout au cas où le président et son n°2 venaient à être trop malades pour gouverner. Et Politico de pousser le scénario à l'extrême : si le n°1 et le n°2 sont hors-jeu, alors c'est la n°3 dans l'ordre protocolaire qui devrait assumer l'intérim du pouvoir, en l'occurrence Nancy Pelosi, la speaker et chef des Démocrates au Congrès. Autant dire l'ennemie jurée de l'administration Trump.  

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Pour éviter cela, de nombreux républicains estiment que Mike Pence devrait être enfermé à la Maison Blanche sous précautions sanitaires maximales. Sauf que la campagne Trump a d'autres projets pour lui : continuer à animer la campagne autant que possible, meubler l'absence du patron auprès de ses fans, et surtout, surtout, ravaler encore ces grandes ambitions que lui prête McKay Choppins dans The Atlantic. Car selon ce portrait, Mike Pence le bigot inoffensif a en fait toujours eu très clairement à l'esprit que son heure pouvait arriver à tout moment ; et depuis vendredi il se dit que cette heure-là n'a jamais été aussi proche. 

La garde rapprochée de Trump l'a bien senti, et fait tout pour ne pas lui confier les rênes du pays, essayant de le cantonner dans le rôle de faire-valoir uniquement dédié à la campagne de son chef. Mais, qu'ils le veuillent ou non, Mike Pence prend de l'épaisseur, dans ce supplément de lumière qui est jeté sur lui depuis 4 jours... et ce n'est que le début : mercredi doit se tenir le deuxième débat télévisé avant la présidentielle du 3 novembre, il est pour le moment maintenu et il opposera les deux candidats vice-présidents, Mike Pence donc, face à la démocrate Kamala Harris.  

Direction l'Argentine à présent où les libraires se font un sang d'encre. 

Une sombre histoire d'encre supposément toxique empoisonne et bloque les importations de livres depuis l'étranger, en particulier depuis l'Espagne, vers donc, le marché argentin. C'est El Pais America qui a attiré mon attention sur ce conflit commercial et culturel qui dure depuis un mois là-bas : un mois que le gouvernement de Buenos-Aires bloque les importations sous prétexte de vérifier, par des analyses interminables, que l'encre de ces ouvrages importés est bien conforme aux normes argentines en ce qui concerne en particulier sa teneur en plomb.  

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Le quotidien La Nacion n'est pas dupe : il s'agit d'un prétexte pour soi-disant réduire le déficit commercial de l'Argentine par rapport à l'Espagne sur ce secteur particulier de l'édition, et in fine favoriser les éditeurs et imprimeurs nationaux. Tout ça est "absurde", selon les éditeurs espagnols cités par El Pais, et qui voient se fermer leur principal débouché à l'exportation. Ils s'inquiètent aussi des conséquences sur l'offre de littérature en Argentine : seuls les gros éditeurs espagnols peuvent imprimer et diffuser des ouvrages à faible tirages, garants de la diversité littéraire dans ce pays, l'Argentine, considéré comme un pays de "gros lecteurs". Les maisons d'édition argentines, plus fragiles, pourraient ne pas pouvoir prendre le relais de ces faibles tirages peu rentables... et ce sont les lecteurs avides de découvertes, ou les universitaires, qui en seraient les principales victimes. 

Sous couvert de protectionnisme culturel la gauche au pouvoir en Argentine pourrait donc amplifier encore une crise des libraires qui n'en finissent pas de voir leurs ventes baisser, mois après mois.

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