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Destructions à Gaza après deux jours d'intenses bombardements réciproques

Cessez-le-feu à Gaza après deux jours d'intenses et meurtiers bombardements

6 min
À retrouver dans l'émission

Une trève semble avoir été conclue après un week-end qui a vu 27 Palestiniens et 4 Israéliens tués dans un regain de violence sans précédent depuis 2014 au Proche-Orient. Les Etats-Unis déployent un porte-avion pour répondre la "menace" iranienne. La "fin pitoyable" de Saïd Bouteflika en Algérie.

Destructions à Gaza après deux jours d'intenses bombardements réciproques
Destructions à Gaza après deux jours d'intenses bombardements réciproques Crédits : Khaled Omar - Maxppp

Les sirènes d'alarmes se sont tues la nuit dernière dans le sud d'Israël : les journaux palestiniens comme israëliens annoncent qu'un cessez-le-feu a été décrêté autour de la Bande de Gaza.  

Des journaux... qui avaient pourtant déjà annoncé le "Jour 3", de la nouvelle escalade meurtrière entamée samedi entre roquettes gazaouies et bombardements sur l'enclave palestinienne par l'armée d'Israël. 

Finalement, ce lundi, premier jour du Ramadan, est pour le moment celui de la trève. "Cessez-le-feu", ces mots s'étalent en Une de Haaretz, à Tel Aviv, comme du Felesteen de Gaza.  Le journal palestinien nous livre ce qu'il croit être les détails de cet accord passé dans la nuit et sous médiation égyptienne : les termes sont choisis, "les forces de résistance palestinienne, lit-on, ont convenu avec l'occupant israélien, de suspendre les hostilités" qui en deux jours ont fait 27 morts à Gaza et 4 en Israël. 

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Tel Aviv, toujours selon le Felesteen, s'est engagé à assouplir le blocus imposé à la Bande de Gaza, à rouvrir les check-points, à arrêter de prendre pour cible les pêcheurs et agriculteurs gazaouis , et à épargner les manifestants des marches du Retour, à la frontière chaque vendredi... à condition, bien entendu, que "la désescalade soit réciproque et synchronisée côté palestinien". 

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Finalement, résume The Middle East Eye, on revient aux engagements négociés discrètement ces dernières semaines, déjà sous médiation égyptienne, avec financement du Qatar et sous patronnage des Nations-Unies.  Pas plus tard qu'hier soir, le New York Times citait le chef politique du Hamas, Ismael Haniyeh, selon qui "le calme pouvait revenir très vite, à condition qu'Israël fasse sa part" des gestes de bonne volonté et d'apaisement qui avaient été convenues. 

A ces conditions,  la paix a donc encore une fragile chance de l'emporter, veut croire Haaretz, quand le Times of Israël revient sur ce week-end où le conflit au Proche-Orient a atteint un niveau d'intensité meurtrière que l'on avait plus connu  depuis 2014, avec des morts côté israélien : à l'époque il y a cinq ans on n'avait pas hésité à parler d'un retour à l'état de "guerre". 

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Et c'est vrai que plus de 600 roquettes palestiniennes se sont abattues depuis samedi sur le sud d'Israël ; plus de 250 missiles israéliens ont été tirés sur Gaza... puis ce calme, donc, revenu dans la nuit, et qui semble tenir à présent que le jour s'est levé : les écoles du sud isréélien vont rouvrir ce matin, indique,  comme signe d'apaisement véritable, The Times of Israël. 

Alors vous vous demandez certainement pourquoi Israël semble avoir cédé ? 

Eh bien c'est en grande partie une question de calendrier. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ça a moins à voir avec le début du Ramadan chez les musulmans qu'avec l'organisation, à Tel Aviv dans moins de deux semaines, du concours de l'Eurovision. Pour Israël, nous confirme le New York Times, c'est un enjeu de visibilité internationale qui ne doit pas être troublé par la question palestinienne ; alors forcément, "c'est de bonne guerre", les groupes armés de Gaza, avec leur démonstration de force de ce week-end, ont clairement fait planer la menace de perturber le grand cirque télévisé. 

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Et ça fonctionne, Haaretz nous en donne un aperçu : pour le moment les billets pour l'Eurovision ont bien du mal à se vendre. Seulement 5000 touristes ont décidé de braver les tensions au Proche-Orient pour venir soutenir leurs chanteurs à Tel Aviv. Car si le week-end qui s'achève a prouvé une chose, c'est que les roquettes gazaouies peuvent tomber tout près de la capitale israélienne.

Coïncidence... ou pas, quelques heures avant que l'on annonce ce cessez-le-feu à Gaza les Etats-Unis avaient fait monter la pression sur l'Iran.   

L'Iran, à qui la Maison Blanche, par la voix de son conseiller sécurité John Bolton, a tenu à envoyer "un message clair et sans équivoque", raconte The New York Post : ce message, il prend la forme du porte-avion USS Abraham Lincoln, flanqué de son escorte et de ses bombardiers :  l'armada, partie le 1er avril des côtes américaines, a reçu pour ordre de se positionner "dans la région" du Moyen-Orient, avec donc Téhéran dans son collimateur. 

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Le message, c'est celui-ci, repris par le site Politico : le régime iranien est averti que "toute attaque contre les intérêts américains ou contre ceux de ses alliés trouvera comme réponse une force impitoyable".  Et Bolton d'évoquer des organisations-amies de Téhéran qui elles aussi pourraient tenter de s'en prendre aux amis de l'Amérique au Proche-Orient : difficile de ne pas comprendre qu'il parle, en particulier, du Jihad Islamique, le groupe armé palestinien qui est présenté par de nombreux journaux dont Al Monitor,  comme le principal initiateur des violences du week-end, et qui est financé en grande partie par le régime iranien. 

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Sachez tout de même que vu de Téhéran, ce déploiement de l'USS Lincoln est "loin d'être innocent" et seulement lié aux dernières tensions sur Gaza :  sur PressTV, organe officiel du régime iranien, on explique que le porte-avion croise en fait plus ou moins discrètement au large des côtes iraniennes depuis quelques jours ; il aurait même été filmé dans le secteur par un drône iranien. Son arrivée dans la région aurait donc été planifiée de longue date, au moins depuis début avril, par le Pentagone. 

Comme quoi finalement le message envoyé par les Américains n'est peut-être pas aussi "clair et sans équivoque". que l'on a voulu nous le dire.

Un détour enfin par l'Algérie qui a vécu ce week-end un moment crucial de l'après-Bouteflika. 

Les journaux algériens ne parlent encore que de celà ce lundi matin : l'arrestation samedi du frère du président chassé du pouvoir, Saïd Bouteflika, et avec lui des deux généraux qui dirigeaient avant la Révolution les services de renseignement du pays, les dénommés Toufik et Tartag. 

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Avec leur interpellation, et leur inculpation hier soir par la justice militaire, à lire le site AlgériePart on comprend que c'est un véritable "séïsme politique" qui secoue le pays : le nouveau pouvoir semble enfin demander des comptes aux plus éniments représentants de l'ancien, en tous cas ceux qui de l'avis de tous tiraient les ficelles dans le dos du chef de l'Etat grabataire. 

C'est d'ailleurs pour "complot contre l'Etat, et contre l'autorité de l'Armée", que Saïd, Toufik et Tartag sont poursuivis, confirme Tout sur l'Algérie qui nous raconteégalement comment les Algériens ont mis du temps avant de croire à l'annonce de ces arrestations, et ne se sont laissés aller à leur joie qu'hier après-midi après publication d'images des trois prévenus arrivant au tribunal militaire de Blida. 

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Le portail d'information Maghreb Emergent, enfin, décrit "la déception" des mêmes Algériens, devant leur télé hier soir : on leur avait annoncé une allocution du président par intérim Abdelkader Bensalah, l'homme qui a été placé sur le siège de Bouteflika par l'armée et qui reste très critiqué par le peuple pour être lui aussi un apparatchik de l'ancien régime. Dans le contexte ambiant de "grand ménage de printemps", beaucoup on cru que Bensalah allait annoncer sa démission : il n'en a rien été. D'où la "grande déception" évoquée par Maghreb émergent qui se console avec la date du 4 juillet réaffirmée par Bensalah comme celle de la prochaine élection présidentielle. 

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Au moins, ce sera la première depuis longtemps, conclut Tout sur l'Algérie, que Said Bouteflika ne pourra pas truquer, lui, le président de l'ombre qui se voyait déjà élu pour succéder à son frère,  mais qui croupit désormais dans une cellule, voué, je cite TSA, à "une fin pitoyable".

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