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Kyriakos Mitsotakis, futur premier ministre grec et tombeur d'Alexis Tsipras

En donnant la majorité absolue au centre-droit, la Grèce referme-t-elle la parenthèse Tsipras ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Les élections législatives anticipées en Grèce ont donné une large victoire à Nouvelle Démocratie, signant la défaite d'Alexis Tsipras et de son parti de gauche Siriza. La fin d'une parenthèse politique liée à la crise économique ? Les footballeuses américaines, championnes du monde engagées.

Kyriakos Mitsotakis, futur premier ministre grec et tombeur d'Alexis Tsipras
Kyriakos Mitsotakis, futur premier ministre grec et tombeur d'Alexis Tsipras Crédits : LOUISA GOULIAMAKI - AFP

Les élections anticipées en Grèce donnent une très large victoire au parti de centre-droit Nouvelle Démocratie.

Cette victoire-là est plus large encore que celle prédite par les sondages, indique le quotidien I Kafimérini : le leader de gauche Alexis Tsipras, Premier ministre depuis 4 ans, n'a vraiment pas pu faire autrement, que de reconnaître sa défaite rapidement hier soir.

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Les chiffres parlent d'eux-même : le nouveau parlement à Athènes va compter 158 députés conservateurs contre 86 pour Siriza.  Le grand vainqueur, dont la photo s'étale en Une tous les journaux grecs ce matin, c'est donc Kyriakos Mistotakis qui, avec la majorité absolue acquise à son parti, a les coudées franches pour former un gouvernement dont la composition devrait être annoncée dès aujourd'hui. 

Dans les colonnes d'I Naftemporiki, on lit qu'Alexis Tsipras a réussi à atténuer l'ampleur de sa défaite, face à la presse hier soir, en mettant l'acccent sur une bonne nouvelle : l'élection a débarrassé le Parlement grec des néo-nazis d'Aube dorée. Ce n'est pas rien : ils y étaient entré il y a 7 ans, en 2015 ils en étaient devenu le troisième plus important groupe parlementaire. Mais déjà les européennes du mois de mai avaient amorcé leur chute :  Aube dorée avait perdu plus de 50% de son électorat,et hier  ils n'ont donc pas dépassé les 3% de voix permettant d'obtenir un siège de député. 

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Les néo-nazis sortis, il y a par contre deux formations qui font leur entrée à la Vouli, le parlement grec : les nationalistes pro-Russes du parti Solution grecque, avec 10 députés ; et avec 9 élus, le parti de gauche radicale de Yanis Varoufakis, l'ex-ministre de Tsipras qui avait depuis longtemps pris ses distances avec le virage réformiste de son ancien allié.  

Il y a donc du renouveau, ou au moins du changement dans la politique grecque, mais les médias européens, eux, semblent n'y voir qu'un retour à la normale. Cette analyse est contenue dans le titre de la britannique BBC, repris un peu partout à travers le continent : "Le centre-droit grec reprend le pouvoir", comme si on en revenait à l'ordre des choses, comme si l'on refermait une parenthèse intimement liée au contexte troublé de la crise économique . 

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"Le temps de Tsipras et de Siriza est révolu" semble se satisfaire Die Welt en Allemagne. Et le son de cloche n'est pas différent à Frankfort, où la FAZ commente ainsi les résultats de l'élection : "La Grèce avait choisi le mauvais chemin avec Alexis Tsipras, mais l'espoir de sortir de la crise renaît avec Mistotakis... qui n'aura pas non plus la partie facile", prédit l'envoyé spécial à Athènes Michaël Martens, donc pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung.  

Et pourtant, nous dit la BBC, si Alexis Tsipras a perdu ses électeurs, à commencer par ceux de gauche, s'il a  été mis en minorité dans son propre parti, c'est bien parce qu'il avait fini par à peu près tout accepter, des mesures d'économies et d'austérité imposées par les créanciers de la Grèce... à commencer par l'Europe. 

Mais Nouvelle Démocratie a promis d'aller plus loin encore, plus de baisse de taxes, plus de privatisations, et un objectif : s'attaquer enfin au chomage des jeunes Grecs qui semblent avoir été pour beaucoup dans la défaite électorale de Siriza.

La crise vénézuélienne à présent : on apprenait cette nuit qu'une troisième réunion de négociations va se tenir bientôt, sous l'égide de la Norvgèen, entre émissaires du président Nicolas Maduro et de l'opposant Juan Guaido. 

Ca va se passer cette semaine à la Barbade, confirme El Nacional à Caracas. Le journal en ligne cite toutefois le président autoproclamé Juan Guaido qui précise que non, ce qui se passe sous patronnage norvégien n'est pas un "dialogue" avec le camp maduriste qu'il accuse d'usurper le pouvoir, mais seulement une "médiation". Pour lui, donc, la seule issue possible c'est toujours "le départ de Nicolas Maduro et l'organisation d'élections libres"... ce qui laisse assez peu de chances à ce qu'un accord soit trouvé, d'autant que Guaido et les siens ne semblent plus vraiment en position de force depuis l'échec de leur tentative au printemps de faire basculer le pouvoir. 

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Mais quoi qu'il en soit; l'urgence, pour El Pais, est sociale et humanitaire : elle concerne l'exode de millions de Vénézuéliens qui continuent de fuir leur pays. Impossible d'arrêter cette hémorragie, écrit Jorge Galindo. Si la courbe ne fléchit pas rapidement, le nombre de réfugiés venus du Vénézuéla dans le monde atteindra 7 millions et demi l'an prochain, soit un million de plus que le nombre de réfugiés syriens ou afghans. 

Et il n'y a pas vraiment de raison de penser que cet exode pourrait se tarir bientôt : El Pais évoque une étude réalisé à la fin de l'année 2018 montrait qu'un habitant sur deux voulait émigrer. Et encore, c'était avant le durcissement de la crise politique et le conflit ouvert entre les "deux présidents".   

Enfin un mot sur la victoires des footballeuses américaines au Mondial féminin dont la finale s'est jouée hier soir à Lyon.  

Un mot ?

"Engagement"... ou peut-être "message", pour reprendre le titre de CNN : l'équipe nationale féminine des Etats-Unis a battu les Pays-Bas, elle a remporté la Coupe du Monde pour la 4e fois de son histoire, et "sa victoire envoie un message à l'Amérique" : depuis des années, elles militent pour l'égalité de salaires entre hommes et femmes. Elles en sont un triste exemple : les championnes du monde vont gagner chacune 4 fois moins que des joueurs à leur place... alors voilà le slogan qui s'est élevé des tribunes où se trouvaient les iupporters américains hier soir dans le stade de Lyon :  

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"Equal Pay", égalité salariale, avouez que c'est pas tous les jours qu'on entend ça dans un stade de foot.

Mais "ces championnes-là sont à l'image de leur époque", écrit à son tour le New York Times. Le quotidien estime que "peu de sportives portent autant de sens et de représentations sociétales sur leurs épaules". Elles sont des femmes, certaines racisées, certaines issues de milieux populaires, certaines sont ouvertement homosexuelles, d'autres pas... Et comme accessoirement elles sont les meilleures à ce qu'elles font, eh bien elles ne se privent pas de montrer qu'on peut faire la gloire d'un pays comme les Etats-Unis, tout en montrant sa diversité et sa richesse. 

Alors tout le monde ne voit pas forcément cette dimension politique, mais elle s'est rappellée d'elle-même hier soir à un reporter de la très conservatrice chaîne Fox News... celle que regarde toute la journée le président américain... Le reporter était donc en direct d'un bar lyonnais où était diffusé le match :   

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Le journaliste espérait une belle ambiance de slogans sportifs, à la place la foule a chanté "Fuck Trump", ça se passe de traduction. Au moins on peut être sûr que ce message-là est bien arrivé aux oreilles de celui à qui il était destiné.

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