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"Non à la capitulation", "La Crimée et le Donbas sont ukrainiens" sur les pancartes à Kiev

La réunion "au format Normandie" à Paris, un piège pour l'Ukraine ?

3 min
À retrouver dans l'émission

Les présidents ukrainien, russe, français et la chancelière allemande se retrouvent à Paris ce lundi pour relance les pourparlers de paix dans l'Est de l'Ukraine où la guerre du Donbass a déjà fait plus de 13 000 morts. Volodymyr Zelensky est-il condamné à la "capitulation" face à Vladimir Poutine ?

"Non à la capitulation", "La Crimée et le Donbas sont ukrainiens" sur les pancartes à Kiev
"Non à la capitulation", "La Crimée et le Donbas sont ukrainiens" sur les pancartes à Kiev Crédits : Maxym Marusenko - AFP

En raison d’appels à la grève émanant d'une organisation syndicale représentative de Radio France, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de ce programme.

C'est ce lundi le retour des "Quatre de Normandie", comme les appellent les journaux russes et ukrainiens. 

France, Allemagne, Ukraine et Russie : quatre pays dont les dirigeants se rencontrent tout à l'heure à Paris pour tenter de relancer le processus de paix dans l'Est de l'Ukraine.  Sur cette guerre du Donbass, il faut toujours rappeler avec la chaîne américaine ABCNews qu'elle dure depuis 5 ans, littéralement aux portes de l'Europe, et qu'elle a déjà fait plus de 13 000 morts dont un quart de civils. L'armée ukrainienne y affronte les groupes séparatistes armés soutenus par la Russie voisine ; la ligne de front est censée être gelée, débarrassée de ses armes lourdes depuis 2015, mais les accrocs à ces engagements sont quasi-quotidiens, nous rappelle Patrick Reevel d'ABCNews, et l'on meurt encore très régulièrement dans cette guerre de tranchées d'un autre âge.  

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Aujourd'hui donc, à Paris, c'est une rencontre "au format Normandie" qui a lieu : Ukraine et Russie doivent y discuter sous médiation allemande, avec Angela Merkel, et française, avec le maître de cérémonie du jour Emmanuel Macron. Ce sera (vous le lirez dans tous les journaux européens ce matin) la première fois que le jeune président ukrainien Volodymyr Zelensky va rencontrer Vladimir Poutine... mais sur ce point, le quotidien en ligne de Kiev Ukrainska Pravda apporte tout de même une précision : " l'agenda officiel de Zelensky ne fait état d'aucune rencontre bilatérale entre les deux chefs d'Etat, seulement d'une présence côte-à-côte à la conférence de presse à 4. Vladimir Poutine veut s'entretenir seul à seul, il l'a dit, avec son homologue ukrainien, mais ce dernier se garde bien de confirmer la tenue de ce tête-à-tête" dans lequel il a bien plus à perdre qu'à gagner. 

Car Volodymyr Zelensky (qui s'est fait élire en promettant de mettre fin à la guerre) est sur la corde raide, avec cette question du Donbass. Il est mis sous pression par une partie de la population ukrainienne, la plus nationaliste mais aussi la plus pro-européenne, qui craint de le voir trop céder, "capituler" face à la volonté russe de garder, avec les séparatistes, un pied au Donbass et donc un levier pour empêcher l'Ukraine de se tourner plus vers l'Ouest.  

C'est toute la question, nous dit l'hebdo ukrainien Zerkalo Tijniya, de la défense de la souveraineté ukrainienne sur son territoire de l'Est, et c'est une des principales "lignes rouges" que des milliers de manifestants hier ont rappelé au jeune Président en se rassemblant dans les principales villes du pays.  Dire "Non à la capitulation", c'est en particulier ne pas accepter (comme le voudrait la Russie) que des élections se tiennent dans le Donbass avant que l'Ukraine n'ait repris clairement le contrôle sur la région et sa frontière avec la Russie. Si les séparatistes arrivent à se constituer en force politique légitime, craint Ukrainska Pravda, alors les Russes auront gagné la partie et tiendront entre leurs main la destinée politique de toute l'Ukraine. 

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A Paris, cet après-midi, "l'Ukraine n'aura pas d'ami", écrit le quotidien allemand Die Welt, tant Angela Merkel se montre timorée dans ce format de Normandie et face à Vladimir Poutine en général, et tant Emmanuel Macron affiche très clairement ses préférences pro-russes depuis quelques mois.  Voilà pourquoi, de l'avis général repris entre autres par Patrick Reevel d'ABCNews, "il ne faut pas trop en attendre du sommet" de cet après-midi. Et puis de toute façon, comme le dit Vladimir Soloviev dans le journal russe Kommersant, que Zelensky ne se fasse pas trop d'illusions, "la guerre ne disparaîtra pas en un claquement de doigt". Et de toutes les possibilités sur la table aujourd'hui, celle d'un retour pur et simple du Donbass sous souveraineté ukrainienne (c'est à dire le respect strict du droit international) est sans doute la plus improbable.    

En Arabie Saoudite, le droit des femmes progresse... dans les restaurants.

C'est à lire entre autres ce matin sur le site d'Al Jazeera, pourtant rarement suspecte de dire du bien du Royaume : c'est encore timide mais c'est un signe des temps, les restaurants saoudiens ne seront bientôt plus obligés (comme c'était le cas depuis des décennies) d'avoir une entrée pour les hommes et une autre réservée aux femmes et aux enfants. 

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Jusque-là donc, impossible de se montrer ensemble dans l'espace public d'un restaurant, c'était la règle la plus conservatrice qui s'appliquait, même si la BBCNews nous indique que cette ségrégation obligatoire, au moins dans l'accès des lieux aux femmes, commençait à être contourné depuis quelques temps par certains établissements. 

Désormais donc, ces contrevenants auront la loi de leur côté même si celle-ci ne rend pas pour autant obligatoire de faire entrer hommes, femmes et enfants par la même porte et surtout de les faire asseoir autour de la même table. C'est donc plutôt timide comme évolution dans la loi et les moeurs saoudiennes, mais ça n'empêche par le prince héritier Ben Salmane d'en faire, dixit Arab News, d'en faire un nouveau geste fort dans sa volonté de moderniser le pays, en particulier en levant les interdictions discriminant particulièrement les femmes ( on pense bien sûr à cette autre mesure très médiatisée mais pas si appliquée que cela, celle qui permet aux femmes saoudiennes de conduire une voiture). 

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Sur les intentions-mêmes de ces réformes, qu'on se rassure, elles ne sont pas revendiquées comme féministes ou égalitaristes, seulement comme "destinées à faciliter la vie des investisseurs, des entrepreneurs... et des citoyens". Arab News cite par exemple une Ruba Al-Harbi, gérante d'un restaurant à Riyad qui nous explique que "c'était une perte d'argent de maintenir des sections séparées pour les hommes et pour les familles". La raison économique prime donc sur cette de l'égalité des genres ... et la BBC de rappeler à toutes fins utiles que cette vague de lois vues comme libérales et progressistes en Arabie saoudite, louée par l'Occident, s'accompagne toujours d'une vague de répression politique féroce de la part du prince héritier. On ne peut pas tout avoir.

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