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Equipe anti-Ebola de la Croix-Rouge à la frontière RDC/Ouganda

Le virus Ebola arrive à Goma en RDC : la crainte d'une dissémination dans la région des Grands Lacs

5 min
À retrouver dans l'émission

Un premier cas d'Ebola a été détecté à Goma, chef-lieu de la région du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo, avec le risque que ce grand centre urbain régional devienne une plaque tournante pour l'épidémie. L'Inde reporte le lancement de sa sonde lunaire Chandrayaan-2.

Equipe anti-Ebola de la Croix-Rouge à la frontière RDC/Ouganda
Equipe anti-Ebola de la Croix-Rouge à la frontière RDC/Ouganda Crédits : ISAAC KASAMANI - AFP

Ce matin nous sommes à Goma, dans le Nord-Est de la République Démocratique du Congo.  

... Et nous lisons le site d'actualité congolais nommé justement L'Actualité qui nous annonce que le virus Ebola, c'est officiel, vient de faire son apparition dans la ville de Goma.

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Le chef-lieu de la région du Nord-Kivu, avec son million d'habitants, est donc le premier centre urbain d'une telle ampleur qui soit touché par l'épidémie,  laquelle, nous rappelle L'Actualité, a déjà fait plus de 1600 morts en RDC. Le quotidien en ligne nous en dit plus sur le patient zéro de Goma : il s'agit d'un prédicateur évangéliste, qui revenait d'un voyage dans l'intérieur du Nord-Kivu, la ville de Butembo, où il était allé prêché quelques jours dans une église. Or Butembo est connu pour être "l'épicentre d'Ebola en RDC", où le virus a fait sa réapparition il y a un an. Le pasteur, agé de 46 ans, pratiquait l'imposition des mains sur les fidèles de son Eglise, et ne faisait pas de distinction entre les malades et les autres. 

Pourtant, on lira sur le site de BBC News les "appels au calme", les messages rassurants du ministère congolais de la Santé, pour qui "le risque de propagation à Goma est faible" ; on reconnaîtra aussi que les autorités sanitaires locales ont réagi rapidement, identifiant et isolant le malade assez tôt pour pouvoir retrouver et vacciner les 18 personnes qui se trouvaient avec lui dans le bus en provenance de Butembo.   

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Tout ces messages rassurants n'empêchent pas que Goma et le Nord-Kivu semblent avoir toutes les caractéristiques pour devenir un nouveau foyer de propagation de l'épidémie. Et c'est ce qu'indiquait dès le mois d'avril à l'agence de presse Belga, citée par le site La Libre Afrique, la responsable d'Oxfam en RDC : "Si le virus franchit les frontières du Nord-Kivu, vers l'Ouganda ou vers le Rwanda, alors ce sera un cauchemar, et l'on aura bien du mal à éviter une épidémie d'une ampleur comparable à celle qui avait frappé l'Afrique de l'Ouest" entre 2014 et 2016 et avait fait plus de 11 000 morts. 

Depuis cette prédiction il y a un mois Ebola, a bel et bien été détecté en Ouganda. A Goma, qui compte officiellement 1 million d'habitants mais sans doute plutôt le double en vérité, on est au cœur de la région des Grands Lacs, le carrefour de l'Afrique Centrale, mais aussi une terre de conflits armés qui font régulièrement passer les frontières à des dizaines de milliers de déplacés.

Sur l'antenne de RFI, le docteur Jean-Jacques Muyembe de l'Institut national de la recherche médicale de Kinshasa ne dit pas autre chose : "Goma, c'est une plaque tournante", avec le Rwanda juste de l'autre côté du lac Kivu, avec des vols quotidiens vers la capitale de RDC et d'autres internationaux vers toute l'Afrique. "Le risque est donc énorme pour l'expansion de cette maladie", prédit le médecin.    

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Face à ce risque, "il est plus qu'urgent de mobiliser la communauté internationale", nous dit la radio onusienne Okapi : ça tombe bien, c'est l'objet d'une réunion sous l'égide de l'OMS organisée à Genève ce lundi. Il faut de l'argent, et vite : il faut "arriver à contenir la flambée d'Ebola au Nord-Kivu avant qu'elle ne soit hors de contrôle", et financer aussi la préparation des équipes médicales dans les pays voisins. L'article de Radio Okapi se termine tout de même sur une bonne nouvelle : en Ouganda, où deux enfants étaient morts au printemps, la propagation du virus est "interrompue" selon les critères de l'OMS. 

Il y a cinquante ans le monde assistait au premier pas d'un homme sur la Lune : les Indiens pensaient avoir trouvé le meilleur moyen de fêter cet anniversaire.

L'Inde s'était juré cette semaine de lancer son premier engin spatial destiné à alunir lui aussi : c'est la sonde Chandrayaan-2 qui devait décoller la nuit dernière mais dont le lancement a été suspendu alors que le compte-à-rebours n'affichait plus que 56 minutes.

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Comme l'explique cette présentatrice de la chaîne News18 India,  un aléas technique sur le site de lancement a obligé l'agence spatiale indienne à interrompre le lancement ; Chandrayaan-2 reste donc pour le moment clouée au sol et avec elle les rêves de conquête lunaire de toute un pays. L'Inde se rêve déjà 4e puissance mondiale à poser un engin sur la Lune, c'est tout l'objet de ce passionnant dossier publié hier, en prévision, par The Indian Express. On y goûte à tous les superlatifs, tous les grands discours déployés par le gouvernement nationaliste indien pour embarquer son peuple dans cette grande aventure : la Lune, présentée comme "ce 7e continent inexploré, cette ardoise blanche sur laquelle les nations veulent toutes graver leur destinée"..

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Et c'est vrai qu'en cette période-anniversaire, on ne peut pas le nier, il y a bien comme l'affirme The Indian Express une "nouvelle course à la Lune" qui est lancée. Un robot chinois s'est posé début janvier sur la face cachée, une sonde israélienne a eu moins de succès et s'est écrésée sur la surface de notre satellite sans pouvoir y planter son drapeau...  

Les Indiens, eux, avaient déjà envoyé Chandrayaan-1 en orbite, autour de la Lune : c'était en 2008, et ça avait permis de reprérer pour la première fois avec certitude la présence d'eau solide dans des cratères situés sur les pôles lunaires. The Hindustan Times nous explique que Chandrayaan-2 doit justement aller se poser sur le pôle Sud pour y prolonger la découverte et aller recueillir cette eau.

Mais avant de penser à  l'alunissage, les Indiens vont devoir réussir le décollage, qui a donc échoué hier ; la date du prochain essai n'a pas encore été annoncée mais The Hindu crooit savoir que ce sera dans plus de 10 jours, soit après le grand anniversaire de Neil Armstrong et Buzz Aldrin.

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