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La foule des Afghans tentant de fuir les talibans sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul le 16 août 2021.

La presse internationale raconte la prise de Kaboul par les talibans

6 min
À retrouver dans l'émission

Le dernier secteur encore contrôlé par l'armée américaine est celui de l'aéroport Hamid Karzai, d'où des évacuations sont toujours en cours.

La foule des Afghans tentant de fuir les talibans sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul le 16 août 2021.
La foule des Afghans tentant de fuir les talibans sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul le 16 août 2021. Crédits : AFP

Une kalachnikov est posée sur le bureau du président afghan Ashraf Ghani. Les insurgés ont investi son palais, au centre de la capitale afghane. Une caméra d'Al Jazeera les filme. Les combattants islamistes ne sont qu'à quelques centaines de mètres de l'ambassade américaine. On le voit bien sur la carte de capitale afghane qui accompagne l'article du Wall Street Journal intitulé : "La fuite désespérée hors d'Afghanistan"

La seule zone encore contrôlée par l'armée américaine est l'aéroport de Kaboul. Sur le tarmac, le reportage du Wall Street Journal commence par des tirs, des coups de feu en l'air pour faire reculer une foule de civils qui tentent de quitter le pays. Des escouades de soldats américains se déploient tandis que des mégaphones diffusent un message en pachto "reculez, s'il vous plaît". Dans la panique des centaines de civils se précipitent sur la piste et certains montent dans un transporteur militaire.

Sur la BBC, leur porte-parole est interviewé en direct. Le dirigeant taliban est questionné comme un interlocuteur légitime. C'est à lui que la journaliste demande de quoi sera fait l'avenir du pays. "Le pouvoir doit être transféré à l'émirat islamique d'Afghanistan. [...] Puis un gouvernement islamique inclusif garantira une représentation de tous les Afghans", répond le taliban. Le destin de l'Afghanistan semble désormais être entre leurs mains.

En Haïti la presse raconte la brutalité du tremblement de terre

Dans le journal haïtien Le Nouvelliste, on peut lire le récit de la journaliste Sindy Ducrepin, quand samedi matin, la secousse se fait sentir jusqu'à Port-au-Prince où elle réside. "Affolée, je sortais en trombe de la maison, sautais les marches de l’escalier conduisant au parking, avant de finalement me réfugier dans la rue", écrit Sindy Ducrepin "loin de ces masses de bétons sur ma tête, loin de ces murs qui chancelaient et qui faisaient remonter des souvenirs amers et encore lourds à porter. 2010, c’est encore hier dans ma mémoire. Je tremblais comme une feuille, certes à cause de la terre qui vacillait sous mes pieds, mais surtout parce que j’avais peur", raconte la journaliste. 

Ce n'est pas dans la capitale mais au sud-ouest de Port-au-Prince que les dégâts sont les plus importants et les disparus les plus nombreux.   Dans ce pays frappé par la pauvreté, les catastrophes naturelles, les troubles politiques avec l'assassinat du président Jovenel Moïse en juillet, l'insécurité vient s'ajouter à la liste des malheurs de l'île. Le Guardian explique que la seule route reliant la capitale d'Haïti aux trois départements les plus touchés est devenue presque impraticable ces derniers mois en raison de combats entre la police et des gangs lourdement armés. "C'est une zone de guerre. Le carburant ne peut pas passer. Les ambulances ne peuvent pas passer", raconte un médecin haïtien. Cité par le Washington Post, Jean-Mary Reginald, un religieux haïtien vivant aux États-Unis exprime la douleur des siens par cette interrogation : "Je demande à Dieu pourquoi ? Pourquoi, tant de souffrance pour Haïti ?"

Au Liban, la mort de 28 personnes dans l'explosion d'un dépôt de carburant attise les tensions

Un accident que décrypte sous tous les angles dans une série d'articles L'Orient-Le Jour.  Un drame qui concentre tous le maux du Liban. Nous sommes tout au nord, près de la frontière syrienne. Alors que la crise économique a provoqué une grave pénurie de carburant dans le pays, de jeunes militants des mouvements contestataires de ces dernières années repèrent un dépôt d'essence caché dans l'enceinte d'une usine de béton.   

Le propriétaire des lieux est soupçonné de vendre son précieux carburant à un intermédiaire connu de la justice libanaise pour contrebande avec la Syrie. L'armée est prévenue par les jeunes. Des soldats se rendent sur place et selon les informations de L'Orient-Le Jour, s'empare de la moitié du stock et en laisse la seconde partie à la population locale. Mais, sans qu'il soit possible pour le moment de déterminer la cause de l'embrasement, la citerne prend feu en pleine distribution. Un jeune raconte à L'Orient-Le Jour : "L’armée avait ouvert une sorte de robinet pour vider le réservoir de son contenu. Nous avons tous couru pour remplir deux bidons chacun, il y avait de l’essence partout et nous étions tous imbibés, voilà pourquoi il y a eu autant de brûlés. J’ai marché sur des hommes en feu pour fuir." Dimanche après-midi, les blessés étaient encore transportés dans des voitures jusqu’aux hôpitaux. "Aucune ambulance en vue, dans cette région notoirement négligée par les autorités depuis des décennies", écrit le journal. 

De colère, les proches des victimes se sont rendues dimanche devant la résidence du propriétaire de la citerne et ont mis le feu à sa maison, empêchant les pompiers d'éteindre les flammes. Puis les manifestants ont menacé d’incendier la maison du député local du Courant patriotique libre - le parti du président chrétien Michel Aoun - accusé d’avoir protégé le propriétaire de la citerne raconte L'Orient-Le Jour. Seule l'intervention de militaires empêche les proches de victimes de brûler le domicile de l'élu. Le journal se demande si ce drame peut relancer les violences entre communautés, la plupart des victimes étant sunnites. Moustapha, un manifestant, rétorque : "Ma mère est chrétienne, mon père musulman. Cette explosion n’est pas une question de confessionnalisme mais de vol et de corruption. C’est une question politique !"

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