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Manifestation du dimanche 16 août en Thaïlande

Thaïlande : plus de 10 000 personnes rassemblées à Bangkok pour demander une réforme de la monarchie

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Ces manifestations étudiantes, quasi quotidiennes, sont en partie inspirées par le mouvement de Hong-Kong. Dans cette revue de presse également, nous abordons une mesure prise par le gouvernement britannique pour aider les restaurateurs en période de pandémie.

Manifestation du dimanche 16 août en Thaïlande
Manifestation du dimanche 16 août en Thaïlande Crédits : Lillian SUWANRUMPHA / AFP - AFP

Quelques 10 000 manifestants se sont rassemblées hier à Bangkok. C'était l'une des plus grandes manifestations anti-gouvernementales depuis la prise du pouvoir en 2014 du Premier ministre Prayuth Chan-ocha. Ces manifestations sont devenues quasi quotidiennes depuis un mois. Elles sont menées par des groupes d'étudiants qui demandent une réforme de la monarchie, la dissolution du parlement et l'écriture d'une nouvelle constitution.

Pour mieux comprendre les revendications, il y a par exemple cet article de la BBC dont le reporter Jonathan Head est présent sur place. 

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"Les manifestants, peut-on lire, exigent que Prayuth Chan Ocha, ancien général qui a remporté des élections contestées l'année dernière, se retire". Ces élections "étaient les premières depuis la prise du pouvoir par les militaires en 2014. Pour de nombreux jeunes, elles apparaissaient comme une opportunité de changement". "Mais l'armée a pris des mesures pour asseoir son rôle politique. L'élection a vu la réintégration de Prayuth Chan Ocha", qui était déjà auparavant Premier ministre.

Aujourd'hui le mouvement est inspiré à de nombreux égards par celui de Hong-Kong. Il n'a pas de réel leader à proprement parler. Mais il y a malgré tout des personnages clés. Parmi eux Parit Chiwarak surnommé Pingouin. Le site thailandais The Thaiger nous parle de lui plus en détails.  

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Ce militant anti-gouvernemental de 22 ans a été arrêté la semaine dernière puis libéré sous caution samedi après-midi. Il lui est reproché d'avoir "co organisé une manifestation le 18 juillet", en "enfreignant les règles de sécurité intérieure et notamment le décret d'urgence qui vise à stopper l'épidémie de Covid-19".

"La cour a averti Pingouin de ne pas répéter ses infractions. Son audience est prévue pour septembre. Il a cependant été autorisé à participer au défilé d'hier". Il a appelé les gens à ne pas baisser les bras. "Nous avons soulevé le plafond, il n'est pas question de l'abaisser maintenant" dit-il.

Il n'est pas le seul à être dans le collimateur de la justice nous dit le site Thai PBS World. "2 autres militants ont été arrêtés et libérés sous caution". Il y a un mandat d'arrêt contre 12 autres qui n'ont pas encore été interpellés.

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La police royale, apprend-t-on, affirme faire simplement son travail, invite les organisateurs à "respecter la loi (...), le contrôle de l'épidémie et l'état d'urgence".

Mais les manifestants sont défendus par des juristes, comme on peut le lire dans le quotidien thaïlandais The nation.

Les juristes de l'université de Thammasat appellent le gouvernement à cesser d'utiliser la loi pour priver les étudiants de leur droit fondamental de manifester pacifiquement. 23 professeurs ont publié cette déclaration vendredi dernier. Ils appellent "à un débat ouvert. Ils soulignent que la Thaïlande est un système politique multipolaire. Chaque parti, disent-ils, doit chercher des solutions pacifiques au conflit d'idées".

Malheureusement, dans l'histoire de la Thaïlande, cela n'a pas toujours été le cas...

Le Bangkok Post évoque "un sentiment désagréable de déjà vu". Il rappelle que le pays a déjà connu un certain nombre de manifestations réprimées très violemment.

"Le 6 octobre 1976, écrit-il, des soldats, policiers et groupes d'extrême droite ont tué des dizaines de militants étudiants". D'autres mouvements en 1992 et 2010 ont, peut-on lire, rappelé à la population la brutalité désinvolte de certains militaires.   Aujourd'hui "une confrontation est redoutée" bien que "les protestations restent pacifiques", écrit le Bangkok Post.

Partons maintenant au Royaume Uni, pour nous intéresser à un dispositif mis en place par le gouvernement pour soutenir les restaurateurs...

C'est une mesure qui a été annoncée par Rishi Sunak qui est le chancelier de l'échiquier (le ministre des finances britannique).

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"Pour le mois d'août nous allons donner à tout le monde dans le pays un Eat out to Help out", dit-il.  

De quoi s'agit-il ? Pour aider la restauration en période de coronavirus le gouvernement britannique paye la moitié de la note dans les restaurants du lundi au mercredi. C'est valable jusqu'à la fin du mois et ça semble bien fonctionner. C'est ce que nous dit le centre de recherche économique CEBR. Les deux premières semaines du mois, le nombre de clients du lundi au mercredi a bondi de 26,9 % en un an. En revanche du jeudi au dimanche (jours qui ne sont pas concernés par le dispositif) la fréquentation a baissé du même nombre.

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Selon le Times, le programme "a donné aux pubs et restaurants britanniques le coup de pouce dont ils avaient désespérément besoin".

Les professionnels sont nombreux à vanter le dispositif nous dit  le site allemand Deutsche Welle. Il y a par exemple ce restaurant qui "a vu ses recettes augmenter de 189 % par rapport au même mois l'an dernier", et qui qualifie donc cette idée de "fabuleuse".  Pour autant tout n'est pas rose, nous dit Deutsche Welle. Certains sont beaucoup plus mesurés. Ils parlent d'"un programme trop court qui ne changera rien" D'autres craignent l'impact à long terme d'un programme qui pourrait faire de "gros dégâts" si "les gens s'habituent à l'idée des rabais".

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L'envers du décor est abordé aussi par la BBC qui montre en quelques sortes que le trop peut être l'ennemi du bien. Certains établissements se retirent même du dispositif parce qu'il créé "une énorme demande, de longues attentes, un débordement des tables et de l'hostilité envers le personnel".  Certains estiment enfin qu'avec le nombre de clients il devient difficile de "gérer les règles de distanciation sociale".

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