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Manifestant réclamant la démission de Carrie Lam à Hong Kong

Par-delà les excuses de Carrie Lam, la mobilisation démocratique s'amplifie à Hong Kong

6 min
À retrouver dans l'émission

Jusqu'à 2 millions de manifestants dimanche à Hong Kong pour réclamer le retrait définitif du projet de loi sur l'extradition et la démission de la chef de l'exécutif. Au Nicaragua libération de prisonniers politiques et amnistie pour leurs persécuteurs. Panne d'électricité géante en Argentine.

Manifestant réclamant la démission de Carrie Lam à Hong Kong
Manifestant réclamant la démission de Carrie Lam à Hong Kong Crédits : Kyodo - Maxppp

A nouveau des centaines de milliers de Hong-kongais ont manifesté dimanche contre leur gouvernement et sa dirigeante Carrie Lam. 

Ce qui frappe dès que l'on se plonge dans les reportages du South China Morning Post sur ces nouveaux rassemblements pacifiques, c'est le nombre : le quotidien anglophone de Hong Kong parle de deux millions de manifestants, soit "un habitant de la métropole asiatique sur trois" .  Cela  tend à prouver, même si la police elle n'a compté que 380 000 participants, que le mouvement de colère populaire à Hong-Kong gagne encore de l'ampleur, malgré les dernières concessions du pouvoir. 

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Il y a eu la suspension samedi du projet de loi permettant l'extradition de détenus Hong-kongais vers la Chine continentale, c'est ce motif qui avait mis le feu aux poudres, mais ce report n'y a rien changé, pas plus que les excuses publiques prononcées hier par Carrie Lam. Non : ce qui se joue à présent, analyse The New York Times, c'est un rejet beaucoup plus massif du gouvernement Lam, que de simples excuses prononcées du bout des lèvres ne pouvait suffire à calmer.  

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Ces excuses, de l'avis général, n'ont pas été jugées sincères, de la part d'une cheffe de gouvernement connue pour son caractère arrogant et hautain. "Trop peu, trop tard", a donc jugé la foule, qui est redescendue dans la rue toujours plus nombreuse hier avec une liste de revendications toujours plus longue.   

Et au sommet de cette liste, avec le retrait complet de la loi sur l'extradition, il y la démission de Carrie Lam.  

"Son sort politique est clairement dans la balance", écrit The Guardian, qui explique aussi à quel point les violences policières de mercredi dernier contre les manifestants, et le peu de volonté affichées par les autorités à poursuivre leurs auteurs, ont alimenté le ressentiment de la population. 

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"Carrie Lam doit assumer ses responsabilités et démissionner", déclarait tout à l'heure à l'agence Hong Kong Free Press le leader étudiant Joshua Wong, quand il a été libéré de la prison où il avait été enfermé pour son rôle de leader dans la "révolution des parapluies" en 2014.  Wong, héros du camp démocrate Hong-kongais a déja "juré qu'il allait rejoindre les manifestations actuelles" et l'on comprend qu'avec la libération (hasard du calendrier) du meneur charismatiques des "parapluies", il y a clairement une jonction qui s'opère entre les deux soulèvements pro-démocratiques : ce qui se passe depuis quelques semaines autour de la loi d'extradition est donc la suite de la révolution inachevée de 2014, renforcée encore par l'intransigeance de l'exécutif local qui n'a fait que réprimer toujours plus le camp de la démocratie et donner des gages de soumission à Pékin. 

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Pour le régime chinois, une éventuelle démission forcée de Carrie Lam serait clairement un coup dur, "un accroc sévère au pouvoir inoxydable de Xi Jinping", tel que le formule  The New York Times. Mais après tout c'est cela que poursuivent les Hong-kongais : une tentative un peu désespérée de conserver leur spécificité démocratique au sein de la Chine répressive. Il suffit de voir avec quelle ferveur, il y a deux semaines, 500 000 personnes commémoraient dans le centre de Hong Kong la mémoire de Tien-An-Men pour comprendre que l'ancienne colonie britannique réclame bien plus, aujourd'hui, que la simple tête de Carrie Lam.

Récits de ceux qui sont "revenus de l'enfer", à lire dans l'édition sud-américaine d'El Pais.  

Ces "revenants", ce sont les prisonniers politiques libérés ces derniers jours par le président du Nacaragua Daniel Ortega. 

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Ces libérations font partie d'un processus de retour à la paix civile et politique, dans ce pays d'Amérique centrale où l'ex-sandiniste Ortega est vivement contesté par la rue depuis plus d'un an. Et les prisonniers graciés tout dernièrement sont justement, nous explique El Pais, les leaders de cette fronde contre le président accusé avec sa femme d'avoir installé un régime corrompu et autoritaire. 

"De retour de l'enfer", c'est donc le titre de ce long reportage d'El Pais Americas, qui nous décrit la prison d'El Chipotle, dans le centre de la capitale Managua, comme un "véritable centre de torture" où l'on privait les opposants de nourriture, d'eau, de tout vêtement, de tout confort et de toute dignité, pour leur faire renier leur cause, et à leur engagement dans ce grand mouvement de désobéissance civile qui a bien failli prcipiter la chute du couple Ortega à l'été 2018. 

El Chipotle, c'est très révélateur de la trajectoire de Daniel Ortega, est la prison, déjà de funeste réputation, où il avait lui-même en tant que guerillero sandiniste été détenu et torturé dans les années 70, par les hommes de mains du dictateur d'extrême-droite Anastasio Somoza Debayle. 

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L'histoire s'est donc inversée pour mieux se répêter, et El Confidential nous rappelle qu'au-delà de l'amnistie à laquelle le président n'a eu d'autre choix que de se résoudre, il reste 89 prisonniers dans ses geoles.  "89 otages du régime orteguiste", écrit même l'hebdo de Managua qui appelle bien sûr à leur libération immédiate.  

Et de toute manière, les critiques sont nombreuses, sur la façon dont s'est déroulée cette libération, présentée comme un geste de bonne volonté, de réconciliation, par Ortega, alors que "derrière l'amnistie, c'est l'impunité qui se cache", prévient l'édito du quotidien costa-ricain La Nacion. Impunité, accordée en même temps que la libération des prisonniers politiques, aux policiers et aux paramilitaires qui ont mené la répression sanglante à leur encontre. 

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On libère les victimes et on exonère les bourreaux : peut-on vraiment parler de réconciliation nationale au Nicaragua ?  

A l'autre bout de l'Amérique Latine, l'Argentine a vécu hier une panne d'électricité sans précédent.  

Le courant est revenu dans la soirée d'hier mais les journaux argentins en parlent encore largement ce matin, Clarin en particulier, pour tenter d'expliquer les raisons de ce black-out qui a "privé 50 millions de personnes de lumière pendant onze heures, et qui a également touché des régions frontalières de l'Uruguay, du Brésil et du Chili".  

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En cause, selon El Tribuno, il n'y a pas de malveillance humaine, de "cyber-attaque" comme cela avait été craint au départ, mais  il y a une série d'erreurs techniques entre les différentes centrales du pays, dont dépendent aussi donc quelques voisins dans le cadre du complexe et très intégré système d'interconnexion électrique argentin. 

Je passe sur les articles qui nous expliquent comment en gros l'électricité arrive jusque dans notre salle de bain, le genre de questions pour lesquelles le citoyen lambda que nous sommes ne se passionne que quand ça ne marche pas... et j'en termine avec cet article de Cronica qui s'intéresse à là où les plombs n'ont pas sauté : la Terre de Feu, région à l'extrême-sud du continent, a continué à avoir du courant pendant que le reste du pays s'éclairait à la bougie. Car ce finistère argentin, figurez-vous, est "autosuffisant en électricité, autonome du reste du pays". 

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"Le reste du temps c'est un problème, parce que ça nous empêche de nous développer et d'accueillir plus d'habitants, explique une élue locale, mais là c'est vrai que ça a joué en notre faveur". Ainsi on a pu voter hier à Ushuaia et ailleurs en Terre de Feu, quand les élections régionales ont étés très compliquées ailleurs dans le pays. Pour info, la gouverneure péroniste Rosana Bertone a été largement battue par le radical Gustavo Mellela.

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