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Manifestation en soutien aux habitants de Mindat, Birmanie, le 16/05/21

En Birmanie, la résistance à la junte militaire prend les armes

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La junte militaire birmane doit affronter la résistance armée de groupes de volontaires qui refusent le coup d'Etat du 1er février ; dans la ville de Mindat les combats ont été vifs mais l'armée a repris le dessus. Au Royaume-Uni, le "freedom day" terni par la crainte du variant indien.

Manifestation en soutien aux habitants de Mindat, Birmanie, le 16/05/21
Manifestation en soutien aux habitants de Mindat, Birmanie, le 16/05/21 Crédits : KachinWaves - AFP

La résistance du peuple Birman face à la junte militaire est entrée dans une nouvelle phase.

Une nouvelle phase qui ressemble de plus en plus à une guerre civile ou en tous cas à un conflit armé, si l’on en croit plusieurs titres de la presse internationale du week-end. 

Jusque-là, depuis ce 1er février où l’armée birmane a balayé le pouvoir civil élu et pris le contrôle de tout le pays, on avait parlé ici régulièrement des manifestations non-violentes, dans les grandes villes, pour dénoncer ce coup d’Etat militaire. Mais là, c’est d’autre chose dont il s’agit, et ça se passe, d’après la chaîne américaine CNN, dans la jungle où des centaines de jeunes civils bien décidés à résister à la confiscation du pouvoir par l’armée, ont pris les armes.

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Dans ce reportage on les voit, ces soldats improvisés, en stage commando dans la jungle : ce sont des "étudiants, des jeunes médecins" qui ont rejoint le maquis et s’entraînent au maniement des armes, encadrés par les combattants d’une guérilla ethnique locale, pour ensuite rejoindre leurs villes et y participer à des opérations contre des cibles militaires. 

Il y a une ville qui est devenue en quelques jours "le symbole de cette résistance armée", selon le quotidien du nord de l'Inde The Sentinel : c'est Mindat, dans l'Etat Chin, au nord-ouest du pays près de la frontière indienne. Là jusqu’à samedi, des combats très violents se sont déroulés, prenant les quelques 20 000 habitants entre deux feux. Harcelée par les attaques de dizaines de combattants armés de simples fusils artisanaux et de grenades, la Tatmadaw, l’armée birmane, a dû appeler des renforts et déployer son artillerie lourde, hélicoptères d’attaque et lance-missiles, pour mater la résistance de cette guérilla d’un nouveau genre. 

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Il y a eu des victimes parmi les "civils utilisés comme boucliers humains" par les militaires, affirme pour sa part Richard Lloyd Parry dans The Sunday Times. Et au final, on apprend ce matin sur le site de la BBC World News que Mindat a été reprise par la Tatmadaw, que les rebelles, après avoir essuyé plusieurs morts dans leurs rangs, se sont repliés dans la jungle environnante avec de nombreux habitants de la ville, terrorisés .

Mais Mindat et cet Etat Chin ne sont pas les seuls à voir se lever une telle résistance civile qui prend les armes. Il y a là une "guerre civile" qui est en train de prendre corps, estime The Sentinel, et CNN rappelle que la Birmanie est un pays divisé, sur le plan ethnique notamment, avec au moins une vingtaine de guérillas ethniques qui affrontent le pouvoir militaire dans leurs régions respectives depuis des années, et qui reçoivent depuis le coup d’Etat du 1er février le soutien et les renforts de dizaines de combattants volontaires bien décidés à défendre une Birmanie libre et démocratique. 

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En face, l’armée ne semble vraiment pas prête à se laisser impressionner. La répression qu’elle mène depuis le début des manifestations il y a trois mois et demi a déjà fait près de 800 morts.

Tour d’horizon à présent des Unes de la presse en Grande-Bretagne où l’expression "épée de Damoclès" prend tout son sens.

Et en l’occurrence, la menace suspendue à un fil au-dessus des sujets britanniques, c’est le variant indien du Covid-19, plus contagieux, et de plus en plus souvent détecté dans les tests menés en particulier dans le Nord-ouest du Royaume et à Londres… où il est "en passe de devenir la souche dominante", d’après ce que déclarait dimanche à Sky News le ministre de la Santé Matthew Hancock.

Du coup, ce lundi, alors que comme nous l’explique le quotidien The I, le Royaume-Uni est censé savourer son "Freedom day", la troisième étape de son déconfinement progressif (qui en compte quatre) avec la réouverture des pubs en intérieur, des théâtres et des cinémas, mais aussi la possibilité retrouvée de se serrer dans les bras entre membres d’une même famille ; la joie de cette libération programmée est franchement ternie par la crainte que fait planer la montée du variant indien et la possibilité qu’il entraîne une remontée de l’épidémie.

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Dans les kiosques, ça donne des Unes franchement mi-figue mi-raisin, à l’image du discours dimanche soir d’un Boris Johnson qui a appelé ses concitoyens à rester très vigilants, à maintenir autant que possible les gestes barrière, et à se préparer à d’éventuelles "décisions douloureuses" dans les semaines qui viennent. The Daily Mirror salue le retour des "happy hours… for now", des happy hours dans les pubs pas si joyeuses que cela, ou pour combien de temps, telle est la question. 

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En première page du Daily Mail, appel à la prudence en ce "Freedom day" : "Ne gâchons pas tout" titre le quotidien et ça montre bien que oui, la fête est déjà un peu gâchée… 

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En gros, comme titre The Guardian, les salles des restaurants rouvrent mais les experts en épidémiologie recommandent de les ignorer, de rester en terrasse, par précaution. "Le gouvernement n’exclut pas de nouveaux reconfinements", alerte enfin The Independent. De quoi vous passer le goût des embrassades et des tournées générales au comptoir du pub.

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