LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Une rue déserte, jonchée de saletés et d'immondices après cinq jours de pillage à Durban, provoqués par l'emprisonnement de l'ex-président Jacob Zuma.

L'Afrique du Sud face au risque de nouvelles violences

4 min
À retrouver dans l'émission

En Afrique du Sud, on craint de nouvelles tensions, alors que l'ancien président Jacob Zuma comparaît ce lundi devant la justice pour corruption.

Une rue déserte, jonchée de saletés et d'immondices après cinq jours de pillage à Durban, provoqués par l'emprisonnement de l'ex-président Jacob Zuma.
Une rue déserte, jonchée de saletés et d'immondices après cinq jours de pillage à Durban, provoqués par l'emprisonnement de l'ex-président Jacob Zuma. Crédits : RAJESH JANTILAL - AFP

L'audience d'aujourd'hui doit se tenir virtuellement, un format contraire à la constitution selon les avocats de Jacob Zuma, qui ont demandé l'ajournement du procès, relate The Star ce lundi matin. Le week-end a été marqué par une courte accalmie à l'occasion de la journée internationale en hommage à Nelson Mandela dimanche. Des Sud-Africains de communautés blanches, noires, asiatiques étaient réunis pour marquer l'anniversaire de Madiba, avec comme chaque année des actions de solidarité, par exemple, nettoyer les rues et des lieux publics après une semaine de heurts et de pillages. 

Des grands-mères "vigies" de leurs quartiers

L'emprisonnement de l'ancien chef de l'Etat il y a dix jours, a provoqué l'un des pires accès de violences depuis la fin de l'apartheid dans le pays. Plus de 200 personnes ont été tuées, plus de 3000 arrêtées, rappelle le quotidien sud-africain The Citizen. Les affrontements qui concernent surtout la province du KwaZulu-natal et celle de Gauteng, qui abrite Johannesburg, la capitale économique. Et auxquels se sont ajoutés de nombreux pillages. The Times évoque ainsi ces grand-mères qui se joignent à la police et aux patrouilles de quartier pour surveiller les voleurs. Lumières éteintes, rideaux tirés, ces septuagénaires scrutent les rues et les alentours avec "leurs yeux perçants" et donnent l'alerte dès qu'elles repèrent un pillard. Selon une criminologue de Cape Town, Anine Kriegler, ces femmes utilisent en fait une méthode plutôt ancienne et qui a fait ses preuves, une technique de "surveillance naturelle" qui, en multipliant les paires d'yeux sur les criminels et les vandales, dissuade tout simplement ces derniers de passer à l'acte.

L'enquête autour de l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse prend "un virage à 180 degrés"

La police serait désormais sur la piste d'une mystérieuse femme, surnommée "Diamante". Elle a été évoqué par un des ex-militaires colombiens accusés d'avoir participé à cet assassinat, selon El Tiempo. Désormais détenu à Port-au-Prince, ce capitaine à la retraite a déclaré, selon le quotidien colombien, que la mission du commando qui a opéré ce meurtre était de remplacer le président Moïse par cette femme, qui serait âgée d'une cinquantaine d'années. "Diamante", un nom - ou plutôt un surnom - qui figure ainsi dans un rapport de plus de 200 pages auquel El Tiempo dit avoir eu accès, évoquant "un virage à 180 degrés" dans cette enquête tentaculaire ayant pour l'instant mené à l'arrestation d'une vingtaine de personnes, en majorité des colombiens et certains membres de la garde rapprochée de Jovenel Moïse. Selon le journal, une source infiltrée dans le domicile du président a informé le commando de chacun de ses gestes, avant l'assaut.   

Le Miami Herald revient justement sur les derniers moments du président, qui, encerclé chez lui, aurait passé plusieurs appels de détresse à ses forces de sécurité et à la police nationale. Le quotidien de Floride décrit la confusion, le temps perdu par plusieurs responsables de police et de sécurité du palais, et se demande comment des mercenaires étrangers ont-ils pu franchir au moins trois des postes de contrôle qui menaient au domicile du chef de l'Etat et ce, au nez et à la barbe des agents mobilisés dans l'enceinte de la demeure. Un officier cité par le Miami Herald conclue : "Cela n'aurait jamais dû arriver avec la garde présidentielle". Une évidence même si ce dernier dit s'être toujours préoccupé des "faiblesses" des services de sécurité du président.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Face à la sécheresse en Californie, de la crème solaire et de l'eau usée traitée pour protéger les vignes

Du Canada aux États-Unis, l'ouest américain se prépare à une nouvelle vague de chaleur et d'incendies, notamment à cause du changement climatique qui frappe durement les plus prestigieux vignobles de Californie. "Brûlé, desséché et désormais non assurable", titre le New York Times qui consacre un long reportage à la Napa Valley, au nord de San Francisco où là-bas, le dicton assure que "le cabernet est roi". On y trouve certaines des terres agricoles les plus chères du pays, allant jusqu'à 1 million de dollars le demi-hectare. Des terres qui brûlent, plusieurs photographies illustrent ainsi les dégâts provoqués ces derniers mois : des vignes incandescentes, des millésimes détruits par le feu dans les caves. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

À certains endroits, le vin rouge a désormais comme un goût étrange, désagréable. En effet, les fumées des incendies de ces dix dernières années ont imprégné la peau des raisins, comme chez les Smith, deux frères viticulteurs qui témoignent. Et face à des températures allant jusqu'à plus de 40 degrés, certains, désespérés, ont tout tenté, allant même jusqu'à asperger leurs grappes de crème solaire. D'autres irriguent avec les eaux usées traitées des toilettes et des éviers, car les réservoirs sont vides. Mais pas de quoi empêcher les fruits de se transformer "en raisins secs extrêmement coûteux pour le producteur". Incendies, fumées, sécheresse, et des assurances qui ne suivent pas : autant de calamités qui préoccupent les viticulteurs de cette région. Région qui aurait pourtant les moyens de déjouer le changement climatique, estime le quotidien. Mais jusqu'ici, note le New York Times, "l'expérience des vignerons démontre les limites de l'adaptation à une planète qui se réchauffe". L'un d'eux estime que même s'il est encore "un peu tôt pour parler de la disparition de leur industrie", il s'agit très certainement "d'une grande préoccupation" pour l'avenir de ce secteur. 

L'équipe
Journaliste
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......