LE DIRECT
Bah N'Daw a reconduit son Premier ministre avec l'espoir qu'il puisse constituer un gouvernement ouvert.

Le Mali se réveille encore en grève et sans gouvernement

5 min
À retrouver dans l'émission

Mouvement massif de protestation pour une revalorisation des salaires, négociations avec le Mouvement du 5 juin au point mort, le pouvoir de transition au Mali est face à une double difficulté qui menace le retour à la normale des institutions tant attendu depuis le putsch l'année dernière.

Bah N'Daw a reconduit son Premier ministre avec l'espoir qu'il puisse constituer un gouvernement ouvert.
Bah N'Daw a reconduit son Premier ministre avec l'espoir qu'il puisse constituer un gouvernement ouvert. Crédits : Ian LANGSDON - AFP

Ce sont deux actualités qui occupent ensemble le pays depuis près de deux semaines. Hier, l'UNTM, l’Union nationale des travailleurs du Mali, le plus grand syndicat du pays, a fait savoir qu'il reconduisait pour 5 jours son mouvement entamé la semaine dernière. Ce weekend, nous apprend le journal l'Essor, les négociations avec le Premier ministre Moctar Ouane et le patronat, qui semblaient bien parties, n'ont finalement pas abouti à la signature d'un compromis de sortie de crise. Les espoirs de voir reprendre les activités dans le pays sont balayés et là on peut parler de quasi paralysie. Le syndicat se félicitait déjà la semaine dernière d'un mouvement massif, nous dit Maliweb : environ 96% de participation dans de nombreux secteurs, dans les services publics (éducation, douanes, impôts), mais aussi dans les banques. Toutes les régions du Mali sont touchées.  

C'est en plus, le 2ème échec des discussions pour répondre aux revendications de l'UNTM -revendications salariales principalement. Vendredi prochain, si aucun consensus n'est trouvé, le mouvement entrera en grève illimitée. La presse au Mali ce matin, déplore que cette crise sociale soit en concurrence avec une autre : crise politique, crise des institutions. Et que tout cela ne permet pas de voir une issue à court terme. "Ayez pitié du Mali", lance Boureima Guindo dans l'éditorial du journal Le Pays, à destination des grévistes, des syndicats, du Premier ministre. Si les revendications sont légitimes, écrit-il, le moment est mal choisi. Un régime transitoire, ne peut pas résoudre, en si peu de temps, les problèmes qu'un régime légitime n'a pas pu résoudre. D'autant plus, quand ce régime transitoire est contesté de toutes parts, car rappelons que cela fait maintenant plus de neuf mois que les militaires ont renversé le président Ibrahim Boubakar Keita, et qu'un pouvoir de transition, adoubé par l'armée, a été installé, avec à sa tête, un ancien ministre de la défense, Bah N'daw. 

La contestation est telle, rappelle Pressafrik, que Moctar Ouane son premier ministre, s'est trouvé obligé à présenter la démission de son gouvernement il y a une semaine et demi. Bah N'daw, l'a finalement reconduit à son poste dans la foulée avec comme obligation de former un nouveau gouvernement, le plus large possible, pour représenter toutes les composantes politiques du Mali. Et là non plus, les discussions n'aboutissent pas, peut-on lire en parcourant plusieurs articles de Maliweb. Moctar Ouane, quand il ne gère pas les affaires courantes du pays déjà conséquentes avec le risque terroriste dans le nord, doit non seulement gérer le conflit social mené par l’Union nationale des travailleurs du Mali, mais aussi négocier avec un ennemi politique : Choguel Maïga, l'un des leaders du Mouvement du 5 juin. Le collectif est à l'origine des manifestations qui ont amené à la destitution de Keita, et à l'origine de la récente démission du premier gouvernement Ouane, taxé d'illégitimité.  

Pour le mouvement du 5 juin, précise le média Koaci, entrer au gouvernement est impensable si des garanties ne sont pas données : la lutte implacable contre la corruption, la réduction du train de vie de l’Etat, ou encore la transparence envers le peuple. Ces revendications ont été présentées le 6 mai à Bah N'daw, et n'ont depuis pas été satisfaites lors des tractations avec le Premier ministre. L'union sacrée tant attendue, pour sortir le pays de sa grave crise multidimensionnelle, est loin d'être acquise, souligne Maliweb. Et il est impensable que le mouvement qui a poussé la chute du régime d'IBK ne participe pas à impulser les réformes politiques qui ramèneront les institutions à la normalité. Et là encore, c'est une inquiétude sur le timing, qui parcourt la presse. Résolution de la crise politique, résolution de la crise sociale : la transition, telle qu'elle était promise après le coup d'État, ne doit durer que 18 mois. Le temps presse.  

Le temps est aussi venu maintenant de sérieusement partir à la recherche des ovnis

C'est ce que nous dit, avec le plus grand sérieux du monde, un article du Washington Post, qui nous apprend qu'aux Etats-Unis, la question des ovnis est passée de vaste blague il y a quelques décennies à un vrai problème de sécurité nationale qui doit être pris au sérieux. Dans les hautes sphères notamment, le sujet était largement évité, peut-on lire, car un élu du Parlement ou un conseiller à la Maison-Blanche qui prononçait l'acronyme était tout de suite catalogué de zinzin. "Cela mettait automatiquement fin à votre carrière", raconte John Podesta, l'ancien chef de cabinet de Bill Clinton, en précisant qu'il a bien pris soin de cacher son intérêt pour la chose quand il était en poste, pour éviter d'être accusé de prendre les épisodes de la série X-Files pour la réalité.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Mais ces dernières années, on a vu fleurir sur Internet des vidéos et des enregistrements sonores de vols d'avions de chasse et d'avions de reconnaissance de l'armée américaine, capturer l'incompréhension des pilotes face à quelque chose dans le ciel d'impossible à catégoriser. Ces enregistrements ont été authentifiés par le Pentagone. On ne sait pas ce qu'il y avait dans le ciel à ces moments. Depuis, des langues officielles se sont libérées, ou plutôt ne cachent plus leurs doutes, explique le journal : d'anciens directeurs de la CIA qui laissent entendre qu'ils ne sont plus aussi sceptiques face à la possibilité que ces objets, vus par des pilotes expérimentés, puissent venir d'ailleurs. Aujourd'hui, il existe même une task force au sein du département de la défense américaine, la UAPTF, qui s'intéresse aux phénomènes aériens non identifiés, les répertorie et les analyse afin d'établir s'ils peuvent constituer une menace pour la sécurité nationale.  

Et pour comprendre la démarche, le Washington Post cite une ancienne membre des Renseignements qui pose la problématique ainsi : il ne s'agit plus des dires d'une grand-mère qui a vu une intense lumière blanche au fond de son jardin ou d'un fermier un peu plouc, avec du maïs plié au milieu de son champ. Pour éviter la rumeur, la défiance du grand public, il est dans l'intérêt de l'Etat d'enquêter sur les phénomènes. La vérité est peut-être ailleurs, toujours est-il qu'aujourd'hui, il faut la chercher.

Chroniques

7H40
44 min

L'Invité(e) des Matins

Nationalisme autoritaire : le danger à droite de l’Etat, Anne Applebaum est l’invitée des Matins
L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......