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Les conclusions de "l'enquête russe" marqueront-elles un coup d'arrêt aux accusations démocrates?

Les conclusions de "l'enquête russe" ne pointent pas de collusion entre Trump et le Kremlin

5 min
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Après deux ans d'enquête, le procureur américain Robert Mueller a rendu ses conclusions et ne recommande aucune poursuite contre les collaborateurs de Donald Trump. Les Démocrates se reportent sur les accusations d'obstruction à la justice. L'Etat malien fragilisé après le massacre de 134 Peuls.

Les conclusions de "l'enquête russe" marqueront-elles un coup d'arrêt aux accusations démocrates?
Les conclusions de "l'enquête russe" marqueront-elles un coup d'arrêt aux accusations démocrates? Crédits : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS - AFP

Et si, finalement, les grands quotidiens américains avaient vécu ces deux dernières années dans une sorte de délire collectif ? 

Un aveuglement coupable, une grande illusion nourrie par la haine de Donald Tump, une russophobie galopante et beaucoup d'imagination conspirationiste : voilà selon The New York Post les ingrédients qui ont "intoxiqué", depuis 2016, la presse américaine autour de l'enquête russe, ces  soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et  le Kremlin lors de la dernière présidentielle.  

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Deux années à nous tenir en haleine avec cette fameuse enquête, et les conclusions rendues vendredi par le procureur spécial Robert Mueller ne permettent pas d'accréditer la thèse de la collusion. C'est en tous cas ainsi que le rapport Mueller est résumé dans une lettre transmise hier au Congrès par le ministre de la Justice William Barr. 

Et voici donc le président Trump qui se dit lui-même "totalement exonéré de toutes les accusations".  Pour Fox News, la victoire de la Maison Blanche sur la "fabrique à fake-news démocrate" est totale : "on est à un point de basculement de la présidence Trump, s'emporte la chaîne télé conservatrice, ce moment où l'accusation se retourne, l'offensive change de camp. Déjà les avocats de Trump appellent à ce que la Justice enquête, sur les origines de cette 'tentative ratée de calomnier le président'". 

Vous l'aurez donc compris, la presse pro-Trump vit depuis hier une sorte d'épiphanie. Dans le New York Post, l'édito de Sohrab Ah-mari accuse à son tour la presse libérale de s'être trop longtemps enivrée à "l'opium de la soi-disant collusion russe", et de se retrouver trop violemment sevrée  par l'absence totale de poursuites lancées par le procureur spécial Mueller.  Il faut donc d'urgence que les commentateurs politiques pro-démocrates se trouvent un "nouvel opium" pour ne pas complètement sombrer dans la crise de manque...  

... Et ce "nouvel opium" des médias démocrates, toujours selon le New York Post, tiendrait en quatre mots : "obstruction à la justice". 

La voilà, la nouvelle accusation derrière laquelle se rassemblent les opposants au président Trump : ce dernier aurait tout fait pour faire obstacle à ce que la vérité éclate au grand jour, pour cacher des preuves et empêcher ses anciens collaborateurs de témoigner en toute sincérité.  

Et pour le coup, comme le résume le site d'info politique The Hill, "autant sur la collusion, il y a des conclusions , autant sur l'obstruction, il y a confusion". Dans la même veine, le New York Times estime que le procureur Mueller "n'a pas réussi à exonérer le président des soupçons d'obstruction à la justice".  

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Sur ce point, affirme le Times,  le rapport Mueller ne blanchit pas Trump : il laisse la question en suspens. Ceux qui ont pris la décision de ne pas entamer de poursuites, ce sont deux membres du gouvernement, le ministre de la Justice Willam Barr et son adjoint Rod Rosenstein, tous deux Républicains. 

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Et c'est cette décision, jugée partisane, qui est au cœur des critiques des Démocrates, reprises par Politico qui nous confirme que l'opposition au Congrès n'a pas du tout l'intention de lâcher l'affaire. Car, conclut John Cassidy dans le New Yorker, "la lettre au Congrès du Ministre William Barr n'est pas suffisante" à éteindre les soupçons d'obstruction. Comme tout le camp démocrate, il appelle désormais à ce que l'intégralité des conclusions détaillées du procureur Mueller soit publiées...  

Car, il faut bien le préciser : aucun des médias cités ci-dessus ne sait encore exactement ce que Robert Mueller et son équipe ont trouvé, ou n'ont pas trouvé, au terme de leurs deux années d'enquête.

Au Mali, c'est une véritable tempête qui souffle au sommet de l'appareil d'Etat. 

"Une tempête inquiétante, à en croire MaliWeb, qui a décapité hier la tête de l'armée malienne". Le chef d'Etat-Major Général est limogé, ainsi que ses homologues de l'armée de Terre et de l'Air. C'est dire  si l'Etat malien était remis en cause dans sa capacité à faire régner l'ordre dans le pays, et s'il fallait d'urgence prendre des mesures-choc.  

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Car "choqué", le Mali l'est profondément, écrit Jeune Afrique, après le massacre de 134 civils samedi dans un village peu du centre du pays, là où, nous explique-t'on, ni les forces de l'ordre ni les militaires n'ont pu intervenir à temps pour éviter ces scènes d'horreur et de violence insoutenables qui se sont déroulées à Ogossagou. 

Au Burkina Faso voisin, où des massacres similaires ont fait des dizaines de morts 1er janvier, le journal en ligne Wakat Séra pointe les responsables présumés de cette barbarie répétée : elle serait le fait des chasseurs traditionnels Dozo, "qui n'en sont pas à leur premier coup en matière de massacre de Peuls". 

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Les chasseurs Dozo, nous explique la BBC Afrique, sont des Dogons, l'une des plus fortes communautés ethniques du centre du Mali. Ils accusent souvent les Peuls, éleveurs semi-nomades, de violences et surtout ces dernières années de complicité avec les combattants djihadistes qui sèment la terreur au Mali.  

Face à l'incapacité de l'Etat malien à assurer leur sécurité, les Dogons ont formés ces derniers mois des milices d'autodéfense armée, ces fameux chasseurs traditionnels qui sont aujourd'hui accusés du massacre d'Ogossagou. Hier le gouvernement à Bamako, qui a très longtemps toléré leurs agissements et leur a de facto sous-traitée la gestion de l'ordre dans la région,  a ordonné la dissolution de la milice de chasseurs Dan na Ammassagou

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Mais cette dernière, dans les colonnes du journal Le Sahélien, dément toute implication, et se présente comme un bouc-émissaire. Ce qui s'est passé samedi, écrit Wakat Séra, c'est "un pogrom qui ne dit pas son nom". "Le terrorisme islamiste a certes exacerbée les tensions inter-communautaires au centre-Mali, mais c'est l'Etat qui doit s'interroger sur sa responsabilité, tant la haine au faciès prospère dans des régions oubliées par l'Etat et les politiques des développement. Il faut arrêter le massacre" par des mesures sociales radicales plaide le burkinabé Wakat Séra.

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