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Mahamadou Issoufou votant à la présidentielle nigérienne du 27 décembre 2020

Le Niger sur le chemin d'une véritable transition démocratique

6 min
À retrouver dans l'émission

Au Niger, le président Issoufou cède le pouvoir après deux mandats, à l'inverse de certains de ses homologues d'Afrique de l'Ouest. Son pays espère profiter de cette présidentielle pour confirmer son enracinement dans la démocratie. Aux Etats-Unis, les Boy et Girl Scouts s'entredéchirent en justice.

Mahamadou Issoufou votant à la présidentielle nigérienne du 27 décembre 2020
Mahamadou Issoufou votant à la présidentielle nigérienne du 27 décembre 2020 Crédits : Souleymane Ag Anara - AFP

Une élection présidentielle peut en cacher une autre en Afrique de l’Ouest.

Ce dimanche (et vous l’avez sans doute suivi grâce aux journaux de France Culture) se déroulait une élection présidentielle en République centrafricaine qui faisait craindre le pire à tous les medias internationaux, tant ce pays est déchiré par une guerre civile quasi-ininterrompue depuis 8 ans. Les craintes étaient telles que ce matin le titre de Jeune Afrique sonne comme un soulagement : "Les Centrafricains ont voté, l’explosion de violence redoutée n’a pas eu lieu". Pour le moment, en tout cas :  rappelons que premiers résultats partiels ne tomberont pas avant le 4 janvier, alors que les groupes rebelles alliés à l’ex-président Bozizé appelaient au boycott du scrutin et menaçaient de marcher sur Bangui si l’élection était maintenue, ce qui a donc été le cas ce dimanche. 

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Or donc, ce qui me semble, en parcourant la presse africaine ce matin, c’est que cette élection centrafricaine a un peu eclipsé l’autre qui se déroulait ce dimanche dans la région, à savoir la présidentielle (et les législatives, d’ailleurs) au Niger, scrutin qui pourtant a de quoi retenir notre attention : "Le Niger, annonce son président sortant Mahamadou Issoufou au micro de la BBC Afrique, est en train d’opérer une véritable révolution dans les mœurs politiques africaines". Jugez plutôt : chose tristement rare et donc notable, son président a décidé de ne pas s’accrocher au pouvoir pour un troisième mandat comme l’ont fait cette année, Allassane Ouatarrah en Côte d’Ivoire ou Alpha Condé en Guinée. 

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Car le Nigérien Mahamadou Issoufou, insiste le site sénégalais Dakar Actu, n’était pas candidat  à sa succession après deux mandats à la tête du pays ; il a lui-même tenu à superviser l’élection présidentielle qui doit départager les candidats à sa succession, il en fait un enjeu de fierté nationale pour le Niger, celle de se montrer vertueux à l’inverse de tous ses voisins en offrant à sa population une première vraie transition démocratique pacifiée. Tout cela a l’air surprenant et "inédit", selon le qualificatif employé par le journal nigérien en ligne ANiamey.com… et pourtant, c’est tout simplement ce qui définit la démocratie et qui devrait être la norme dictée par toutes les constitutions d’Afrique de l’Ouest.

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D’ailleurs la campagne qui a précédé cette présidentielle s’est elle aussi tenue dans le calme et avec une certaine retenue de la part des candidats. Bien sûr, note le site burkinabé Wakat Sera, il y a bien sûr eu ces "propos haineux", entendus dans la bouche de certains candidats d’opposition qui accusaient le favori et bras droit du président sortant, Mohamed Bazoum, de mentir sur sa nationalité, de ne pas être vraiment nigérien. Mais ces attaques mâtinées d’un "ethnicisme ringard", poursuit Wakat Sera, n’ont pas vraiment entamé l’unité nationale qui a tenu bon, comme la sérénité de cette campagne… qui n’a jamais basculé dans le boycott ou la menace de violences. 

Et pourtant, observe Le Sahélien depuis le Mali, le Niger ne manquerait pas de raisons de s’embraser, comme certains de ses voisins, en luttes politiques ou ethniques… tant il est mis à rude épreuve par la grande pauvreté et les attaques djihadistes incessantes qui accablent sa population au nord…Mais des ONG comme APAISE-NIGER (dont le vice-président El-Hadji Idi est interviewé par Le Sahélien) ont fait campagne elle aussi pour faire passer un message simple et apparemment efficace : "Le pays n'a vraiment pas besoin d'une nouvelle crise résultant des élections".

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Cet appel au bon sens et à la responsabilité des candidats semble prévaloir pour le moment… mais il faudra de toute évidence un second tour à cette élection présidentielle au Niger, et il n'est pas prévu avant la fin du mois de février. 

Nous partons à présent pour les Etats-Unis où la justice se retrouve au cœur d’une "guerre des scouts".

Guerre judiciaire, c’est vrai, racontée par FoxNews entre autres, qui met aux prises l’organisation des Boy Scouts of America (les garçons) et celle des Girl Scouts (les filles). Ces dernières poursuivent les premiers devant des juges new-yorkais en les accusant de vouloir sciemment siphonner leurs recrutements de jeunes Américaines, et ce depuis que les Boy Scouts ont décidé en 2018, après plus d’un siècle de non-mixité masculine, de s’ouvrir à la gente féminine. 

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Sauf que, explique le magazine féministe Jezebel, ce qui avait pu être interprété à l’époque comme une avancée en matière d’égalité homme/femme ressemble deux ans plus tard à un piège pour les Girl Scouts : en effet, l’organisation des Boy Scouts (qui s’est rebaptisée Scouts BSA pour attirer des filles) a lancé une campagne de recrutement où elle entretient l’équivoque entre les deux organisations, on l’a compris, concurrentes. 

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Les Girls Scouts accusent donc les Boys d’avoir de s’être fait passer pour leur organisation, en utilisant par exemple leurs uniformes bruns, pour attirer certaines de leurs adhérentes. Et comme le note le quotidien québécois Le Devoir, vu que les deux organisations de jeunesse étaient ces dernières années en perte de vitesse avec des effectifs en forte baisse, on sent bien qu’il y a là une lutte fratricide pour survivre financièrement, bien loin finalement, des vrais débats sur la mixité et l’accès égal des garçons ou des filles à ces institutions centenaires aux Etats-Unis. Des scouts, d’ailleurs, filles et garçons, qui sont de plus en plus appelés à s’unir et à fusionner, plutôt qu’à s’affronter dans les tribunaux

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