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Des dizaines de milliers d'éthiopiens sont actuellement réfugiés au Soudan.

Des dizaines de corps sans vie retrouvés au Soudan, flottant dans une rivière qui traverse le Tigré

5 min
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Une cinquantaine de corps sans vie auraient été retrouvés dans une rivière qui relie le Soudan à la province éthiopienne du Tigré.

Des dizaines de milliers d'éthiopiens sont actuellement réfugiés au Soudan.
Des dizaines de milliers d'éthiopiens sont actuellement réfugiés au Soudan. Crédits : Hussein Ery - AFP

Découverte macabre dans la rivière Setit au Soudan, un cours d'eau qui relie le pays à la province éthiopienne du Tigré. Une cinquantaine de corps sans vie auraient été retrouvés, flottants, côté soudanais. Certains des cadavres présentent des impacts de balles, d'autres ont les mains liées rapporte ce matin The Guardian. Le quotidien britannique décrit les corps flottant le dos tourné vers le ciel, et les hommes qui s'affairent sur la rive, préparant les linceuls. Des tatouages et des marques aux visages semblent prouver que les victimes sont bien originaires du Tigré, et fuyaient le conflit qui s'intensifie dans leur région ces dernières semaines.

Selon un chirurgien éthiopien interrogé par AP, cette cinquantaine de corps ne sont que ceux repérés pour le moment par les pêcheurs, et bien d'autres pourraient être retrouvés dans les prochains jours. Le gouvernement éthiopien de son côté ne veut pas entendre parler de ce décompte macabre, parlant de fausse campagne de propagande des forces du Tigré.

Le Tigré ou depuis 9 mois maintenant les combats font rage entre forces fédérales éthiopiennes et le parti au pouvoir dans la région, le Front de libération populaire du Tigré, faisant au passage des milliers de morts et des dizaines de milliers de réfugiés dans le Soudan voisin. Les forces en présence se renvoient la responsabilité du conflit, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, Nobel de la paix il y a deux ans, estime que son armée ne fait que répondre aux attaques du Front de libération populaire du Tigré. The Guardian rappelle également la grave crise humanitaire qui frappe cette région et ses quelques 6 millions d'habitant, avec selon le journal la pire crise alimentaire du monde depuis 10 ans. Près de 900 000 personnes y seraient aujourd'hui confrontées à la famine.

Faute de consensus politique, des millions d'Américains pourraient être expulsés de leurs logements

On le sait la crise du Covid n'est pas que sanitaire, elle est évidemment économique. Et pour protéger les locataires les plus fragiles, l'Etat fédéral avait décidé une trêve des expulsions en novembre dernier. Une trêve qui a pris fin ce samedi à minuit, faute d'accord pour la renouveler au Congrès. Congrès qui est maintenant en "pause estivale". 

Depuis démocrates et républicains se renvoient la responsabilité de cette échec, et la Maison Blanche tente de limiter la casse en faisant appel aux Etats raconte le New York Times ce matin.  Avec deux leviers : tout d'abord en demandant aux gouverneurs d'étendre eux-mêmes cette trêve des expulsions. Mais aussi en accélérant le versement des milliards de dollars d'aide promis aux locataires en pleine tempête économique. Le quotidien rappelle la promesse du Congrès : un fond d'urgence de 47 milliards de dollars pour aider à rembourser les loyers impayés durant la pandémie. Mais sur ces 47 milliards, seuls 3 ont pour le moment été versés.

La colère gronde jusque dans les rangs démocrates, les gesticulations présidentielles de ce début de semaine ne permettent pas à Joe Biden de calmer son propre camp. La présidente de la chambre des représentants Nancy Pelosi est décrite comme très en colère contre la Maison-Blanche, elle accuse le président de n'avoir laissé que deux jours aux parlementaires pour prolonger la trêve. Elle appelle désormais Joe Biden à agir unilatéralement au niveau fédéral, sous peine de voir des centaines de milliers, peut-être des millions d'américains privés de logements, rappelant la violence et le chaos de la crise des subprimes de 2008.

Le Washington Post s'attarde lui sur le cas particulier de Cori Bush, élue démocrate du Missouri, expulsée 3 fois au cours de sa vie avant d'embrasser une carrière politique. Elle s'est carrément installée devant les marches de la Chambre des représentants toute la journée de samedi. Depuis elle ne décolère pas et interpelle tous les gros bonnets qu'elle parvient à intercepter. "Je viens d'avoir une discussion avec la vice-présidente Kamala Harris" dit-elle. "J'avais besoin qu'elle me regarde dans les yeux et je voulais regarder dans les siens, pendant que je réclamais de l'aide pour empêcher l'expulsion de notre peuple."

Le Washington Post qui tente une analyse politique, et qui - sans remettre en question l'indignation de nombreux élus démocrates - estime que la passion de ces derniers jours est exacerbée par les législatives de l'an prochain, des élections qui pourraient voir les démocrates perdre le contrôle du Congrès. Le quotidien de la capitale estime que la belle dynamique de Joe Biden - lui qui avait réussi à réunir l'aile droite et l'aile gauche de son partie dans la course présidentielle - est sur le point de s'effilocher.

Elle pêche le homard à 101 ans

L'Etat du Maine dans le nord est des Etats-Unis, est connu pour sa côte rocheuse, ses immenses forêts, ses banjos mais aussi désormais pour Virginia, mère courage de 101 ans que la presse locale présente comme la plus vieille pêcheuse de homard du monde.

Accompagné de son fils Max - 78 ans tout de même - celle que l'on surnomme la "Lobster Lady" continue trois jours par semaine de se lever à 3h et demie du matin. Dans la fraîcheur de la nuit elle prend alors le volant de sa vieille Chevrolet Bel Air 1956, elle rejoint le port de sa ville natale de Rockland, puis prend le large avec son fiston à bord d'un bateau qui porte son nom, Virginia, nommé ainsi en son honneur par son défunt mari.

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C'est la revue Milenio notamment, avec l'AFP, qui raconte son histoire ce matin, s'appuyant aussi sur des articles de la presse locale du Maine parus il y a plusieurs jours maintenant. Le permis de pêche de Virginia est le plus vieux répertorié dans le Maine, et peut-être même dans le monde selon les journalistes américains, puisqu'il date - ça ne nous rajeunit pas - de 1927. Virginia avait alors 7 ans et elle pêchait ses premiers crustacés.

Aujourd'hui la doyenne du homard ne souhaite qu'une chose : continuer de pêcher jusqu'à sa mort, continuer d'enfiler de bon matin ses bottes en caoutchouc et son imper jaune, de passer ses élastiques bleus autour des larges pinces, de mesurer les bêtes puis les ranger dans la cale, et parfois encore, prendre la barre des mains de son fils, quand la météo est favorable. "Je ne veux pas prendre ma retraite dit-elle, hors de question de finir en fauteuil roulant". 

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