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Quatre des six décès liés au Coronavirus aux Etats-Unis ont été constatés dans cette maison de retraite près de Seattle

Le coronavirus débarque sur la côte Ouest des Etats-Unis

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Le coronavirus débarque sur la côte Pacifique et à la Une des médias américains. En Europe, ce sont les migrants poussés vers la Grèce par la Turquie qui occupent les esprits tandis que l'Asie s'inquiète, elle, des nouvelles escarmouches militaires en Mer de Chine et dans le Pacifique.

Quatre des six décès liés au Coronavirus aux Etats-Unis ont été constatés dans cette maison de retraite près de Seattle
Quatre des six décès liés au Coronavirus aux Etats-Unis ont été constatés dans cette maison de retraite près de Seattle Crédits : DAN DELONG - Maxppp

Le coronavirus débarque en force sur la côte Ouest américaine, avec un foyer épidémique pour le moment concentré sur un lieu quasi unique : une maison de retraite de Seattle dans l'Etat de Washington sur la côte Pacifique : le "Life Care Center qui vante son atmosphère familiale accueillante à Kirkland dans la banlieue de Seattle, écrit le New York Times, est devenu le point de mire de l'épidémie aux Etats-Unis : quatre des Six personnes qui sont mortes du virus dans le pays étaient des résidents de cette maison de retraite de 190 lits, d'autres résidents et au moins un employé ont été également contaminés", poursuit le quotidien qui précise qu'un quart des pompiers de la ville, qui avaient tous visité récemment la maison de retraite ont été placés en quarantaine". Ce foyer de malades est le premier du genre aux Etats-Unis prévient la chaîne NPR, la National Public Radio, qui précise que "plus de 2 millions de personnes malades ou âgées vivent dans ces maisons de retraite dans le pays" ; et pour eux les risques sont démultipliés du fait de leurs santé souvent précaire... une toute nouvelle étude publiée dans le Journal of the American Medical Association indique que le virus est mortel dans 1 à 2% des cas en général... mais pour les patients les plus vieux, ce taux monte à 8 voire à 15%... "C'est donc particulièrement inquiétant pour les résidents de ces maisons de retraite où l'on sait que d'autres pathogènes comme la grippe ou les gastros se répandent très rapidement, d'autant que la réponse immunitaire des patients décroit avec l'âge, laissant les personnes les plus âgées bien davantage vulnérables face à la maladie en général" note encore le site web de la chaîne publique américaine.    

En Europe également, le Coronavirus fait la Une des journaux... mais le débarquement de migrants sur les côtes grecques lui dispute la vedette.  Et ce sont des images vidéo de ces migrants en bateau et plus précisément les images de garde-côtes grecs qui tentent de repousser de force l'un de ces bateaux surchargé qui ont fait le tour des rédactions... des images, diffusées abondamment sur les réseaux sociaux et sur les sites web des quotidiens, par exemple celui du britannique The Daily Telegraph, lequel indique en titre que les "Garde-côte grecs n'ont pas hésité à tirer des coups de feu en direction des bateaux" chargés de réfugiés comme le montrent ces images... fournies par le gouvernement turc précise tout de même le quotidien britannique. En réponse les garde-côtes grecs viennent à leur tour de diffuser une vidéo montrant un bateau pneumatique plein de migrants et de réfugiés escorté par un bateau de patrouille turc jusqu'à la limite des  eaux territoriales grecques. "Ce bateau pneumatique chargé de migrants et que l'on voit dans la vidéo, précise le quotidien grec Ekathimerini est celui là même qui s'est retourné près de la l'île de Lesbos ce qui a entraîné la mort d'un enfant par noyade".  Si les encouragement turcs pour que ces migrants viennent se presser sur la frontière grecque de l'Union Européenne ne font guère de doute, il semble clair également que la réponse grecque à cette nouvelle vague migratoire ne fait pas toujours dans la finesse. Un reportage de la BBC diffusé ces dernières heures montre par exemple certains de ces migrants - qui avaient réussi à traverser la frontière au nord de la Grèce - se faire arrêter par des hommes cagoulés, se présentant comme des policiers mais n'arborant aucun signes distinctifs et se déplaçant dans des fourgonnettes sans plaques d'immatriculation. Ces sortes de milices opèrent depuis des mois sur la frontière terrestre Grèce-Turquie et, en général, refoulent systématiquement et manu militari les migrants vers la Turquie, parfois après leur avoir soustrait leurs documents d'identité et leur argent. 

Enfin, en Asie ce sont à nouveau les bisbilles entre bâtiments de guerre américains et chinois  qui occupent les éditorialistes.  "N'essayez pas de jouer au Laser avec nous" titrait à ce propos le quotidien sino-américain Epoch Times. L'injonction est en substance l'avertissement sans frais qu'aurait lancé la Navy américaine à son homologue chinoise après un incident ces derniers jours dans le Pacifique. En l’occurrence il s'agissait d'un échange Laser : un avion de surveillance maritime Poseidon a été visé par le laser militaire d'un bâtiment de guerre chinois dans les eaux internationales au large de l'île de Guam, dans la Mer des Philippines... "les Lasers militaires peuvent blesser sérieusement les marins ou les pilotes d'avion et endommager les systèmes des bâtiments" prévenait la Navy américaine, laquelle, précise encore le quotidien est elle-même en train d'équiper nombre de ses bâtiments de pareils systèmes d'arme laser... certaines destructrices genre "rayon de la mort" ; d'autres destinées à brouiller ou aveugler les bâtiments adverses.  Ce n'est d'ailleurs pas le premier incident de ce type, rappelle Asia Times ; en 2018 la Navy américaine s'était déjà plaint de ce que la base chinoise de Djibouti en Mer Rouge s'amusait à aveugler les pilotes américains croisant dans le secteur. Mais L'incident de la Mer des Philippines, poursuit le quotidien, "semble indiquer qu'on est au début d'une nouvelle séquence de provocations mutuelles dans ces mers contestées où les Américains et les Chinois sont en compétition". Il faut dire que les marines des deux pays s'accrochent régulièrement, sans jamais en venir aux mains pour le moment. "la dernière provocation chinoise s'inscrit dans un contexte ou les Américaine ont multiplié ce qu'ils appelle leurs "opération de liberté de Navigation" poursuit Asia Times ; en clair il s'agit d'aller faire croiser des bâtiments militaires américains lourdement armées dans des eaux revendiquées par la Chine. En janvier remarque encore Asia Times la Navy a ainsi fait évoluer l'USS Montgomery, une corvette d'attaque côtière à quelques encablures seulement du récif de Fiery Cross, où la Chine a construit une île artificielle lourdement défendue en Mer de Chine du Sud ;  en Février, c'était le destroyer lance-missile Wayne E Meyer qui croisait dans les mêmes parages. Des missions qui se multiplient, donc et qui interviennent alors que précisément les Philippines viennent de  dénoncer l'accord qui permettait jusque-là à la Marine américaine d'évoluer dans ces eaux. Manille, note encore le quotidien, a clairement plié sous la pression chinoise.

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