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Le patron du Secret Service américain, Randolph Alles, a été limogé ce lundi par Donald Trump. Ici, lors d'une conférence de presse au département de la Justice à Washington, le 26 octobre 2018.

De Donald Trump qui fait du ménage autour de lui au Che qui chantait faux !

6 min
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Lorsque l’on fait de la politique, il faut savoir se faire des amis qui ne le seront pas toujours. En revanche, lorsque l'on fait la Révolution, il faut savoir... chanter des berceuses à sa fille !

Le patron du Secret Service américain, Randolph Alles, a été limogé ce lundi par Donald Trump. Ici, lors d'une conférence de presse au département de la Justice à Washington, le 26 octobre 2018.
Le patron du Secret Service américain, Randolph Alles, a été limogé ce lundi par Donald Trump. Ici, lors d'une conférence de presse au département de la Justice à Washington, le 26 octobre 2018. Crédits : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS - AFP

Lorsque l’on fait de la politique, il faut savoir se faire des amis qui ne le seront pas toujours et être capable de parfois faire table rase autour de soi sans aucun état d’âme. Je ne dis rien de nouveau et vais encore moins vous surprendre lorsque je vais vous dire que je pense à un certain… Donald Trump !  Le président américain qui n’aime pas la contrariété et qui, ainsi, fait du ménage au sein du département de la Sécurité Intérieure !  Voici donc Kirstjen Nielsen et Randolph D. Alles, deux nouvelles victimes de la colère présidentielle américaine. La première, à la tête de la Sécurité Intérieure du pays, a été poussée à la démission ce dimanche. Le second, patron du Secret Service, a lui été mis à l’écart hier. Et selon le New York Times citant des responsables gouvernementaux restés anonymes, deux à quatre autres hauts responsables pourraient être évincés. "La vague de départs de fonctionnaires nommés à l'origine par M. Trump, écrit le New York Times, a mis en évidence sa frustration croissante face au traitement de l'immigration et autres questions de sécurité par son administration." 

Il faut rappeler que jeudi c'est Ron Vitiello qui était écarté, jusque là candidat du président pour diriger la police des douanes et de l’immigration. Trump a préféré changer d’avis pour selon ses termes "prendre une direction plus dure".  "Ce remaniement, écrit le NYT, révèle que Donald Trump est toujours à la recherche d'une équipe capable de répondre à son désir d'une approche encore plus stricte de l'immigration".   

Savoir faire table rase donc mais ne pas oublier non plus que seul c’est plus compliqué. "Les derniers départs, ainsi que les postes vacants, racontent les quatre auteurs de l'article du New York Times, laisseront le département de la Sécurité intérieure sans secrétaire permanent, sans secrétaire adjoint, sans deux sous-secrétaires, sans directeur des services secrets." Et ça continue : "Sans directeur de l'Agence fédérale de gestion des urgences, sans directeur de la police des douanes, ni des services de citoyenneté et de l'immigration." Je pourrais poursuivre mais il y a toute une matinale à assurer !  

Donald Trump qui va sûrement aujourd’hui suivre avec attention le scrutin israélien !

Je vous parlais d’amitié en politique : Donald Trump pourrait perdre un allié aujourd’hui : Benyamin Netanyahou, mais en gagner un autre : Benny Gantz. Élections législatives aujourd'hui en Israël.  "Netanyahou et Gantz, deux hommes bien" selon le président américain.  Une façon peut être de préparer la suite, si Benny Gantz, pourquoi pas, devenait premier ministre. Le quotidien israélien Haaretz revient sur les relations entre "Bibi" et les deux derniers présidents américains : "Netanyahou : radicalisé par Obama, déchaîné par Trump !" écrit dans une analyse Chemi Shalev, correspondant du journal aux États-Unis. Concentrons-nous sur la période Trump : "Trump en qui, écrit le journaliste, Netanyahou a commencé  à voir lors de son élection en 2016 non seulement un allié précieux mais aussi un protecteur très efficace. Les deux dirigeants ont partagé les mêmes alliés autoritaires à l’étranger, ont partagé également une même forme d’ennemis dans leurs pays respectifs, ont le même sens de victimisation éternelle, la même inquiétude autour d'une conspiration contre eux de la Gauche européenne associée aux élites internationales." 

Mais si donc c'était Gantz qui l'emportait ? Pour le journaliste basé à New York, "Les liens étroits de Netanyahu avec Trump sont une corde de plus à l'arc du Premier ministre. Un président américain ami est considéré comme l’atout stratégique le plus important d’Israël, et ces liens entre les deux hommes contrastent nettement avec le manque d’expertise de Gantz en matière de relations internationales, en particulier avec les États-Unis."  Je poursuis : "Refusant d'être trop regardants, les Israéliens ont constatés qu'ils se moquaient des mensonges  de Trump, de sa gestion amorale et de sa tendance à brouiller les différences entre bons et mauvais, entre hommes droits et criminels, entre hommes de confiance et corrompus, et, plus grave encore, entre les faits et les fantasmes." 

Et Chemi Shalev qui prédit -et s'en désole- que l'actuel Premier Ministre l'emportera aujourd'hui : "Quand ils rééliront Netanyahu, les Israéliens confirmeront non seulement les garanties offertes par Trump sur Israël, mais importeront aussi efficacement l'ensemble de sa Weltanschauung. Netanyahu sera de retour comme un "turbo-Trump sous stéroïdes", indemne et sans peur du poison qu'il a injecté et peut continuer à injecter, avec encore plus d'enthousiasme, dans les artères maintenant sans défense de ce qu'était auparavant Israël". Fin de citation !  

On reste au Proche-Orient mais pour parler cette fois du Che !  

Ou plutôt de sa fille aînée, Aleida Guevara, de passage à Beyrouth. Alors le quotidien libanais L'Orient le Jour l'a rencontrée.  Et qu'apprend-on ? Hé bien que l'enfant a perdu son père lorsqu'elle n'avait que six ans, ne l'avait vu pour la dernière fois qu'à quatre ans et demi et qu'aujourd'hui elle lutte pour la défense des Droits de l'Homme dans les pays en développement nous dit Patricia Khoder.  

Et puis il y a ce passage, touchant, où la journaliste évoque la jolie voix d'Aleida Guevara.  "Comment cela se fait-il" lui demande-t-elle ? Explication de la désormais sexagénaire : "Quand j’étais petite, j’avais les oreilles fragiles, je faisais des otites récurrentes. Ma mère me chantait la même berceuse comme un disque rayé et je finissais par m’endormir."  Mais voila que le révolutionnaire de père mettait à mal tous les efforts de la douce maman : "Quand il rentrait tard dans la nuit, même si je dormais, il me prenait dans ses bras et me réveillait, car il n’avait pas l’occasion de me voir souvent. Je me re-mettais à pleurer et ma mère devenait furieuse. Alors, il se mettait à me chanter des berceuses et tout le monde sait, sourit Aleida Guevara, que le Che chantait comme une casserole, même quand il s’agissait de chants révolutionnaires !" Je n'ai pas d'enregistrement d'Ernesto Che Guevara en train de chanter à vous faire écouter mais de sa fille oui...   

La fille d'Ernesto Che Guevara sur une scène à Dublin c'était en 2012 pour la sortie de son livre "Remembering Che".

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