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Habitants des Batangas fuyant l'éruption du volcan Taal aux Philippines

Eruption du volcan Taal aux Philippines : dans la crainte du pire

3 min
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Depuis dimanche le volcan philippin Taal est entré en éruption. Depuis, la presse de l'archipel hésite entre la volonté d'éviter la panique générale et d'alerter sur les risques biens réels d'une explosion potentiellement cataclysmique du volcan.

Habitants des Batangas fuyant l'éruption du volcan Taal aux Philippines
Habitants des Batangas fuyant l'éruption du volcan Taal aux Philippines Crédits : Joel Mataro - Maxppp

Ce matin nous sommes aux Philippines où il s'agit de résister, autant que possible, à la tentation de la fin du monde. 

Je parle ici (les médias philippins surtout parlent) de cette éruption impressionnante qui s'est déclenchée dimanche au volcan Taal, connu comme le deuxième le plus actif et le plus dangereux de l'archipel.

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Taal, nous explique le Manila Bulletin, est un volcan de type explosif plinien (un terme qui évoque le Vésuve et Pompéi, vous allez comprendre pourquoi) ; il est situé sur une petite île au coeur d'un lac, dans la région de Batangas à 60 km environ au sud de la capitale Manille.  Depuis dimanche donc Taal est sorti de 53 années de sommeil relatif : la terre depuis a déjà tremblé plus de 210 fois, des fontaines de laves sont apparues sur le cratère coiffé désormais d'une colonne de fumées et de poussières qui s'élève à 15 kilomètres de haut dans le ciel et retombe au gré des vents et des pluies  jusque sur l'agglomération de la capitale et ses 13 millions d'habitants. 

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que la presse philippine depuis dimanche, hésite, balance entre le côté spectaculaire de l'éruption (vous avez sans doute pu voir les images du nuage de fumée dardé d'éclairs, la poussière volcanique qui recouvre tout, etc) et son aspect complètement effrayant (les dizaines de milliers d'habitants évacués, la menace d'une eruption explosive cataclysmique qui toucherait tout Manille).

Bref, tout est dans le choix que l'on fait, avec The Philippine Star, entre le scénario du pire... et du moins pire. En l'occurence, une fois rappelé le fait que pour le moment on est face à un phénomène naturel déjà connu et pas particulièrement destructeur, le quotidien anglophone cite l'Institut national de volcanologie et de sismologie, dont les experts semblent penser que l'éruption démarrée dimanche devrait ressembler à celle de 1754. 

Ca tombe mal, nous dit sans ambage The Philippine Star, c'est le pire en la matière : une éruption explosive, en plusieurs épisodes répartis sur des mois voire des années, avec projection dans le ciel de fumées toxiques, de poussières et de fragments de roches transformés en projectiles retombant sur les populations locales. Le voilà donc, ce "scénario du pire" qui tient la Une du Manila Times et fournit un gros titre au National Geographic : la revue américaine ne nous épargne rien des conséquences possibles sur la santé des millions de résidants de la zone sous la menace de Taal.  

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Dès lors, on comprend mieux pourquoi les médias philippins, dans l'ensemble tout de même, préfèrent concentrer leur couverture, pour le moment, sur les consignes sanitaires à suivre à ce niveau 4 d'alerte sur une échelle de 5 ; beaucoup d'articles, aussi, sur les manières d'aider les habitants évacués ; élan de solidarité, également en direction les animaux coincés dans la zone de l'éruption, un peu comme avec les incendies en Australie, où l'on serait tenté de se dire que tant qu'on se préoccupe des animaux plutôt que des hommes, c'est que la tragédie n'est pas encore complète...  

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Il y a donc cette idée d'éviter la panique générale, mais aussi une critique qui poind, sur le site d'info indépendant Rappler, autour du manque  d'implication dans la crise du président Rodrigo Duterte. Pour le moment sa seule sortie publique a été pour dire qu'il allait instaurer un prix plafond pour les masques respiratoires, alors que certains fabriquants profitent de la ruée pour augmenter leurs tarifs.  Rappler cite un député d'opposition, élu dans la zone évacuée, qui accuse plus largement les autorités de ne pas assez informer les Philippins, ce qui laisse le champ libre à tous les discours pseudo-scientifiques et autres arnaques caritatives qu ne manquent pas de circuler.

Car tant que le pire n'est pas sûr, alors il faut, je vous le disais en introduction, résister à la tentation de la fin du monde... et ça, vous pouvez me croire, quand on lit la presse internationale tous les matins, c'est un combat de chaque instant.

Crédits : Sabrina Blanchard, Patricio Arana - AFP

Dans la presse britannique, un "yes" du bout des lèvres pour la reine Elisabeth II.

La reine approuve, contre son gré, le départ de son petit-fils le prince Harry et de son épouse Mégyan Markle qui fuient les paparazzis et les obligations de couronne pour "vivre comme ils l'entendent", renonçant à leurs fonctions royales et prenant soi-disant leur autonomie financière.  

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"Partez, puisqu'il le faut", fait dire le Daily Mail à la souveraine, représentée visage fermé et sombre en Une de la plupart des quotidiens britanniques ce matin. Elisabeth a approuvé la décision du jeune couple... bien malgré elle, confirme de concert The Guardian et The Daily Telegraph pour qui l'enjeu du sommet familial exceptionnel d'hier lundi était rien de moins que de "sauver la Maison Windsor". alors, pour préserver ce qui pouvait encore l'être, elle a dit "You can go your own way" à Meghan et Harry, référence musicale tentée par le gratuit Metro UK au tube du groupe Fleetwood Mac

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Je vous épargne, les détails croustillants et protocolaires de ce "sommet de Sandringham"dont on ne sait plus trop s'il s'agissait d'une réunion de famille, d'une conférence diplomatique ou du Conseil d'Administration d'une grande entreprise... le Telegraph nous explique tout de même, que le personnel de maison avait été chassé de la salle où se rencontraient la reine et les prince Charles, William et Harry. Meghan Markle, la femme par qui le scandale est arrivée, avait nous dit-on été empêchée de participer par conférence téléphonique aux échanges depuis le Canada où elle se trouve : on craignait que la communication puisse être interceptée...

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réticent à tout déballage pathos, et pour rester sérieux et factuel, The Times évoque ce déchirement familial en Une ce matin comme il parlerait du Brexit : "La reine accorde à Meghan et Harry une période de transition" dans leur procédure de sortie, non pas de l'Union européenne, mais bien de la famille royale britannique... on s'y perdrait presque.

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