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Bill Morneau, ministre canadien des finances démissionnaire

Canada : démission du ministre des finances sur fond d'affaire éthique visant Justin Trudeau

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Le ministre canadien des Finances Bill Morneau a annoncé lundi sa démission. Dans cette revue de presse également : un exercice militaire historique entre Israël et l'Allemagne.

Bill Morneau, ministre canadien des finances démissionnaire
Bill Morneau, ministre canadien des finances démissionnaire Crédits : Dave Chan / AFP - AFP

Le premier ministre canadien est actuellement empêtré dans un scandale éthique. Il est également critiqué pour sa gestion de la pandémie de Coronavirus.  Et hier, c'est donc le ministre canadien des Finances Bill Morneau qui a annoncé sa démission inattendue. Il affirme avoir pris cette décision de sa propre initiative.

Il y a plusieurs motifs à cela.  Il y a tout d'abord les motifs officiels peut-on dire. On peut les lire et même les écouter sur Global News, site canadien.

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Selon les mots de Bill Morneau, "alors que le Canada aborde la prochaine phase de sa lutte contre la pandémie, continue à travailler à la reprise économique, ce qui prendra plusieurs années, c'est "le bon moment pour un nouveau ministre des finances de mettre en œuvre ce plan". Il estime donc avoir fait son temps.

Autre motif officiel : il va proposer sa candidature au poste de secrétaire général de l'OCDE et il consacrera les prochaines semaines à préparer cette candidature.

Mais il y a aussi, vous l'avez compris, également des motifs officieux.

"La démission de M. Morneau, peut-on lire toujours sur Global News, survient au moment où lui-même et Justin Trudeau font l'objet d'une enquête" lié à "l'organisme caritatif WE Charity".

C'est une affaire qui fait couler énormément d'encre au Canada.

Le gouvernement a attribué un important contrat sans appel d'offres à cet organisme, qui employait la fille du ministre démissionnaire. L'enquête vise également Justin Trudeau. Plusieurs membres de sa famille ont été rémunérés par cette association caritative à hauteur d'environ 300.000 dollars pour leur participation à divers événements. Le Premier ministre avait lui-même présenté ses excuses sur le sujet.

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"Je sais que les gens sont concernés par cette affaire, je le comprends, j'ai fait une erreur", dit-il.

Dans la presse canadienne on peut lire des réactions très sévères sur le sujet.

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Du côté de l'opposition, on demande le départ de Justin Trudeau lui-même. C'est ce que l'on peut lire sur le site de Radio Canada. "La démission de M. Morneau ne changera rien tant que M. Trudeau restera en poste", affirme par exemple le député conservateur Gérard Deltell.

Dans le quotidien Le Devoir, l'éditorialiste Brian Myles n'y va pas par quatre chemins.  "Le "scandale le plus stupide de l’histoire du Canada", selon l’expression d'un député, continue de miner la crédibilité de Justin Trudeau, écrit-il. Le Premier ministre envisage de dépenser comme s’il n’y avait pas de lendemain, au risque d’empiéter sur les compétences des provinces, alors que l’impasse dans laquelle il s’est placé pour son manque d’éthique menace la survie de son gouvernement". Le Devoir s'inquiète plus précisément des "160 milliards injectés dans l’économie durant la pandémie. Le déficit anticipé de 343 milliards, écrit-il, sera le plus grand depuis la Seconde Guerre mondiale".

On trouve d'autres réactions plus modérées, par exemple cet éditorial dans le site canadien The star, selon lequel "le ministre a bien fait de remettre sa démission". 

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"Une décision sévère attendue plus tard dans l'année sur l'affaire WE Charity n'aurait fait qu'empirer une situation déjà mauvaise. Nous pouvons cependant remercier Bill Morneau pour beaucoup de choses qu'il a faites en tant que ministre des finances, notamment une distribution plus égale de nos richesses collectives. Plus récemment, la volonté du gouvernement fédéral de dépenser des centaines de millions de dollars pour amortir le choc de la pandémie a fait la différence entre la pauvreté et la survie pour plusieurs millions de personnes", écrit The Star.

La presse internationale s'intéresse également à des exercices militaires menés par l'armée de l'air Israélienne en Allemagne.

Depuis hier et jusqu'au vendredi 28 août, des chasseurs allemands et israéliens participent effectivement à des exercices conjoints, baptisés "Blue wings 2020" et c'est une date historique.

Dans le Jerusalem Post, on peut ainsi lire les propos du chef de l'armée de l'air allemande Ingo Gerhartz.

Nous allons "voler côte à côte, disait-il il y a quelques jours, avec l'armée de l'air israélienne pour la première fois de notre histoire". Il  qualifie cet événement de "signe émouvant de notre amitié aujourd'hui" et de signe de détermination à "combattre l'antisémitisme avec la plus grande cohérence".

Voici une vidéo des deux équipages volant côte-à-côte:

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Le symbole est d'autant plus fort, nous dit le Jerusalem Post toujours, qu' "il s'agit de l'unique exercice international mené par l'armée de l'air israélienne cette année en dehors des frontières du pays, ceci en raison de la pandémie de coronavirus".

Les forces aériennes vont notamment effectuer des dizaines de vols simulant des combats entre avions, des opérations air-sol ou contrant des menaces sol-air.

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Le site allemand Tagesschau nous raconte ceci: "200 membres des forces aériennes israéliennes sont arrivés à la base de Nörvenich. Mais les réunions n'ont pas seulement un côté militaire. Le mardi, donc aujourd'hui, c'est la commémoration. Une visite et un dépôt de couronnes sont prévus sur le site du mémorial du camp de concentration de Dachau" peut-on lire.

Les deux armées rendront aussi hommage aux victimes de la prise d'otages lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972 par le groupe terroriste Septembre Noir.

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