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Ariel Henry, neurochirurgien de 71 ans, considéré comme "modéré", était préféré par la communauté internationale à Claude Joseph.

Haïti : Ariel Henry prend les rênes du pays

5 min
À retrouver dans l'émission

Nouvelle étape politique en Haïti : le Premier ministre par intérim Claude Joseph démissionne, deux semaines après l'assassinat du président Jovenel Moïse.

Ariel Henry, neurochirurgien de 71 ans, considéré comme "modéré", était préféré par la communauté internationale à Claude Joseph.
Ariel Henry, neurochirurgien de 71 ans, considéré comme "modéré", était préféré par la communauté internationale à Claude Joseph. Crédits : EPA - Maxppp

Claude Joseph a finalement décidé de céder le pouvoir à Ariel Henry. Ce neurochirurgien de 71 ans, nommé par le chef de l'Etat deux jours avant la mort de ce dernier n'avait jamais pu prendre ses fonctions, rappelle El Pais. Un nouveau gouvernement doit être nommé ce mardi, avec pour mission d'organiser les élections générales le plus vite possible. Claude Joseph lui, devrait reprendre son costume de ministre des Affaires étrangères. "Tous ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas intéressé par cette bataille, ni par aucune sorte de prise de pouvoir" a t-il déclaré au Washington Post, alors qu'un bras de fer opposait jusqu'ici les deux hommes pour diriger l'exécutif haïtien. Cet accord vise à mettre fin à la crise politique dans laquelle l'île est plongée depuis la mort de Jovenel Moïse. Le quotidien américain pointe le fait qu'Ariel Henry était davantage soutenu par la communauté internationale que son rival. Une communauté internationale dont l'avis sur les affaires intérieures du pays ne plait pas à tout le monde. Le quotidien haïtien Le National rapporte que plusieurs organisations, notamment politiques, dénoncent "l'imposition", selon elles, d'Ariel Henry comme Premier Ministre par l'ONU et plusieurs pays comme le Canada, les USA, la France ou encore l'Allemagne. Sur le site Rezonodwes, l'écrivain-militante Monique Clesca estime que ce n’est pas leur mission de décider qui va gouverner Haïti, "ce n’est pas diplomatique, c’est offensant". Elle dénonce une ingérence. "C’est notre travail et chaque fois qu’ils l’ont fait dans le passé, cela n’a pas fonctionné", rappelle-t-elle.

Au Pérou, Pedro Castillo déclaré vainqueur de l'élection présidentielle

"L'outsider politique de gauche" comme le qualifie le New York Times, a battu de justesse Keiko Fujimori, fille de l'ancien président aujourd'hui incarcéré, elle même poursuivie pour corruption et blanchiment d'argent. Symbole de l'élite péruvienne, elle a assuré qu'elle allait reconnaître les résultats tout en promettant que "la vérité allait éclater", relate The Guardian. A savoir sa victoire.   

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Pedro Castillo, dont la campagne a fait la part belle à l'électorat populaire a promis de lutter contre la pauvreté et les inégalités, et de remplacer la Constitution pour accorder plus de place à l'interventionnisme étatique dans l'économie. Ces derniers mois, on a pu le voir chapeau de fermier vissé sur la tête, à cheval ou un crayon géant sous le bras pour rappeler sa promesse d'assurer un accès égal à une éducation de qualité, relate le New York Times

Certains commentateurs pourraient voir dans cette élection au forceps la relève de la gauche en Amérique Latine, après les vagues de Lula au Brésil, Morales en Bolivie, Chavez au Venezuela, Correa en Equateur. Sauf que Castillo a été élu avec bien moins de marge que ces derniers, et devrait avoir du mal à obtenir le soutien du Congrès, de l'armée, des médias, des élites du pays. 

Pedro Castillo : "être ou ne pas être radical", c'est le titre de l'éditorial que Fernando Vivas signe dans le quotidien péruvien El Comercio. Pour lui, le défi du nouveau président ne se limite pas à former son cabinet mais plutôt de décider s'il persiste dans ses convictions radicales ou bien de prendre une voie plus "moderne", alors qu'un habitant sur dix est tombé dans la pauvreté l'an dernier, et que la pandémie fait toujours rage dans le pays.

En Belgique, la grève de la faim menée par 476 migrants met l'exécutif en difficulté

Cela fait 58 jours que ces personnes, en majorité des Marocains et des Algériens réclament une régularisation. La situation s'aggrave et certains sont entre la vie et la mort. L'ONU a même appelé l'exécutif à agir. Le gouvernement fédéral, se trouve "au bord de l’implosion", estime La Libre Belgique. Les partis socialiste et écologiste ont annoncé qu'ils feraient démissionner leurs ministres si un des grévistes décédait. "Ce n’est pas une affaire de gouvernement, c’est une affaire de vie ou de mort", alerte de son côté le rédacteur en chef de l'Echo, Paul Gérard qui dans son éditorial l'assure, il y a forcément une solution, qu'il en va de la responsabilité de l’État. "On ne meurt pas en Belgique parce qu’on n’a pas le bon papier", estime le journaliste. 

Vingt ans après, l'Italie commémore la répression de manifestants altermondialistes au G8 à Gênes

Un mort, 560 blessés, plus de 200 personnes interpellées se souvient The Italian Times : c'était lors de "ce sommet entre les pays les plus industrialisés, trois jours de rencontres entre les grands de la terre, mais aussi de disputes ayant conduit à la mort du militant Carlo Giuliani" abattu par un carabinier, lors du raid nocturne de la police à l'intérieur de l'école Diaz, des images diffusées en direct à l'époque, "L'une des pages les plus sombres de notre histoire", pour La Stampa. L'Espresso consacre une large part de son édition à ces 20 ans, "pour ne pas oublier", et faire le droit d'inventaire de ce sombre épisode. Gênes "a représenté l'acmé d'un mouvement de masse qui avait secoué la société civile, qui s'était retrouvée dans les Forums sociaux et le mouvement altermondialiste, mais qui s'était écrasée dans sa possibilité de changer radicalement la langue, les dirigeants, l'organisation de l'Italie". C'est une "page ignoble de démocratie", estime même le Corriere de la Serra, qui a éloigné toute une génération de la participation politique.

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