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Dominic Raab annonce suspendre le traité d'extradition avec Hong-Kong

Le Royaume-Uni suspend son traité d'extradition avec Hong-Kong

4 min
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La mesure a été prise pour dénoncer la loi de sécurité nationale adoptée par la Chine. Qu'en dit la presse internationale ? Dans cette revue de presse également, nous nous intéressons au sort des ours polaires en Arctique, menacés par le réchauffement climatique.

Dominic Raab annonce suspendre le traité d'extradition avec Hong-Kong
Dominic Raab annonce suspendre le traité d'extradition avec Hong-Kong Crédits : AFP / PRU - - AFP

Il s'agit d'une nouvelle étape de ce refroidissement progressif des relations sino-britanniques.  

Le Royaume-Uni critique de plus en plus le traitement par la Chine de sa minorité ouïghoure. Les britanniques ont également, rappelons-le, banni le géant chinois des télécoms Huawei de son futur réseau 5G.  Hier, le chef de la diplomatie Dominic Raab annonce donc suspendre ce traité d'extradition. 

Il s'inquiète bien sûr de la forte répression chinoise envers Hong Kong, et de la loi de sécurité nationale récemment adoptée par le régime chinois. Dominic Raab déclare également qu'il n'y aura plus d'exportations d'armes potentiellement mortelles vers Hong-Kong.  

Qu'en pense la presse britannique ? Est-ce une mesure justifiée ?  

Oui répond James Robbins de la BBC:  "Il serait difficile, écrit-il, d'imaginer les circonstances dans lesquelles le Royaume-Uni pourrait accepter de remettre un suspect aux autorités de Hong Kong pour qu'il soit jugé - sachant que ce suspect pourrait désormais se retrouver devant un tribunal chinois, puis dans une prison loin de Hong Kong". James Robbins relève également que le traité n'est que suspendu. Il n'est pas abandonné. "Sur le plan diplomatique écrit-il, cela permet à la Chine de faire marche arrière même si bien sûr il est peu probable que Pékin batte en retraite".   

Même si le traité n'est que suspendu, le gouvernement britannique n'envisagera pas de réactiver ses accords avec Hong Kong... à moins, peut-on lire sur le site de la chaîne CNBC, "qu'il y ait des garanties solides que l'extradition ne soit pas abusivement en vertu de la nouvelle législation chinoise sur la sécurité nationale". Le Royaume-Uni tente en fait de trouver un juste équilibre. Il ne souhaite pas faire monter excessivement la pression envers Pékin, mais il veut rester fidèle malgré tout aux principes de justice et d'Etat de droit. C'est d'ailleurs  ce que dit Boris Johnson, Premier ministre britannique, dans cette vidéo que l'on peut voir sur le site du quotidien The Independent.  

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"Il y a là une mesure à trouver, dit Boris Johnson. Je ne vais pas devenir un sinophobe compulsif, un anti-chinois systématique. Mais nous avons de sérieuses inquiétudes, à propos du traitement des ouighours, des abus de droits humains, et nous sommes concernés par ce qui se déroule à Hong Kong".   

Comment vont évoluer les relations entre les deux pays ? Certains dans la presse britannique se posent la question. C'est le cas de Tom Peck dans The Independent, toujours.  Pour lui la décision qui a été prise était "la bonne chose à faire", il ne le remet pas en question. Mais écrit-il il y aura des "répercussions réelles". "Liu Xiaoming ambassadeur chinois au Royaume-Uni a averti qu'il y aurait des conséquences à s'opposer à la Chine. Pour l'instant, ce ne sont que des mots. Mais ils signifient que cette crise qui commence pourrait être la plus grave à ce jour".  

Il faut préciser, et cela est notamment relevé par le New York Times, que ce qui se déroule aujourd'hui marque une évolution étonnante dans la politique britannique.  "La transformation est frappante au sein du parti conservateur au pouvoir de M. Johnson. Sous les précédents gouvernements dirigés par David Cameron, la Grande-Bretagne était dans un âge d'or dans les relations avec la Chine". Cet âge d'or il semble effectivement révolu.  

Quittons le Royaume-Uni et envolons-nous pour le Pôle Nord...  

Nous voici en Arctique, où le réchauffement climatique menace plus que jamais les ours polaires.  Une étude publiée hier dans Nature Climate Change tire la sonnette d'alarme. La survie de ces mammifères pourrait être menacée à un horizon très proche, celui de la fin du siècle, l'année 2100.  

Ours polaire
Ours polaire Crédits : PAUL J. RICHARDS / AFP - AFP

Précisions à lire dans le New York Times: "selon des estimations approximatives, il y aurait environ 25 000 ours polaires dans l'Arctique. Leur principal habitat est la glace de mer, où ils chassent les phoques pour se nourrir". Mais la glace fond, et les ours sont obligés de "venir sur terre et de s'éloigner de leurs réserves de nourriture". "Les animaux, écrit le New York Times, risquent donc de mourir de faim".  

Faut-il déjà faire le deuil des ours polaires ?  Pas nécessairement, nous n'en sommes pas encore là, nous rassure quelque peu CNN.  "Il y a une lueur d'espoir que certains ours puissent être sauvés mais seulement dans quelques poches de l'arctique", peut-on lire sur le site.  "Si les humains sont capables de réduire modérément les émissions mondiales, les chances que les ours persistent au-delà de la fin du siècle augmentent". 

Les auteurs de l'étude affirment qu'en fin de compte, le sort des ours polaires est entre nos mains.

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