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Militantes pro-IVG attendant le vote au Congrès argentin le 11/12/20

Le Sénat argentin sera-t-il au rendez-vous de la légalisation de l'IVG ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Ce mardi les sénateurs argentins votent sur la légalisation de l'avortement, aboutissement de 20 ans de combat sans relâche des organisations féministes. L'issue du vote reste incertaine jusqu'au bout. L'ombre d'un Brexit dur pane toujour sur Gibraltar à H-72 de la fin des négociations avec Madrid.

Militantes pro-IVG attendant le vote au Congrès argentin le 11/12/20
Militantes pro-IVG attendant le vote au Congrès argentin le 11/12/20 Crédits : Ronaldo Schemidt - AFP

Les abords du Sénat argentin vont se diviser entre deux couleurs en cette journée historique. 

Journée "historique" pour l’Argentine, c’est le quotidien Clarin qui le dit pour évoquer ce vote à la chambre haute du Parlement, au Sénat donc, sur une loi qui veut légaliser l’interruption volontaire de grossesse en Argentine jusqu’à quatorze semaines de grossesse, et sans raisons médicales ou judiciaires. 

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Le libre-choix laissé aux femmes passe donc par le vote d’une chambre à forte domination masculine, et réputée bien plus conservatrice que l’Assemblée des députés qui eux ont approuvé le texte il y a deux semaines. 

Alors oui, ce mardi, annonce Clarin, les rues autour du Sénat, au cœur de Buenos Aires, vont se parer de couleurs : vert d’un côté de l’avenue principale pour les pro-avortement pour qui cette journée pourrait bien être l’aboutissement de près de 20 ans de combat sans relâche raconté par l’agence de presse Telam ; bleu ciel de l'autre côté de l'avenue (et de la société argentine) pour les tenants du statu-quo. 

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Une situation actuelle que la même Telam nous décrit comme une profonde "hypocrisie" : en réalité en Argentine le droit à l’avortement est reconnu depuis 1921 "si la grossesse est le résultat d’un viol ou si elle met en danger la santé voire la vie de la femme enceinte". Mais aujourd’hui encore, cent ans plus tard, ce droit n’est pas respecté dans au moins cinq provinces argentines sur 24. 

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Des mots même du président de gauche Alberto Fernandez, cité par le quotidien progressiste Pagina12, c’est justement pour contrer "cette Argentine hypocrite qui refuse de reconnaître l’IVG" qu’il faut voter en faveur de la loi présentée ce mardi au Sénat.

Mais à l'image des rues de Buenos Aires, la population reste apparemment divisée sur le sujet et les Sénateurs aussi. C’est peu dire que le résultat du vote de la nuit prochaine reste incertain, même si selon les calculs toujours de Pagina12, le "oui" à la légalisation de l’IVG semble bien parti pour l’emporter, peut-être d’une seule voix sur les 72 que compte l’hémicycle. En réalité et de l'avis général, le nombre d’indécis parmi les sénateurs rend toute projection impossible… et c’est déjà un changement par rapport à 2018, la précédente tentative de faire passer le texte, quand il avait été rejeté, sans suspens, avec 7 voix d’écart.

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Entre les deux votes, le camp des verts, des organisations féministes pro-avortement, a battu la campagne, multiplié les rassemblements, les interpellations de citoyens, de décideurs, pour finalement imposer ce débat dans l’opinion et dans l’agenda politique. 

Le résultat, écrit Hinde Pomraniec sur le site InfoBae, c’est que "plus personne aujourd’hui en Argentine ne peut ignorer ces questions, faire comme si elles n’existaient pas" ; ne pas voir "qu’obliger une femme à accoucher contre sa volonté est une torture, tout comme faire mine d’ignorer que cette femme fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à cette grossesse non désirée est une hypocrisie », toujours ce même mot. 

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Bien sûr, la loi présentée au Sénat ne poussera aucune femme qui ne le voudrait pas à avorter, rassure encore la journaliste, mais il aidera toutes les autres. Et de préciser enfin que la légalisation de l’IVG est proposée aujourd’hui avec un plan dit "des 1 000 jours", pour mieux accompagner toutes les femmes d’Argentine dans leur grossesse et dans les trois premières années de la naissance de leur enfant. Une manière de montrer qu’au-delà de la question toujours clivante de l’avortement, il y a une "volonté de  l’Etat argentin de ne laisser aucune femme seule", quel que soit son choix intime et personnel.

Un accord commercial a beau avoir été trouvé la semaine dernière sur le Brexit, des négociations de dernières minutes se poursuivent autour d'un petit bout de Royaume-Uni. 

Gibraltar, à la pointe sud de la péninsule ibérique, ce rocher britannique en terre espagnole a été exclu de l'accord entre l'UE et Londres, il reste donc l’objet de tractations intenses avec Madrid. 

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La menace d’un Brexit dur est dès lors toujours bien réelle dans les colonnes d'El Mundo et d’El Pais, si sous 72 heures le gouvernement britannique n’a pas donné une réponse à l’ultimatum lancé par la partie espagnole sur les conditions douanières qui éviteraient qu’une vraie frontière ne soit érigée à nouveau entre l’Andalousie et Gibraltar. 

La ministre espagnole des affaires étrangères Arantcha Gonzales Laya se veut toutefois rassurante : selon Al Jazeera elle garantit que les dizaines de milliers de frontaliers qui se rendent chaque jour en territoire britannique pour y travailler comme employés de maison et autres travaux subalternes autant qu’essentiels, pourront toujours le 1er janvier, accord ou pas, passer la frontière sans visa. Mais que se passera-t-il avec les marchandises, que les habitants de Gibraltar font entièrement venir de l’extérieur ? 

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Là, s’inquiète The Times à Londres, il y a un vrai risque de voir se réaliser à échelle réduite à Gibraltar ce "chaos" que l’on a à priori réussi à éviter entre la Grande-Bretagne et le continent : "La frontière entre l’Espagne et Gibraltar pourrait devenir un immense parking pour camions" prévient le quotidien, rejoint par The Guardian pour qui il va certes être "difficile de régler en 72 heures ce vieux conflit sur la souveraineté disputée de Gibraltar qui date de 1713"... mais sans aller jusque-là, avertit le Gibraltar Chronicle, il va falloir arriver à dépasser ce désaccord de fond pour trouver très vite un moyen de continuer à vivre côte-à-côte. 

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"Il n’y a pas de plan B", martèle le quotidien anglophone du Rocher. Il ne faudrait pas que Gibraltar devienne une petite Irlande à l’extrême sud de l’Europe.

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