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Un jeune combattant afghan à Kaboul sur les lieux de l'explosion d'une voiture kamikaze le 4 août 2021.

Afghanistan : une attaque suicide menée en plein cœur de Kaboul

5 min
À retrouver dans l'émission

Des hommes armés sont entrés mardi soir chez le ministre de la Défense, le général Bismillah Mohammadi, il y aurait au moins quatre morts.

Un jeune combattant afghan à Kaboul sur les lieux de l'explosion d'une voiture kamikaze le 4 août 2021.
Un jeune combattant afghan à Kaboul sur les lieux de l'explosion d'une voiture kamikaze le 4 août 2021. Crédits : WAKIL KOHSAR - AFP

Une colonne de fumée s'élève au dessus de Kaboul, quelques instants plus tôt une explosion a retentit dans la ville. La nuit tombe, et des échanges de tirs résonnent dans les rues de la capitale Afghane. Le Washington Post nous raconte l'attaque d'hier soir. Avec quelques photos, le quotidien américain saisit la surprise d'un policier, le regard au loin, éclairé par les phares des voitures. L'hésitation de militaires afghans déployés en pleine rue, qui ne semblent pas savoir vers où se diriger. Nous sommes pourtant à quelques rue de la Zone Verte, la plus sécurisée de Kaboul relève le journal israélien Haaretz. Dans l'un des secteurs les mieux gardés du pays. Après des semaines d'avancée des Talibans, partout dans le pays, cet assaut, qui n'a pas été revendiqué pour le moment, prouve que Kaboul est bien à la portée des insurgés. 

Quelques minutes après les combats, des centaines d'Afghans sont descendus dans les rues rapporte Al Jazeera : des manifestations spontanées de soutien aux forces gouvernementales. L'armée afghane résiste dans trois capitales provinciales, sous le feu des Talibans depuis plusieurs jours. Kandahar et Lashkar Gah au sud, Hérat à l'ouest. Le journal japonais Nikkeï Asia décrit "des combats intenses, des troupes afghanes retranchées, aidées par des frappes aériennes américaines". Les insurgés tentent de prendre pied dans les faubourgs. C'est une évolution stratégique importante analyse Asfandyar Mir, expert en contre-terrorisme à l'Université de Stanford interrogé par Nikkeï Asia. Après une période d'encerclement des villes "les talibans cherchent à les capturer" pour en tirer un avantage militaire mais aussi fortement symbolique explique Asfandyar Mir. Kandahar et Lashkar Gah sont à la fois les plus grandes villes du pays après Kaboul et elles constituent le bastion de l'insurrection.  

D'après le Guardian, Lashkar Gah est sur le point de passer entièrement sous contrôle des Talibans. Le quotidien cite l'appel à quitter la ville du général loyaliste Sami Sadat adressé aux 200 000 habitants, pour permettre à ses troupes de mener une contre-offensive. Les civils se retrouvent pris au piège. La BBC rapporte les échos des combats dans les rues. "Nous n'avons ni pain ni eau, et l'électricité est complètement coupée", témoigne un commerçant sur place. Un autre résident a vu "des cadavres sur les routes", "Les talibans n'auront aucune pitié pour nous et le gouvernement n'arrêtera pas les bombardements" lâche-t-il, désespéré.  

Aux États-Unis, le gouverneur du Missouri a tenu promesse en graciant le couple McCloskey

Ces deux Américains ont été pris en photo en juin 2020 à Saint-Louis devant leur luxueuse maison en train de menacer avec des armes des manifestants du mouvement Black Lives Matter. Mark et Patricia McCloskey avaient été condamnés à de simples amendes après avoir plaidé coupables d'agression et de harcèlement rappelle la presse américaine. Après la diffusion de ces images en juin 2020 les McCloskey ont reçu le soutien de Donald Trump, alors président. Le couple a quant à lui publiquement soutenu la candidature de Donald Trump aux dernières élections présidentielles. Mark McCloskey s'est présenté pour devenir sénateur du Missouri au Congrès en jouant sur l'image renvoyée par cet incident auprès des électeurs. Il  avait notamment déclaré : "Quand une horde hargneuse est venue pour détruire ma maison et tuer ma famille, je me suis opposé à eux", alors que la foule était restée pacifique devant chez lui. Le sénateur du Missouri, Mike Parson, un Républicain, avait promis d'agir en leur faveur. Leurs noms font partie d'une liste de douze personnes graciées par le gouverneur. Le Washington Post relève que ce n'est en revanche pas le cas de Kevin Strickland et Lamar Johnson, deux hommes noirs condamnés pour meurtre dans le Missouri, sur la foi de dossiers très fragiles de l'avis de plusieurs experts, et dont les sentences font l'objet de remises en question depuis des années. 

Le juge qui enquête sur l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse obligé de se cacher  

Dans son sac à dos il conserve des documents qui seront peut-être un jour des pièces majeures dans le procès de l'assassinat de Jovenel Moïse le 7 juillet dernier. Mais la justice, personne ne semble en vouloir aujourd'hui à Haïti. Le magistrat et ses deux greffiers racontent au New York Times que sur les lieux du crime la police a déplacé des corps, emporté une partie des preuves et leur a refusé l'accès pendant des heures.  L'un des deux greffiers confie au quotidien américain : "Il y a de grands intérêts en jeu qui ne souhaitent pas la résolution de cette affaire". Sur les 44 personnes détenues jusqu'à présent dans le cadre de l'enquête, aucune n'a été formellement inculpée comme le veut le code pénal haïtien. En attendant, ce magistrat et ses deux greffiers changent de cachette régulièrement, plusieurs fois par jour. Les enquêteurs ont reçu des appels anonymes exigeants qu'ils modifient les dépositions de certains témoins, faute de quoi on leur a promis une balle dans la tête.

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