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Joe Biden porté par la vague du Super Tuesday

Joe Biden reprend la main sur les primaires démocrates après le Super Tuesday

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La statégie de Joe Biden dans la course à l'investiture démocrate axée sur le vote de seniors et des afro-américains semble mieux payé que celle de son rival Bernie Sanders auprès des jeunes. En Argentine, une liste d'ancien nazis révèle de colossaux transferts d'argent entre Buenos Aires et Berlin.

Joe Biden porté par la vague du Super Tuesday
Joe Biden porté par la vague du Super Tuesday Crédits : NurPhoto - AFP

C'est le petit matin à Washington et les journaux américains commencent à y voir à peu près clair dans les résultats du Super Tuesday.  

C'était donc hier, enfin cette nuit chez nous, le grand jour des primaires démocrates, les électeurs de 16 Etats et territoires qui votaient pour désigner le futur adversaire de Donald Trump à la présidentielle de novembre.  

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Résultat ? Suspens, "rien n'est joué", nous dit The Washington Post, qui essaye tout de même de tirer les premiers enseignements : le principal, bien sûr, c'est le "retour en force" confirmé de Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama qui clame sa victoire dans 8 Etats contre trois pour le moment pour Bernie Sanders. 

Biden le centriste reprend la place de favori à Sanders le gauchiste. Sur les résultats de cette nuit à proprement parler, attention tout de même à ce que disent les chiffres : Joe Biden remporte plus d'Etats que son rival mais ce dernier fait tout de même le plein de délégués pour la convention démocrate d'investiture, puisqu'il devrait sas trop de surprise l'emporter en Californie, dont on attend toujours les résultats, mais qui est l'Etat qui pèse de loin le plus lourd dans ces primaires, avec le Texas où il était donné favori mais où les résultats partiels donnent l'avantage à Biden.

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Si l'on regarde la manière dont s'est passé le vote ce mardi, impossible nous dit The Hill de passer à côté d'une chose : "la participation dans la plupart des Etats qui votaient a connu un bond inattendu ". Elle a presque doublé en Virginie par exemple, mais ce regain d'intérêt pour le vote a clairement profité à Joe Biden.Ca tient en très grande partie au vote des afro-américains qui se sont déplacés en grand nombre pour voter et qui ont plébiscité Joe Biden, comme on l'avait déjà vu en Caroline du Sud samedi. 

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Le "pari afro" de joe Biden a donc payé, selon Politico, et en parallèle le positionnement stratégique de Bernie Sanders sur les latino-américains et les jeunes électeurs n'a pas tenu ses promesses. Les foules de jeunes Américains qui semblent porter la campagne de Sanders depuis un an ne se retrouvent pas dans les urnes, constate Aaron Blake du Washington Post ; quand au vote des latinos, il semble avoir été massif en Californie (The New York Times revient largement sur cesdes files d'attente invraisemblables dans cet Etat toute la journée d'hier) mais la Californie semblait de toute façon acquise à Sanders... ça ne change pas grand-chose au résultat final. 

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Joe Biden se replace donc en favordémocrate i ce matin dans la course à la Maison Blanche, et son succès, c'est celui des vieilles recettes politiques : l'alignement au centre, le consensus idéologique, la peur du changement... bref le vote des séniors dans toute sa splendeur, une valeur sûre. Quand à Bernie Sanders, son salut dans les prochaines primaires tient en particulier à une chose : le retrait de la course de sa rivale à la gauche du parti, Elizabeth Warren. "Il est temps de tirer votre révérence, Sénatrice Warren", l'implore ce matin le magazine pro-Sanders The Jacobin.   

Partons à présent en Argentine sur la piste de l'argent des nazis. 

C'est tout une page d'Histoire qui remonte à la surface depuis lundi dans la presse argentine, avec une liste retrouvée un peu par hasard dans les archives oubliées du parti nazi à Buenos Aires. Le quotidien La Nacion en produit un fac-similé, de cette liste : elle contient pas moins de 12 000 noms de personnes et d'organisations argentines des années 1930 et du début des années 40, qui affichaient alors leur soutien au troisième reich.  

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Soutien idéologique d'abord :  il est de notoriété commune que les thèses nazi avaient pignon sur rue en Argentine dès après 1933 ; il y avait des syndicats pro-nazis, des filiales du NSDAP enregistrées comme telles qui rassemblaient des dizaines de milliers de sympathisants, le tout soutenu, promu même par au moins deux présidents argentins de l'époque.  

Mais soutien financier également : ce que le document découvert à Buenos Aires apprend aux historiens, d'après la revue Contexto, c'est que l'Argentine a servi, avant même la guerre, de relais bancaire au régime nazi en Allemagne. Au-delà des milliers de noms contenus sur la fameuse liste, on y trouve des transferts d'argent qui y sont associés. Des comptes en banque ouverts notamment dans ce qui allait devenir plus tard le Crédit Suisse, et qui pourraient avoir alimenté les caisses du parti d'Hitler, via donc l'Argentine et la Suisse. 

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Selon le centre Simon Wiesenthal, cité par El Pais, ces comptes (dont la plupart sont restés en sommeil pendant les huit dernières décennies) pourraient encore aujourd'hui cacher des sommes d'argent considérables spoliées aux juifs d'Allemagne et d'Europe. On parle là, selon l'estimation qu'en fait La Nacion, de transferts d'argent à hauteur de "35 mille millions d'euros", vous avez bien entendu: 35 milliards d'euros.  

Voilà qui donne une nouvelle dimension à ce que l'on savait déjà sur le rôle de l'Argentine comme refuge d'anciens nazis après la deuxième guerre mondiale. On sait que des dizaines de hauts-responsables du régime nazi, comme le docteur Josef Mengele ou le SS Adolf Heichman sont allés se terrer en Argentin ou encore au Brésil après 1944, avec la complicité des autorités locales. Le gouvernement argentin de l'époque par exemple a tout fait pour leur assurer la plus grande discrétion ; d'ailleurs la liste dont on vient de parler a survécu par miracle à tous les efforts faits après 1948 pour faire disparaître toutes les traces de ce collaborationnisme très très poussé. Je ne sais pas vous mais ça me rappelle extrait de film...  

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Elle existe donc toujours,  cette liste... et pour revenir à l'après-deuxième guerre mondiale, d'autres archives qui pourraient se révêler décisives : celles, qui viennent d'être ouvertes, du pontificat de Pie XII au Vatican. C'est un article de la radio-télé allemande, la Deutsche Welle, qui nous dit que le haut-clergé catholique d'alors a joué un rôle centrale et encore opaque dans la fuite des anciens chefs nazis vers l'Amérique Latine. 

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C'est établi par de nombreuses recherches historiques sur ce que l'on a surnommé "la route des rats" : cell-ci était jalonnée de faux papiers , de laisser-passer diplomatiques ou encore d'hospitalité discrète dans des monastères, avec la complicité de responsables locaux de l'Eglise.  Mais vu l'ampleur du phénomène, à quel point le Vatican lui-même, et le pape Pie XII étaient-ils au courant ? A quel point ont-ils soutenu et organisé sciemment ces réseaux de fuite des anciens nazis quasiment tous passés par Rome sur la route de l'Amérique Latine? 

La Deutsche Welle cite plusieurs historiens allemands qui attendaient depuis des années l'ouverture des archives de Pie XII pour s'y plonger et y chercher des réponses à cette question... il y en a pour des années de travail.

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