LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Manifestation anti-Netanyahou et anti-reconfinement à Tel-Aviv le 06/10/20

En Israël, des manifestations quotidiennes contre un reconfinement politique

5 min
À retrouver dans l'émission

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ne parvient pas imposer les règles du reconfinement imposé il y a trois semaines, ni à faire taire les manifestants qui demandent quotidiennement sa démission. E, Suisse, des collégiennes dénoncent le "tee-shirt de la honte".

Manifestation anti-Netanyahou et anti-reconfinement à Tel-Aviv le 06/10/20
Manifestation anti-Netanyahou et anti-reconfinement à Tel-Aviv le 06/10/20 Crédits : Jack Guez - AFP

Cela fera bientôt trois semaines que le reconfinement général a été décrété en Israël…  et le gouvernement Netanyahou a toujours bien du mal à l’imposer.

Faut-il vraiment s’en étonner : dans un pays divisé par une crise politique aussi longue que profonde, la décision de reconfiner en pleine période des fêtes juives n’a fait que susciter "des scènes de chaos et de révolte en Israël", c’est en tous cas ce que constate Isabel Kershner à Jérusalem pour le New York Times .  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Le gouvernement, mené par un Benyamin Netanyahou très affaibli politiquement, a eu beau renforcer les mesures sanitaires pour empêcher ces rassemblements quasi-quotidiens qui dénoncent  à la fois la corruption du Premier ministre, son incapacité à gérer la crise et le principe même du reconfinement, il a eu beau limiter la liberté de se réunir à maximum 20 personnes masquées dans un rayon d’un kilomètre autour de chez elles… ces manifestations se sont poursuivies depuis trois semaines. Elles se sont même multipliées et éparpillées, avec des centaines de petits rassemblements de quartiers plutôt qu'un seul gros rassemblement par ville.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Mais ce qui frappe la presse israélienne depuis le week-end dernier, c’est la réponse des forces de l’ordre face à ces manifestations anti-gouvernementales et anti-confinement. "L’attitude de la police a changé, les forces de l’ordre perdent leur sang-froid", constatait Haaretz dans son éditorial de dimanche : d’un peu partout dans le pays sont remontés des témoignages de manifestants agressés, malmenés par des policiers qui tentaient de disperser les rassemblements au motif qu’ils ne respectaient pas les règles du confinement (ce qui, vus en conviendrez n’est pas franchement étonnant de la part de manifestants anti-confinement).

"Il faut que la police, et le gouvernement derrière elle, se détente un peu", préconise donc Haaretz, quand sur le site d’info Ynet,  l’éditorialiste Nahum Barnea prévient : "ces violences policières, ces attitudes belliqueuses qu’adopte le gouvernement Netanyahou face aux manifestants, cette manière de politiser la crise sanitaire… tout ça risque fort de transformer ce qui n’est pour le moment qu’u mouvement de défiance populaire, en une véritable révolte nationale".  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Il y a six mois, note encore Barnea, les Israéliens ont scrupuleusement repsecté le confinement parce qu’ils avaient peur et qu’ils avaient encore confiance en le système politique pour les protéger. Mais Netanyahou a commis trop d’erreurs, pour conserver cette confiance, il a tout fait pour tirer un profit politique de cette crise, et ça a discrédité l’action du gouvernement aux yeux des citoyens. 

Avec en plus « ces mesures délirantes prises pour empêcher les manifestations coûte que coûte, déplore à son tour un ancien chef de la police de Tel Aviv dans le Times of Israel, avec également cette violente répression pratiquée par des policiers livrés à eux-mêmes, Netanyahou ne fait qu’alimenter la défiance à son égard, et organiser le chaos ».

Le chaos, même mot utilisé, à nouveau dans les pages d’Haaretz, pour décrire non plus la contestation de la gauche des centre-villes, mais celle, bien plus incontrolable, des quartiers où vivent les plus radicaux des juifs orthodoxes israéliens. Là, nous dit le quotidien, ce sont des milliers de manifestants qui défient les règles du reconfinement, et les voix des rabbins ne suffisent plus à ramener le calme. Là aussi et surtout, les affrontements avec la police sont quotidien

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Et l’on en arrive, selon le site pro-palestinien Middle East Eye, à cette situation paradoxale, où les forces de sécurité israéliennes, faute d’arriver à contenir les protestataires en arrivent à appliquer sur ces citoyens israéliens des méthodes de maintien de l’ordre excessives qu’elles ne s’autorisaient jusque-là uniquement contre des Palestiniens. 

Des collégiennes qui se battent pour pouvoir s’habiller comme bon leur semble : le débat sur les soi-disant "tenues républicaines" dépasse largement les frontières de notre seule France. 

Il se décline par exemple chez nos voisins helvétiques, et là-bas il s’enrichit d’un accessoire emblématique: le "tee-shirt de la honte",  au cœur du débat depuis deux semaines, vient de voir son utilisation suspendue, dans le canton de Vaud et à Genève, nous apprend ce matin le quotidien Le Temps

Le tee-shirt de la honte c’est comme son nom l’indique un tee-shirt de taille XXL, que des chefs d’établissements scolaires imposaient de porter à certaines élèves quand elles se présentaient en cours dans des tenues jugées indécentes. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Cachez ces formes féminines et ces tenues que nous ne saurions voir", avec ce vêtement infamant et humiliant qui , c’est la Tribune de Genève qui nous l’indique, était même dans certains collèges agrémenté d’écritures édifiantes pour bien stigmatiser les contrevenantes. 

Il a donc fallu la polémique en France, et plusieurs manifestations de jeunes filles en butte à "l'obsession des hommes de vouloir contrôler les corps" pour que cette pratique soit pointée du doigt en Suisse... mais elle n’est pas encore interdite, juste suspendue à une plus ample consultation de l’Education nationale helvétique.

Chroniques
7H40
38 min
L'Invité(e) des Matins
Ce que le Covid fait à la science
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......