LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Finies les interminables visioconférences, ce soir BoJo dîne avec Ursula von der Leyen

Brexit : un accord au menu du dîner von der Leyen/Johnson ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Après des mois de négociations tendues entre leurs délégations, la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre britannique dînent ensemble à Bruxelles : les désaccords sur la souveraineté et la pêche seront-ils levés ? Au Sénégal, un père de migrant mort condamné à de la prison.

Finies les interminables visioconférences, ce soir BoJo dîne avec Ursula von der Leyen
Finies les interminables visioconférences, ce soir BoJo dîne avec Ursula von der Leyen Crédits : Andrew Parsons / 10 Downing Street - AFP

Il y a des mots qui devraient être proscrits à propos des négociations sur le Brexit.

L’expression "négociation de la dernière chance", par exemple, à bannir tout simplement parce qu’on l’a beaucoup trop utilisée ces quatre dernières années et demi, et parce que l’on a pu voir, à chaque fois qu’on pensait être arrivé au pied du mur, que le mur se dérobait et qu’on pouvait aller encore plus loin dans la stratégie de négociation de la dernière minute et de la pression maximale.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Voilà donc pourquoi vous ne trouverez pas dans les journaux britanniques de grand titre évoquant "le dîner de la dernière chance", ce mercredi soir à Bruxelles entre Ursula von der Leyen et Boris Johnson. Car la presse londonienne, à commencer par The Guardian, est tiraillée entre l’envie d’en finir avec ces négociations sur l’accord commercial post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni, et la quasi-certitude que ça pourrait encore durer, peut-être même, au-delà du 31 décembre.

Dans l’article du Guardian, on dramatise tout de même un peu autour de ce dîner, "dont dépend le futur de la relation entre Londres et le reste de l’Europe", mais on ne manque pas de souligner que les chances d’obtenir un accord restent "très minces" selon le négociateur européen en chef Michel Barnier.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pourtant, veut croire la chaîne Sky News, il y aura bien "un compromis au menu de ce fameux dîner bruxellois" dont la tenue même peut être interprétée comme un signe de rapprochement : finies les discussions interminables en visioconférence ou les coups de téléphone protocolaires, "négociateurs, faites place !" et laissez faire les patrons directement, résume le site Politico Europe. Quand Ursula von der Leyen et Boris Johnson prennent les choses en main personnellement, quand on court-circuite les règles de la distanciation diplomatique pour se voir en tête-à-tête autour d’une même table, c’est un peu comme dans les jeux vidéos, quand vous vous retrouvez nez-à-nez avec un boss particulièrement puissant : vous en déduisez que la fin de la partie est proche.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Il y a du compromis dans l’air, d’autant que Boris Johnson a donné un gage de bonne volonté ce mardi, remarque James Forsythe dans la revue conservatrice The Spectator:  le Premier ministre britannique a remballé mardi ce projet de loi dans lequel il menaçait de ne pas respecter l’accord du Brexit signé l’an dernier, en particulier ses clauses particulièrement sensibles sur la frontière entre les deux Irlandes. Ce texte était pour Johnson une arme de pression massive sur les Européens, mais il était très décrié car il violait très clairement le droit international en piétinant les accords conclus. 

Londres hier a donc renoncé à user de tels procédés… et cette concession sur le dossier irlandais semble avoir apaisé les échanges autour de l’accord commercial d’après The Financial Times pour qui les Britanniques montrent qu’ils sont enfin dans un "dealmaking mood", comprenez dans un état d’esprit propice au compromis... ce dont il était sérieusement permis de douter jusqu’ici. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Il y a bel et bien de l’espoir dans l’air, "une issue de secours se profile pour le Brexit" estime enfin Eric Albert, pour Le Temps de Genève. Bien sûr, les désaccords de fond sont toujours les mêmes. D’abord, la question de la souveraineté britannique sur ses mesures sociales, sanitaires ou environnementales : sur ce point-là, c’est Bruxelles qui a assoupli sa position ces dernières heures. Reste à Londres à en faire de même sur l’autre pomme de discorde, les quotas de pêche, et là, "les jeux ne sont pas faits". 

"La rationalité politique et économique appelle à un accord" conclut Eric Albert… Le problème c’est que, "depuis le 23 juin 2016 [jour du référendum sur le Brexit], la rationalité a été rare".      

La presse sénégalaise revient sur un drame de l’émigration clandestine, qui avait frappé les esprits il y a deux mois.

Ce drame, nous rappelle l’hebdomadaire Wal Fadjri, c’était la mort en octobre d’un adolescent sénégalais nommé Doudou Faye, à peine 14 ans, footballeur prometteur que son père, pour lui donner la chance d’avoir un avenir à la hauteur de son talent, avait fait embarquer sur une pirogue sur l’Atlantique, direction les Canaries et l’Espagne où un intermédiaire devait le conduire vers un centre de formation en Italie.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Le rêve européen ne s'est jamais réalisé : Doudou est tombé malade en mer, avant même de rejoindre les Canaries, son corps a été jeté par-dessus bord par les passeurs. Et si l’on en reparle sur PressAfrik c’est parce que son père vient d’être condamné à deux ans de prison, dont un mois ferme, avec deux autres pères de migrants sénégalais, pour "mise en danger de la vie d’autrui". Le chef d’accusation de "complicité avec les passeurs" n’a pas été retenu (le père de Doudou Faye avait payé 400 euros pour la traversée), mais ce verdict, va faire date au Sénégal où tant de jeunes prennent la mer chaque semaine. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Le père d’un enfant mort condamné à de la prison ferme, comme une double peine, c’est clairement un jugement "humanitaire", pour l’exemple, estime sur le site SeneWeb l’avocat du condamné ; un "avertissement" pour tous les parents sénégalais de ce qu’il en coûte de risquer la mort de leurs enfants, en espérant leur donner une vie meilleure en Europe.

Chroniques
7H40
41 min
L'Invité(e) des Matins
1905-2020 : le long chemin de la laïcité en France avec Patrick Weil
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......