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Boris Johnson et Jeremy hunt sur le plateau du débat d'ITV

Boris Johnson, futur "pire Premier ministre" du Royaume-Uni ?

5 min
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La presse britannique n'est dans l'ensemble pas tendre avec la prestation de Boris Johnson face à l'outsider Jeremy Hunt, lors du débat télévisé qui opposait les deux derniers prétendants au 10 Downing Street. En Chine, une mobilisation environnementale donne des maux de tête à Pékin.

Boris Johnson et Jeremy hunt sur le plateau du débat d'ITV
Boris Johnson et Jeremy hunt sur le plateau du débat d'ITV Crédits : Matt Frost / ITV - AFP

Nous feuilletons ce matin la presse britannique, après le débat télévisé qui a opposé les deux derniers prétendants au poste de Premier ministre du Royaume-Uni.  

On le sait, la course au leadership chez les conservateurs (et donc au 10 Downing Street) se joue en ce moment entre l'ancien maire de Londres Boris Johnson, grand favori, et l'outsider Jeremy Hunt.  Seule et unique confrontation télévisée, ce débat d'hier soir sur la chaîne ITV a eu un goût pour le moins "amer", à lire ce qu'en écrit The Guardian, tant il a opposé deux personnalités antagonistes. 

D'un côté, Boris Johnson le "showman", brouillon, imprécis, clairement évasif sur le fond des débats, mais spectaculaire, truculent, en un mot... efficace face aux caméras et au public. De l'autre, un Jeremy Hunt qui a joué la carte du sérieux, des connaissances de fond, tout en étant incisif, pince-sans-rire, et revoyant systématiquement son rival à son dilletantisme politique. Sa stratégie, c'était d'obliger Johnson à sortir du flou, à s'exposer. A plusieurs reprises, d'ailleurs, ce n'était plus la journaliste de ITV qui posait les questions, mais bien Hunt lui-même (voir au début de la vidéo ci-dessous).  

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Question sur le Brexit : "Démissionnerez-vous si vous n'avez pas réussi à nous faire sortir de l'UE avant le 31 octobre ?"  Boris Johnson s'en tient à répêter son mantra de la soirée, "nous sortirons de l'Europe le 31 octobre quoi qu'il en coûte. Repousser l'échéance ne résoudrait rien." Et Jeremy Hunt de conclure, "la réponse est donc NON, il ne démissionnera pas.".  

Voilà donc pour l'ambiance générale de ce débat, qui selon Martin Kettle du Guardian a prouvé aux Britanniques que "Boris Johnson sera le premier ministre le moins qualifié des temps modernes", car pour ce poste-là, professe Kettel, les qualités requises ne sont pas celles dont BoJo a fait preuve hier soir, à savoir "le sourire, la suffisance et l'amour-propre".   

Et il y a des quotidiens anglais qui ont la dent plus dure encore contre l'ancien maire de Londres : on pense en particulier à la Une du tabloïd The Daily Mirror, avec cette phrase sans appel (en même temps le Mirror n'est pas connu pour faire dans la dentelle)  : "Johnson le traître soutient Donald Trump plus que la Grande-Bretagne". 

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Vous vous demandez peut-être ce que le président américain vient faire dans cette galère . Eh bien c'est une référence à cette affaire Kim Darroch qui envenime depuis dimanche les relations entre Londres et Washington. Kim Darroch, c'est l'ambassadeur britannique aux Etats-Unis, et le New York Times a révélé le week-end dernier des échanges de courriers diplomatiques dans lesquels il traîte Donald Trump entre autres de "type complètement stupide" et d'"idiot prétentieux". 

Forcément Trump a vu rouge, et depuis ne cesse d'agonir d'insultes l'ambassadeur mais aussi Theresa May... et le sujet est donc arrivé sur la table du débat télévisé des Tories hier soir.  Ca a donné l'occasion à Jeremy Hunt d'affirmer une position de soutien inconditionnel au diplomate, et de défiance envers Donald Trump ; "Boris Johnson, lui, note donc le Daily Mirror, a "refusé par six fois de prendre parti contre le président américain, trop soucieux apparemment de ménager leur bonne relation".  

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The Financial Times salue la position claire affirmée à l'inverse par Jeremy Hunt.... et finalement, à lire cette revue de presse, vous aurez peut-être l'impression que l'outisder a remporté le débat, que le statut de favori de Johnson est remis en cause ? Il convient tout de même de rappeler ce n'est pas la presse qui va devoir départager les deux hommes, mais bien les adhérents du Parti conservateur ; et à en croire le rapide sondage effectué sur son site par le Daily Express, c'est bien Boris Johnson, avec ses blagues et son slogan qui veut "rendre au Royaume-Uni son mojo'", comprenez son énergie et son optimisme, qui a le plus marqué les esprits hier soir encore.

On a beaucoup parlé ces dernières semaines de la contestation à Hong-Kong qui ébranle le pouvoir chinois... mais il y a une autre fronde populaire, en Chine continentale, qui inquiète Pékin. 

Ça peut sembler un peu anecdotique, mais dans la Chine autoritaire c'est un vrai événement, et c'est Le Soir, en Belgique qui nous alerte sur cette histoire : toute la semaine dernière des habitants de la ville chinoise de Wuhan, dans le centre du pays, ont manifesté et défié les forces de l'ordre. Ils protestent contre le projet d'installation tout près de leurs quatriers résidentiels d'un incinérateur de déchêts ménagers. Ce qui poussé ces citoyens à s'élever contre l'autorité, c'est l'absence de concertation et d'information à la population sur de possibles risques pour sa santé. Le reporter du Soir, Eric Meyer, évoque l'enquête d'un journal scientifique qui a montré dès 2015 que les études de faisabilité  de l'incinérateur avaient été truquées.   

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Bref, nous raconte en vidéo le South China Morning Post, ils ont été des milliers toute la semaine dernière à descendre dans les rues, avec pancartes, chants et mégaphones... ce qui en Chine est un très très haut niveau de transgression. D'ailleurs très vite c'est le bruit des bottes qui a pris le dessus : les policiers anti-émeutes ont dispersé la manifestation et arrêté violemment plusieurs participants. 

Depuis, selon le site d'info de Singapour Channel News Asia, les autorités chinoises se seraient résolues à mettre le projet d'incinérateur en suspens, le temps de mener une vraie concertation avec les habitants de Wuhan. Si c'est confirmé, c'est une victoire pour cette mobilisation citoyenne et environnementale qui est, pour le Los Angeles Times, typiquement le genre de brèche dans son autorité que le régime chinois craint désormais par dessus-tout.

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"D'abord il ya eu les manifestants pro-démocratie à Hong-Kong, ensuite les pro-environnement à Wuhan", écrit Robyn Dixon. À chaque fois, la censure organisée des réseaux sociaux est dépassée, la défiance contre les informations officielles s'affirme et prend corps dans la rue : de quoi donner "des migraines" à Pékin, conclut le Los Angeles Times.

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