LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
La fumée d'un incendie à Tizi-Ouzou en Algérie le 10 août 2021.

De violents incendies endeuillent l'Algérie

6 min
À retrouver dans l'émission

Au moins 42 personnes sont mortes depuis lundi, dont 25 militaires engagés en renfort des pompiers.

La fumée d'un incendie à Tizi-Ouzou en Algérie le 10 août 2021.
La fumée d'un incendie à Tizi-Ouzou en Algérie le 10 août 2021. Crédits : RYAD KRAMDI - AFP

"Dévastation" ce matin en une de Liberté. Des silhouettes noires se découpent sur un fond de flammes rougeoyantes. "Tizi-Ouzou est en feu", écrit le journal algérien qui consacre l'essentiel de son édition à ces incendies. Tout sur l'Algérie parle d'une "hécatombe". Au moins 42 morts depuis lundi soir dont 17 civils. "En fin de journée, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé une terrible nouvelle aux Algériens", écrit Tout sur l'Algérie, "Le chef de l’État a fait état de la mort de 25 militaires dont 18 à Tizi-Ouzou et sept à Béjaïa, alors qu’ils étaient déployés en renfort des sapeurs-pompiers." 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Partout dans les colonnes de la presse algérienne on cherche "les criminels", "les responsables", "les incendiaires". Dans un éditorial aux accents nationalistes, El Moudjahid, le quotidien proche du pouvoir évoque "une déclaration de guerre", "une campagne de déstabilisation". El Moudjahid accuse sans apporter une quelconque preuve factuelle "une conjuration israélo-marocaine". Le journal interview le colonel Farouk Achour de la Direction Générale de la Protection Civile. Le colonel parle d'actes non seulement "criminels" mais "vicieux". "Les auteurs choisissent des moments de canicule et de vents violents", ajoute Farouk Achour. Un discours qui va dans le sens de la ligne officielle du gouvernement. "Cinquante départs de feu en même temps, c'est impossible. Ces incendies sont d'origine criminelle", déclare par exemple le ministre de l'Intérieur. Les autorités ont arrêté 3 pyromanes présumés sur la commune de Médéa au sud-ouest d'Alger.  

Sur son site, Liberté reprend le communiqué du Front des Forces Socialistes. L'organisation s'interroge également sur "le caractère simultané des incendies" qui "cachent sans doute des intentions criminelles et suspectes". Le parti critique aussi tout simplement les carences de l'État algérien. Le pays "souffre année après année de ce type de catastrophes", remarque le Front des Forces Socialistes qui demande "où sont les avions réservés à l'extinction des incendies ?"

Le site ObservAlgérie va plus loin dans un article intitulé "Incendies en Kabylie : La population livrée à elle-même, selon des maires". "Au bilan macabre des pertes humaines, s'ajoute la détresse des populations locales", écrit ObservAlgérie qui cite le maire d'Akbil. Il explique lutter contre le feu avec "les moyens du bord dont dispose la mairie", c'est-à-dire "deux camions citernes", alors que les incendies cernent sa commune. Le maire assure n'avoir reçu "aucun renfort de la part de la Protection civile", et ajoute "ce sont les citoyens qui font face aux flammes". Toujours dans ObservAlgérie on lit que dans la localité voisine de Aïn El Hammam, l'hôpital a failli partir en fumée mardi à la mi-journée. Des pompiers assistés de volontaires ont sauvé le bâtiment in extremis. Mais le courage des volontaires a des limites et se paye cher : au moins cinq jeunes partis combattre les flammes sont morts mardi. La Tunisie devrait prêter un hélicoptère bombardier d'eau à son voisin algérien rapporte Liberté. Ce ne sera sans doute pas de trop, alors qu'on attend jusqu'à 40 degrés localement en Kabylie ce mercredi.

La princesse Latifa est-elle vraiment libre ? 

La Princesse Latifa al-Maktoum est en vacances en Islande d'après une photo diffusée sur internet. La princesse Latifa est la fille de l'émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum, également Premier ministre des Émirats arabes unis. Le Middle East Eye nous rappelle que la princesse Latifa n'est pas vraiment censée être en vacances en Islande. Le journal basé à Londres se remémore sa tentative d'évasion spectaculaire en 2018. La princesse tentait de fuir sa famille, en quittant Dubaï en voiture, puis en embarquant depuis une plage d'Oman sur un yacht à destination du Sri Lanka. Elle était finalement arrêtée en mer par une opération conjointe de l'Inde et des Émirats arabes unis. En février 2021, la princesse de 35 ans se filme en cachette. Un appel au secours diffusé alors par la BBC dans lequel elle explique être enfermée dans une villa comme une otage. 

Mais depuis la princesse Latifa a été prise en photo à l'aéroport de Madrid en juin dernier raconte le quotidien italien La Repubblica qui s'intéresse aussi à la mystérieuse affaire. Un cabinet d'avocat prétendant représenter la princesse assure qu'elle va bien et qu'elle a retrouvé sa liberté. Ce nouveau cliché de la princesse en Islande, en compagnie d'un cousin et d'une amie britannique renforcerait donc cette hypothèse. Il est permis toutefois de douter avec La Repubblica qui cite Kenneth Roth, le directeur de Human Rights Watch. Il pointe des incohérences : "Il y a quelque chose d'étrange dans ces photos périodiques de Latifa. Si elle n'est plus sous le joug de son père, pourquoi ne pas la laisser aller dans un endroit sûr pour parler librement aux médias ?"

100 000 Britanniques veulent sauver l'alpaga Geronimo

Le Royaume-Uni connaît une mobilisation inattendue pour sauver un alpaga. L'animal s'appelle Geronimo, il est originaire de Nouvelle-Zélande et la presse britannique déborde de photos toutes plus attendrissantes les unes que les autres de cet alpaga à la robe noire. Sa propriétaire, Helen Macdonald, exerce le métier de vétérinaire dans l'ouest de l'Angleterre. Geronimo a contracté la tuberculose bovine nous explique le Guardian. Il est désormais condamné à l'abattage par précaution sanitaire. Sauf que Madame Helen Macdonald refuse qu'on euthanasie son alpaga. Elle a lancé une pétition en ligne adressée à Boris Johnson avec plus de 100 000 signatures. Le père du Premier ministre s'est engagé, en écrivant dans le Sun, pour empêcher "une mission meurtrière absurde".  

Lundi quelques dizaines de manifestants se sont même mobilisés à Londres rapporte la BBC. Les manifestants réclament de nouveaux tests sur l'animal car sa propriétaire assure que ce sont de faux positifs et que Geronimo est en parfaite santé. Cette affaire, et la popularité de l'alpaga embarrasse un peu le gouvernement britannique qui ne veut pas revenir en arrière de peur que d'autres décisions du même ordre soient contestées. En attendant Geronimo commence à s'agacer de la présence des caméras. "Il est un peu grincheux" ces derniers temps avoue sa propriétaire. Elle croit savoir qu'il aspire simplement à "retrouver une vie tranquille".

L'équipe
Journaliste
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......