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Le Monde et Radio France font partie du consortium de 17 médias ayant eu accès à cette liste de 50 000 numéros obtenue par le réseau de journalistes Forbidden Stories et l'ONG Amnesty International.

Projet Pegasus : l'entreprise israélienne NSO au cœur de nombreuses questions

5 min
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Après les révélations de l'enquête internationale sur le logiciel espion Pegasus, tous les regards se tournent vers la société israélienne NSO, à l'origine de cet outil de surveillance utilisé par certains États pour espionner des personnalités politiques, des militants ou encore des journalistes.

Le Monde et Radio France font partie du consortium de 17 médias ayant eu accès à cette liste de 50 000 numéros obtenue par le réseau de journalistes Forbidden Stories et l'ONG Amnesty International.
Le Monde et Radio France font partie du consortium de 17 médias ayant eu accès à cette liste de 50 000 numéros obtenue par le réseau de journalistes Forbidden Stories et l'ONG Amnesty International. Crédits : Jean-François FREY - Maxppp

L'entreprise NSO est plus que jamais soupçonnée de liens avec les services secrets israéliens, explique le Washington Post. Car c'est bien le ministère israélien de la Défense qui examine et approuve la licence de ses produits aux gouvernements étrangers, rappelle le quotidien, qui fait partie du consortium de médias à l'origine de l'enquête. Les fondateurs de NSO sont eux-mêmes d'anciens membres de l'unité d'élite israélienne de surveillance électronique. Le ministère lui, assure qu'« Israël n'a pas accès aux informations recueillies par les clients de NSO ».  Mais visiblement cette enquête provoque de l'agitation du côté de la classe politique israélienne, qui a mis en place une équipe spéciale pour faire face aux conséquences de ces révélations, tandis qu'une conférence sur la cybersécurité s'est aussi tenu hier à l'université de Tel Aviv, selon le média israélien Walla

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Et depuis des années déjà NSO répond aux accusations selon lesquelles elle travaille avec des gouvernements qui violent les droits de l'homme, en assurant qu'elle ne vend ses services qu'à des organisations soigneusement contrôlées. Dans son édition de ce mercredi, The Financial Times s'intéresse à la façon dont "Israël a utilisé les logiciels espions de NSO comme carte de visite diplomatique", comme outil de rapprochement entre l'État hébreu et des pays arabes tels que les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Arabie saoudite, en leur offrant une coopération sécuritaire clandestine contre des ennemis régionaux communs, des Frères musulmans à l'Iran.

Le Jerusalem Post, de son côté fait la comparaison avec les ventes d'armes, pour lesquelles les antécédents de l'acheteur sont toujours soigneusement étudiées en amont. El Pais, qui a aussi participé à l'enquête, plaide de son côté pour un meilleur contrôle de ces outils de surveillance à l'échelle mondiale, "pas simple", reconnait le quotidien espagnol, qui estime cependant que "ce n'est pas une excuse pour renoncer à essayer". 

> 'Projet Pegasus' : révélations sur un système mondial de cybersurveillance, notre dossier complet à ce sujet

Les fidèles musulmanes autorisées à faire le pèlerinage de la Mecque sans accompagnateur

Parmi les 60 000 musulmans vaccinées et autorisées à participer au Hajj cette année (jauge imposée par la pandémie), les autorités saoudiennes ont décidé cette année de permettre aussi aux femmes d'entreprendre seules ce grand voyage spirituel, un des cinq piliers de l'islam. Elles n'ont plus besoin de tuteur ni de gardien pour les accompagner. Il s'agit en général du mari, du père, du frère ou du fils.  C'est l'une des dernières mesures prises par le royaume en faveur des saoudiennes, et un rêve qui se réalise pour de nombreuses fidèles, qui doivent cependant répondre à une condition : être en groupe. 

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La Deutsche Welle raconte ainsi comment certaines se sont organisées en amont du voyage via Whatsapp, pour rester unies, et faire que tout se passe au mieux. Des centaines de travailleuses, d'employées sont même mobilisées pour être au petits soins avec elles sur place, pour les accueillir, garder leurs effets personnels, nettoyer, stériliser les tapis dans la mosquée, mais aussi garantir la sécurité sur le site, peut-on lire dans Gulf News. Une mesure qui a tout l'air d'une avancée sociale majeure dans le royaume mais qui se heurte à la résistance d'une partie de la société. Le Wall Street Journal a interrogé Rana et Lina Mokhtar, deux soeurs qui voulaient faire ce périple ensemble, mais ont vu leur inscription refusée par certains voyagistes qui exigent toujours des musulmanes qu'elles soient accompagnées, par une clause dans leur règlement. 

Toujours beaucoup de critiques autour du maintien des JO de Tokyo

La décision de Tokyo et du Comité International Olympique de maintenir l'évènement continue de faire polémique, alors que le nombre de cas signalés parmi les athlètes augmente, malgré les conditions sanitaires drastiques mises en place. Encore ce matin, les titres d'articles et d'éditoriaux ne manquent pas pour décrire la situation, à trois jours de la cérémonie d'ouverture : The South China Morning Post prédit "une catastrophe imminente". "Pas de fans et pas de fun ?", s'interroge le Washington Post qui évoque "un acte de haute voltige : plein de risques mais pas voué à l'échec". "Tout le monde semble en tout cas avoir le trac, commente The Guardian : Thomas Bach, président du Comité international olympique, avoue des nuits blanches. Les athlètes et les journalistes craignent à chaque moment d'être contaminé ou cas contact, synonyme de quarantaine de deux semaines. 

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Une partie des organisateurs s'inquiète cette fois d'une autre menace, qui place sur les épreuves nautiques. La voie navigable Sea Forest dans la baie de Tokyo doit accueillir les épreuves de canoë et d'aviron, mais on s'inquiète de l'invasion d'une armée "d'huîtres voyous". Le Washington Post relate sur cette plaie supplémentaire qui s'abat sur les Jeux. L'an dernier 14 tonnes ont été récupérées sous l'eau, une véritable armée qui menace la bonne tenue de ces épreuves. Le quotidien japonais Asahi Shimbun décrit le personnel, « regardant avec inquiétude dans l'eau comme si un monstre se cachait sous la surface ».  Mais il ne s'agit pas de n'importe quelles huîtres, celles-ci, surnommées Magaki, sont très réputées, c'est un mets très délicat, même prôné par les chefs du pays, et qui se vend d'ordinaire à prix d'or. Autant les consommer, pourrait-on se dire, sauf que cela impliquerait des contrôles sanitaires accrus, dont les organisateurs se passent volontiers en pleine pandémie. 

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