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La Russie a envoyé des véhicules lourds à l'armée centrafricaine

Vers un report du scrutin présidentiel en Centrafrique ?

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La tension est remontée d’un cran hier, en Centrafrique, avec une nouvelle série d’attaques coordonnée par les groupes armés coalisés. RFI Afrique évoque la possibilité d'un report, alors que le scrutin est prévu dimanche.

La Russie a envoyé des véhicules lourds à l'armée centrafricaine
La Russie a envoyé des véhicules lourds à l'armée centrafricaine Crédits : Camille Laffont - AFP

Le doute s'installe de plus en plus autour de la tenue des élections présidentielles de dimanche en Centrafrique, alors que la tension est remontée d’un cran hier, avec une nouvelle série d’attaques coordonnée par les groupes armés coalisés. Bambari, la 4e ville du pays est tombée aux mains d'un groupe rebelle, après de violents combats, les opposants à l'armée régulière appuyée par des mercenaires russes, selon le journal de Bangui.  

RFI détaille les possibilités d'un tel report, car s'il est impossible d’organiser un scrutin crédible à la date prévue, un report technique d'une dizaine de jours est constitutionnellement possible. En effet, les textes en vigueur n’imposent pas d’obligation de tenir le scrutin le 27 décembre, ils prévoient simplement qu’un nouveau président doit être investi au plus tard le 30 mars prochain. Il y a donc un peu de marge de manœuvre.  

Mais un tel report serait probablement vécu comme une défaite par le président Touadéra, candidat à sa réélection, et qui a toujours refusé cette éventualité. Lui, voit derrière le chaos la main de l'ex-président Bozizé, principal opposant, mais dont la candidature a été invalidée par le conseil constitutionnel centrafricain. De son côté le G5, composé notamment de l'Union Africaine, de l'Union Européenne et de la France est toujours favorable au maintien du scrutin, la communauté internationale ayant par ailleurs massivement investi dans le processus électoral sur le plan financier. Le G5 qui se réunit à nouveau demain pour évaluer la situation à 72h de l'ouverture théorique des bureaux de vote.     

Enfin, au-delà des combats peu propices, évidemment, à la tenue d'une élection sereine, le site Africanews se fait l'écho de la difficulté à distribuer les cartes d'électeurs, une distribution qui a débuté samedi dernier et doit prendre fin aujourd'hui. Et le bilan serait pour le moment mitigé, avec de nombreux électeurs régulièrement inscrits peinant à obtenir leurs cartes.

Le "Noël de la délation" en Suisse romande

À 36h de la dinde et 48h des cadeaux sous le sapin, les préparatifs battent leur plein aux quatre coins du monde et ils ne ressemblent pas tout à fait à ceux de l'an dernier. Notamment en Suisse romande, où si l'on en croît la Tribune de Genève les citoyens se préparent au "grand Noël de la délation." Et "il y aura des prunes sous le sapin" prévient le journal, en référence notamment à la limitation à 10 du nombre de convives autorisées dans chaque foyer. Alors les familles nombreuses désireuses de se réunir s'organisent, mettant en place des stratagèmes : se garer loin et dans des endroits différents, ne pas fumer au balcon ou encore rentrer par la porte de derrière.

Cependant la police rassure, l'amende ne sera pas systématique, et il s'agit avant tout de dissuader les grands rassemblements. En septembre et octobre, alors que des restrictions du même type existaient déjà, une seule amende pour dépassement du nombre de fêtards a été distribuée par la police cantonale genevoise, malgré bon nombre de coups de fil de voisins, explique un porte-parole des forces de l'ordre. Et il tente de désamorcer toute forme d'animosité envers ces chers délateurs : "La grande majorité des dénonciations sont liées à de la souffrance ou à de l’incompréhension, explique-t-il, par exemple de la part de personnes qui ont dû fermer leur commerce. Nous avons vraiment très peu de gens qui dénoncent par volonté de nuire à leurs voisins."

Briser le plexiglass

Les Santa Claus de centre commercial ne sont pas à la fête aux Etats-Unis. Le Wall Street journal nous amène dans un mall du Colorado et raconte le nouveau quotidien de ces hommes sandwichs censés attirer le chaland à grands coups de séances photos. Une stratégie commerciale qui a depuis longtemps fait ses preuves, sauf que cette année, plus question de poser sur les genoux du Papa Noël. Papa Noël est au mieux à bonne distance, derrière une vitre en plexiglass. On peut ensuite lui glisser sa liste sous la barrière et discuter via un interphone, le tout sur réservation. Ça, c'est pour le plus classique.   

Autre possibilité décrite par le Wall Street Journal, un Père Noël et un photographe enfermés dans des boules de neige géantes en plastique. Et un Papa Noël de témoigner : "Même moi, à 51 ans qui suis un jeune Père Noël, je n'entends pas toujours tout, il faut bien tendre l'oreille."  

Enfin, dans un hôtel du New Jersey les propriétaires ont carrément préféré mettre en place une visioconférence avec le vieil homme en robe rouge. "Quand il est apparu à l’écran, les enfants ont d’abord cru qu’ils regardaient une vidéo sur YouTube, ou bien qu’ils commençaient une leçon d’école en ligne" explique un papa. "Mais Violet a finalement compris ce qu'il se passait et n’a pas manqué l’occasion de demander des poupées", en voilà une qui ne perd pas le Pôle Nord.   

Alors, certains tentent de remettre un soupçon de vrai comme ils le peuvent, le Wall Street Journal suit notamment Robert, un Père Noël caritatif du Massachusetts. Pour lui cette année, finis les postiches, il s'est laissé pousser la barbe depuis le mois de mars. Et quand il demande à Ethan, 7 ans, pourquoi sa barbe est grise et non pas blanche cette année, le petit garçon lui répond : "C'est sûrement à cause du Covid-19". Vous l'aurez compris, pour les Pères Noël de magasin, ce réveillon 2020 n'est pas forcément un cadeau.

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