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Containers de déchets plastiques provenant des USA ou du Canad, Malaisie, mai 2019

Haro sur les exportations de déchets plastiques

6 min
À retrouver dans l'émission

La Turquie interdit à compter de ce 2 juillet les importations de déchets plastiques de pays tiers, obligeant le Royaume-Uni à mieux recycler ses poubelles ; l'Australie également, s'interdit désormais d'aller jeter ses déchets à l'étranger. Retour sur "l'affaire de la tutelle de Britney Spears".

Containers de déchets plastiques provenant des USA ou du Canad, Malaisie, mai 2019
Containers de déchets plastiques provenant des USA ou du Canad, Malaisie, mai 2019 Crédits : Mohd Rasfan - AFP

Ça bouge, du côté de la lutte contre les déchets plastiques qui étouffent notre planète.

… Et en particulier dans la lutte contre ces pays riches qui exportent leurs déchets, pour s’en débarrasser à peu de frais vers d’autres pays moins regardants sur la pollution plastique. J’ai nommé, avec la BBC ce matin, le Royaume-Uni : deuxième plus gros producteur de déchets plastiques au monde après les Etats-Unis, il a exporté par bateaux entiers, rien qu’entre janvier et mars inclus cette année, plus de 150 mille tonnes à travers le monde. 

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La moitié, soit 76 mille tonnes (soit trente containers par jour, tout de même) a été envoyée vers la Turquie… où officiellement ces déchets sont censés être recyclés… sauf qu’une enquête publiée par Greenpeace au mois de mai a révélé que la plupart de ce plastique patiemment trié par de bons citoyens britanniques… alimente en Turquie une économie parallèle de glaneurs, souvent des enfants, qui fouillent dans ces montagnes de déchets pour en tirer des bouteilles à revendre pour quelques sous avant que le reste soit brûlé sans quasiment aucune mesure anti-pollution.

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Voilà donc l’envers du décor du recyclage à la Britannique. Le pays, précise encore la BBC, ne traite chez lui et avec de vraies considérations écologiques que l'équivalent de 75% de la masse de déchets qui part vers la seule Turquie. Et là où ça se complique, c’est que le gouvernement turc (après l’enquête de Greenpeace) a décidé d’interdire ces importations de plastique usagé ; l'interdiction qui rentre en application ce 2 juillet. Le Royaume-Uni va devoir leur trouver une autre destination et surtout développer sa propre capacité de recyclage négligée jusque-là, puisque c’était tellement plus simple d’aller jeter ses poubelles ailleurs.

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La problématique est à peu près la même en Australie sauf que là-bas, note The Canberra Times, l’interdiction d’exporter des déchets est venu du gouvernement lui-même... enfin après que les pays destinataires Chine et Inde principalement, ont décidé de ne plus accepter les bateaux-poubelles depuis quelques mois. 

En étant optimiste, comme essaye de l’être le quotidien de la capitale, on peut espérer que cela va pousser les entreprises australiennes à développer l’activité de recyclage et les emplois qui pourront être créés avec. Mais la rapidité avec laquelle l’interdiction d’exporter a été prise n’a pas permis au secteur de s’organiser pour pouvoir traiter les 75 000 tonnes de déchets qui sont d’habitude envoyées à l’étranger. Il va falloir un an à un an et demi, estime le Canberra Times, pour que l’Australie arrive à recycler vraiment elle-même tous ses déchets.

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Pour aller plus loin sur ce sujet, on lira le numéro spécial très complet de la revue Science sur le "dilemme" que constitue notre dépendance au plastique à travers le monde. Un véritable "pacte avec le diable" conclu après la Seconde Guerre mondiale avec l’avènement de la société moderne de consommation mondialisée. Aujourd’hui le plastique (comme d’ailleurs ce modèle de société), nous étouffe littéralement. Dans un des articles de son dossier, Science cherche des solutions et nous emmène dans la mangrove indonésienne envahie de déchets avec un scientifique qui y recherche des micro-organismes marins mangeurs de plastique : leur utilisation à grande échelle pourrait résoudre en partie le problème du traitement des déchets. 

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Mais la vraie solution, insiste Sandra Laville du Guardian, c’est la réduction drastique de notre consommation de plastique, voire à l’horizon 2040 l’arrêt pour et simple de la production de matériau plastique non-recyclé. Les "8 milliards de tonnes de plastique produits à travers la planète depuis 1950" constituent une matière première bien suffisante, si elle est bien recyclée dans une économique circulaire vertueuse, pour nous permettre de ne pas avoir à en fabriquer plus. En ce début de mois de juillet décrété "mois sans plastique" par des ONG, de nombreux scientifiques appellent à un accord international pour interdire, donc, la production de nouveaux plastiques en 2040.

Qu'on se le dise, l’affaire de la tutelle de Britney Spears est loin d’être terminée.

Pourtant ce jeudi, le magazine Variety nous annonçait que la Cour supérieure de justice de Los Angeles a rejeté la demande de la pop-star américaine que soit retirée à son père Jamie Spears cette mesure conservatoire qui, depuis 2008, lui donne le contrôle complet sur la vie et les finances de sa fille âgée de 39 ans. 

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En 2008, Britney Spears, c’est vrai, avait sombré dans une profonde dépression liée à la pression extrême qui était mise sur sa vie privée par sa célébrité conquise très jeune et à l’exposition médiatique délirante qui en avait découlé. Mais treize ans plus tard, elle affirmait devant les juges californiens la semaine dernière qu’elle va mieux, qu’elle aspire à "reprendre le contrôle sur sa vie", contre une tutelle paternelle qui l’empêche de décider par exemple, de repeindre les placards de sa cuisine ou d'arrêter sa contraception pour avoir un nouvel enfant… mais qui d'un autre côté continue de gérer de manière très lucrative sa carrière de chanteuse.

"Ce qui arrive à Britney Spears depuis treize ans n’arriverait jamais à un artiste homme", s’emportait il y a quelques jours Helaine Olen pour The Washington Post, voyant dans toute cette affaire un exemple criant des effets délétères que le système patriarcal continue d’avoir sur la vie des femmes, associé au tabou que constituent les maladies psychiques qui touchent ces dernières dans nos sociétés. 

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Mais les juges ont donc décidé de donner raison au père de Britney Spears, une décision que déplore Victoria Richard dans les colonnes de The Independent : "Comment vivre, interroge-t-elle, dans une société qui d’un côté libère le comédien Bill Cosby condamné pour de multiples agressions sexuelles sur des femmes, et de l’autre, laisse la chanteuse sous cette toxique emprise paternelle ?"

Si je vous dis que l’affaire n’est pas terminée, c’est parce qu’il doit y avoir une autre audience ce mois-ci, que le témoignage poignant de Britney Spears la semaine dernière a soulevé un mouvement de soutien très vif, dans le milieu de la pop américaine où les langues se délient sur d’autres vedettes, qui commencent à témoigner contre les abus d’autorité du père tutélaire. 

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L’émoi suscité est tel, nous dit NBC News, que la société Bessemer Trust, chargé de gérer cette tutelle avec Jamie Spears vient de déclarer qu’elle souhaitait que les juges lui retirent cette responsabilité légale. Et l’affaire enfin devient politique : The New York Post annonce que plusieurs élus du congrès américain veulent inviter Britney Spears à témoigner, dans l’hémicycle, pour dénoncer le scandale des tutelles abusives aux Etats-Unis. Petite précision : ce sont des élus républicains très marqués à droite et proches de Donald Trump, comme la conspirationniste Marjorie Taylor Greene, qui ont lancé l’invitation. 

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