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Hydroxychloroquine (commercialisée sous le nom de Plaquenil) et chloroquine avaient été bannis de tout traitement du Covid19 sur la base d'une étude aujourd'hui décrédibilisée

Le retour de la chloroquine

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L'étude statistique qui avait entraîné la suspension des traitements et essais avec chloroquine est aujourd'hui complètement décrédibilisée. En Libye, le Gouvernement d'Accord National remporte une victoire militaire décisive.

Hydroxychloroquine (commercialisée sous le nom de Plaquenil) et chloroquine avaient été bannis de tout traitement du Covid19 sur la base d'une étude aujourd'hui décrédibilisée
Hydroxychloroquine (commercialisée sous le nom de Plaquenil) et chloroquine avaient été bannis de tout traitement du Covid19 sur la base d'une étude aujourd'hui décrédibilisée Crédits : Aurelien Morissard - Maxppp

C'est sans doute le dernier clou dans le cercueil de l'étude parue dans la prestigieuse revue médicale The Lancet le 22 mai dernier et qui présentait l'emploi de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine comme potentiellement dangereuses, les malades du Covid-19 traités par ces molécules ayant statistiquement plus de chances de décéder que les autres... et bien The Lancet a publié ces dernières heures une rétractation signée par trois des quatre auteurs de la publication originale... ceux ci se sont révélés incapables de faire réaliser un audit des données qui constituaient la base de leur étude statistique et, partant, ont annoncé qu'ils "ne pouvaient plus en garantir la véracité"

Ce qui est en cause c'est effectivement les sources de la fameuse étude laquelle repose sur les dossiers médicaux de  plus de 95 000 patients malades du Covid-19 et soignés dans 671 hôpitaux de par le monde ; 15 000 d'entre eux ayant été traités à l'hydroxychloroquine ou a la chloroquine. Des dossiers médicaux agrégés par une société  privée Surgisphere dont le quatrième auteur de l'étude n'était autre que le PDG. Or celui-ci se refuse obstinément de révéler ses sources, notamment les hôpitaux auprès de qui les dossiers médicaux ont été collationnés.

Dans un long papier d'analyse, The Guardian - dont l'édition australienne avait été la première à mettre en doute les données recueillies par Surgisphere - raconte comment la vaste base de données de cette petite compagnie inconnue a pu influencer et même modifier les politiques de santé mondiales. C'est en effet à la suite de la publication de l'étude Surgisphere dans The Lancet que l'Organisation Mondiale de la Santé avait suspendu son expérimentation de traitement à base de chloroquine... avant d'annoncer sa reprise ces derniers jours. 

Une nouvelle étude, conduite par l'université du Minnesota, conclu à une efficacité nulle de la chloroquine  en traitement préventif
Une nouvelle étude, conduite par l'université du Minnesota, conclu à une efficacité nulle de la chloroquine en traitement préventif

Tout ça ne veut pas dire pour autant que chloroquine et hydroxychloroquine se trouvent réhabilités comme traitement. D'ailleurs, une autre étude, clinique celle-là, randomisée et en double aveugle et conduite par l'université du Minnesota vient à son tour d'être publiée dans le New England Journal of Medecine. Elle conclu que la prise d'hydroxychloroquine à titre prophylactique ou préventif n'empêche nullement de contracter la maladie.

Loin des chicaneries scientifiques et médicales... Au Maghreb, on se demande si la guerre en Libye n'est pas en passe d'être gagnée par le camp du Gouvernement d'Accord National. Tout le monde ou presque s'accorde en tout cas pour considérer la perte de la zone de l'aéroport de Tripoli comme un très sérieux revers pour les forces du général Haftar. Le gouvernement reconnu internationalement et conduit par Faiez al Sarraj revendique la libération de toute la zone urbaine de Tripoli. "Cela semble confirmer la tendance générale : Haftar est clairement sur la défensive", écrit le _Libya Herald_, "après avoir perdu les villes côtières de Surman et Sabrata en avril, ainsi que la base aérienne de Wytiya en mai. L'intervention turque avec sa puissance aérienne aux côté du gouvernement est clairement ce qui a renversé la vapeur" et permis ces victoires, souligne le quotidien en ligne.

Le Premier ministre du Gouvernement d'Accord National Faiez al Saarj est justement en Turquie actuellement où, rapporte le Hürriyet Daily News  on lui a promis encore davantage d'aide matérielle et militaire, assure le journal  mais le Président Turc Erdogan a également rappelé à Faiez al Sarraj que le soutien militaire turc se double d'un accord quant à l'exploitation par la Turquie de possibles gisements d'hydrocarbures dans les eaux libyennes... "Il faudra renforcer notre coopération, notamment  concernant l'exploration et les forages" a ainsi indiqué le Président turc, cité par le journal... 

Sur la défensive en Libye, le général Khalifa Haftar  est pati chercher de l'aide en Egypte
Sur la défensive en Libye, le général Khalifa Haftar est pati chercher de l'aide en Egypte

Quant au général Haftar il a lui aussi quitté le champs de bataille libyen pour aller prendre conseil et peut-être chercher de l'aide chez son allié égyptien. Il doit notamment voir au Caire le Président Abdel Fattah al Sisi  et ses principaux généraux, révèle le quotidien saoudien Asharq al awsat.

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Les deux parties au conflit libyen : le général Haftar et le premier ministre Faiez al Sarraj ont normalement convenu de reprendre des pourparlers de paix sous égide onusienne... mais au sortir de son entretien avec le président turc, le premier ministre Al Sarraj annonçait à la presse qu'il était déterminé à reprendre le contrôle de toute la Libye.

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Enfin aux Etats Unis,  c'est la relation des militaires avec leur commandant en chef , en l'occurrence le président Donald Trump, qui est aujourd'hui en question... après la sortie tonitruante du général Mattis, l'ancien Secrétaire à la Défense de Donald Trump qui publiait mercredi dans plusieurs journaux américains dont The Atlantic une sorte de lettre ouverte dans laquelle il fustigeait l'incompétence et l'absence de leadership du président Américain, nombre d'autres militaires, en retraite souvent sont montés au créneau pour dénoncer les velléités présidentielles de déployer l'armée face aux manifestations de rue dans le pays. Dans le quotidien politique The Hill, par exemple  le général Jim Dubik prévient  : en matière de maintient de l'ordre comme en matière de tactique militaire "la ligne est étroite qui sépare la fermeté de la bêtise... et il faut se garder de vouloir la franchir"... en clair, poursuit-il les manifestations, il faut apprendre à les gérer, et non pas foncer dans le tas !

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