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Un soldat libanais manipule les restes d'une bombe israélienne près du cratère laissé par une frappe aérienne dans le sud du Liban le 5 août 2021.

Qui veut faire monter la tension entre le Liban et Israël ?

6 min
À retrouver dans l'émission

Faut-il voir l'influence de l'Iran derrière les tirs de roquettes effectués depuis le sud du Liban mercredi soir ?

Un soldat libanais manipule les restes d'une bombe israélienne près du cratère laissé par une frappe aérienne dans le sud du Liban le 5 août 2021.
Un soldat libanais manipule les restes d'une bombe israélienne près du cratère laissé par une frappe aérienne dans le sud du Liban le 5 août 2021. Crédits : MAHMOUD ZAYYAT - AFP

L'Orient-Le jour revient sur la brusque poussée de fièvre entre le Liban et Israël. Mercredi 4 août trois roquettes ont été tirées depuis le Liban vers la ville israélienne de Kyriat Shmona. Le lendemain, l'armée israélienne a répliqué par des bombardements, les premiers sur le sol libanais depuis 2014. Aucune victime n'est à déplorer d'un côté comme de l'autre de la frontière. Les tirs de roquettes n'ont pas été revendiqués mais d’après des responsables de la défense israélienne cités par le journal libanais, si le Hezbollah "n’était pas derrière l’attaque, il était très probablement au courant." Pour L'Orient-Le jour : "Le timing révèle une tentative de détourner l’attention de la vaste mobilisation populaire qui a marqué, le jour même, la première commémoration de la double explosion meurtrière au port de Beyrouth." Mais le quotidien explore aussi une autre piste. Celle de la manipulation iranienne dans un contexte de bras de fer régional avec de récents incidents dans le Golfe d'Oman notamment. Le Hezbollah libanais est un allié proche de Téhéran, "les Iraniens font monter les enchères", selon le général libanais à la retraite Khalil Hélou, cité par L'Orient-Le Jour.

On ne trouve pas plus de réponses dans les colonnes d'Haaretz, mais plutôt de nouvelles questions. Le Hezbollah était-il au courant des tirs, s'interroge le quotidien israélien. Si la réponse est oui c'est inquiétant estime Haaretz car cela signifierait que l'Iran est à la manœuvre. Si la réponse est non c'est également inquiétant juge le journal. Parce que cela voudrait dire que la crise économique et le chaos politique au Liban mènent au point où les groupes armés palestiniens ne sont plus contrôlés par le Hezbollah et agissent sans l'aval de la milice chiite. Dans L'Orient-Le Jour, Khalil Hélou relativise l'incident : "Nul ne veut d’une guerre au Sud Liban, ni le Liban, ni l’Iran, ni Israël", croit-il savoir.  Mais il admet que "Les guerres sont toujours le résultat d’un mauvais calcul". Haaretz ne dit finalement pas autre chose. Une guerre peut éclater à cause d'une accumulation d'incidents prévient le journal, alors même qu'aucune des parties impliquées ne souhaitait en arriver à un conflit ouvert.

Le Los Angeles Times consacre une longue enquête aux échouages de baleines grises

Depuis janvier 2019 ces cétacés meurent par centaines sur les plages de la côte américaine. Les baleines grises viennent du nord, des eaux froides de l'Arctique. Elles accomplissent une très longue migration annuelle : chaque printemps elles viennent s'accoupler et allaiter leurs petits au large de la Californie. Mais depuis un peu plus de deux ans leur comportement s'est altéré. Les baleines arrivent avec deux semaines de retard, elles sont maigres, restent plus longtemps et on voit moins de femelles accompagnées d'un petit. 

Le Los Angeles Times nous fait plonger dans les eaux du Pacifique sur les traces des dépouilles de ces mammifères. Comme cette baleine en décomposition, prise en photo échouée sur le sable comme une vulgaire méduse. Des enfants masqués viennent l'observer sans oser trop s'approcher de la créature marine. Quelque chose tue les baleines grises, mais quoi ? Le Los Angeles Times raconte l'enquête des scientifiques, des observateurs amateurs, des habitants et des marins de la côte californienne du Mexique et des États-Unis. Les pistes sont nombreuses "l'altération des écosystèmes, les collisions avec les navires, les filets de pêche, la pollution au plastique, les maladies, l'acidification des océans et la disparition de forêts de varech." Mais on ne sait toujours pas dire quel facteur est réellement déterminant. La population de baleines grises n'est pour le moment pas en péril. Elles sont réputées très résistantes. C'est une raison de plus de se préoccuper de leur sort car elles jouent un rôle de sentinelle estime le journal. Si elles vont mal c'est que l'Océan va mal.

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En Australie, le mystère des disparitions de la vallée de Wonnangatta

Une histoire à vous donner des frissons par une nuit d'été dans cette vallée du sud de l'Australie où nous emmène le New York Times. C'est à cheval qu'on pénètre sur ces terres accidentées et boisées en suivant un berger, M. Culican, sur les traces de deux campeurs portés disparus. Ce matin d'automne raconte le New York Times, M. Culican est le premier à arriver sur les lieux où les vacanciers avaient planté leur tente. Il n'en reste rien, tout a brulé, et la plaine est jonchée de carcasses de cerfs. "Cela n'avait rien de naturel", se remémore le berger, encore troublé. On ne retrouvera jamais les deux campeurs, Russell Hill et Carol Clay, âgés tous deux de 70 ans, des amoureux, qui cachaient leur liaison à leurs familles respectives. Sont-ils tombés sur des braconniers chassant illégalement le cerf ? Ont-ils mis en scène leur propre disparition ? 

Toujours est-il que ce ne sont pas les premiers à s'évaporer dans la brousse. En 2008, un randonneur expérimenté de 57 ans disparaît. Un évadé d'un service de psychiatrie aux tendances meurtrières est repéré dans la zone mais l'affaire n'est pas résolue. Trois ans plus tard, le directeur d'une prison de Melbourne ne donne plus de nouvelles alors qu'il chassait le chevreuil dans les montagnes. Il n'est jamais retrouvé.   Même chose en 2019, à trois mois d'intervalle pour deux autres malchanceux. Alors autour des feux de camp, les locaux se racontent l'histoire de Button Man. Un homme, un reclus, vivant dans les bois qui s'approche des promeneurs et leur demande s'ils veulent voir sa collection de haches. Pour d'autres c'est plutôt une bête velue. On dit aussi que les randonneurs, en revenant de la vallée, trouvent des photos d'eux-mêmes sur leurs appareils, prises par une main inconnue. Charlie Lovick, un agriculteur du coin âgé de 71 ans confie au New York Times qu'il est facile la nuit d'imaginer des choses cachées dans la brousse et que c'est pour ça qu'il garde son feu allumé toute la nuit,   pendant que les chiens sauvages hurlent dans les collines jusqu'au matin, quand un épais brouillard recouvre la vallée de Wonnangatta et ses secrets... 

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