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Svetlana Tikhanovskaya, candidate à la présidentielle en Biélorussie

Présidentielle en Biélorussie: l'opposante Tikhanovskaya peut-elle menacer le président Loukachenko ?

5 min
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Cette opposante inattendue et au profil atypique semble avoir du succès dans l'opinion. Pourra-t-elle détrôner le sortant ? Dans cette revue de presse, nous abordons également la future présidentielle en Côte d'Ivoire. Le sortant Alassane Ouattara s'est déclaré candidat.

Svetlana Tikhanovskaya, candidate à la présidentielle en Biélorussie
Svetlana Tikhanovskaya, candidate à la présidentielle en Biélorussie Crédits : Sergei GAPON / AFP - AFP

En Biélorussie, l'élection présidentielle se déroule dimanche prochain, le 9 août.  Alexandre Loukachenko se présente en vue d'un sixième mandat. Il est au pouvoir depuis 1994.

Le président Biélorusse Alexandre Loukachenko
Le président Biélorusse Alexandre Loukachenko Crédits : VIKTOR DRACHEV / AFP - AFP

Cette fois-ci il fait face à une opposition inattendue, celle d'une candidate, Svetlana Tikhanovskaya, qui a une certaine popularité. On trouve de nombreux articles sur elle dans la presse européenne. Le journal irlandais The Irish Times fait notamment un portrait d'elle. 

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"Très intelligente et très instruite, écrit le quotidien, Sveta [comme elle est surnommée] n'était pas, jusqu'à récemment, une femme politique". Seulement voilà "Son mari [Sergey Tikhanovsky], militant, blogueur et cinéaste, a été arrêté en mai. Elle a vu d'autres opposants au Président être enlevés dans les rues et placés dans des centres de détention provisoire". Elle a vu également "les familles du pays souffrir économiquement sous le régime, l'avenir de ses enfants s'assombrir de jour en jour. Elle a décidé de prendre la place de son mari et de se battre".

"Si jamais elle est élue, poursuit The Irish Times, elle n'entrera pas en fonction. Son plan est de libérer les prisonniers politiques et d'organiser des élections libres et équitables. Toutes les forces politiques d'opposition à Loukachenko se sont ralliées à elle".

Sa campagne a pris dans l'opinion biélorusse.

Il y a quelques jours le site de la BBC écrivait également sur le sujet.

"Mme Tikhanovskaya, 37 ans, peut-on lire, a dû envoyer ses deux enfants à l'étranger pour des raisons de sécurité. Elle est devenue le visage surprise du changement en Biélorussie".

"Elle s'est associée à deux autres femmes Veronika Tsepkalo, [femme d'un candidat potentiel qui n'a pas pu se présenter], et à Maria Kolesnikova, [directrice de campagne d'un autre candidat potentiel]".

"Ensemble, écrit la BBC, elles ont attiré des foules record lors de rassemblements dans tout le pays".

Ce qui pose une question: Svetlana Tikhanovskaya pourrait-elle gagner dimanche prochain ?

À lire Radio Free Europe, il est permis d'en douter. 

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Sur le site de cette radio américaine située à Prague, on peut lire un article intitulé Cinq facteurs qui garantissent la victoire de Loukachenko à chaque élection en Biélorussie. Parmi ces facteurs il y a par exemple le vote anticipé. "Les critiques disent que cela laisse plus de temps pour falsifier les bulletins de vote et manipuler le résultat". Il y a aussi, nous dit-il, le manque d'observateurs internationaux vraiment crédibles, le fait que "Loukachenko domine les médias d'État". "La peur qu'il créé également en laissant entendre que la Russie et les puissances occidentales complotent pour s'ingérer dans ces élections" peut aussi avoir un effet.  "Cependant, conclut le site, si ces méthodes ont fonctionné pour Loukachenko dans le passé, un changement de paysage pourrait rendre leur fiabilité moins certaine cette fois-ci".

De son côté le Bangkok Post, quotidien thaïlandais croit à une possible surprise.

"La crédibilité de M. Loukachenko commence à s'effriter, écrit-il. Un rassemblement anti-régime le 19 juillet à Minsk a attiré environ 10 000 personnes. Un autre le 30 juillet, en a attiré 63.000". Il pourrait "vraiment perdre au second tour des élections", peut-on lire.

Réponse donc dans quelques jours...

Une autre élection présidentielle est au cœur de l'actualité internationale, il s'agit de celle qui va se dérouler en Côte d'Ivoire le 31 octobre prochain.

On l'a appris hier soir. Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, 78 ans, sera finalement candidat à sa réelection.

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Pourtant, nous rappelle notamment le site News Abidjan, il avait au départ renoncé à un troisième mandat.

Le candidat du parti au pouvoir le RHDP devait être Amadou Gon Coulibaly, ancien Premier ministre qui est décédé le 8 juillet dernier.

Alassane Ouattara, peut-on lire, avait "planifié" sa vie d'après la présidence, "en créant sa fondation", "mais le décès de Gon Coulibaly laisse un vide", et "l'actuel président s'engage donc à porter le flambeau du RHDP".

Cette décision annoncée hier était attendue depuis le mois de juillet. Il y a deux semaines déjà, The Africa report, qui est un magazine anglais, annonçait que cela se produirait, tout en prédisant que "les temps à venir ne seraient sans doute pas faciles pour Ouattara".

"Aussi exceptionnelles, écrit-il, que soient les circonstances, le chef de l'État donnera l'impression de se contredire, de renoncer à encourager l'émergence d'une nouvelle génération. Même s'il voulait vraiment quitter le pouvoir, il se retrouvera de facto classé comme un président qui ne peut pas quitter son palais". Il y a donc là "une opportunité pour ses opposants", qui vont également contester son droit constitutionnel à briguer plus de deux mandats.

De son côté Chatham House, institut de réflexion basé à Londres, explique dans un article que le président Ivoirien "pourrait profiter de l'état peu convaincant des figures de l'opposition pour être réélu". "Cependant peut-on lire quelques 60 % des Ivoiriens ont moins de 25 ans et de nombreux jeunes sont impatients d'avoir des dirigeants plus en phase avec leurs préoccupations et leurs perspectives".

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