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Theresa May à Bayeux lors du 75e anniversaire du Débarquement

Démissionnaire, Theresa May devrait rester Première ministre jusqu'à fin juillet

6 min
À retrouver dans l'émission

Censée quitter ce vendredi la tête du Parti Conservateur britannique, Theresa May pourrait en fait rester Première ministre encore plusieurs semaines. Bernie Sanders veut rendre le pouvoir dans les entreprises aux travailleurs américains. Coupe du Monde de football féminin et égalité salariale.

Theresa May à Bayeux lors du 75e anniversaire du Débarquement
Theresa May à Bayeux lors du 75e anniversaire du Débarquement Crédits : PHTOTOSHOT - Maxppp

Ce 7 Juin est le jour où Theresa May doit quitter tête du Parti conservateur britannique, et donc démissionner de son poste de Première ministre.

c'est en tous cas qui avait été convenu, il y a deux semaines, entre la chef du gouvernement et son parti, mais depuis le temps vous l'avez comrpis, dès qu'il s'agit du Brexit rien ne se passe jamais comme prévu, et ce départ forcé de Theresa May du 10 Downing Street ne va surtout pas déroger à la règle. 

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Et ça s'explique, dans le Daily Express, par le fait que ce poste de Premier ministre doit échoir, c'est la règle, à celui ou celle qui prendra la direction des "tories"... et donc avant que May puisse aller voir la reine avec sa lettre de démission, il faut que le Parti conservateur se désigne un nouveau patron capable d'obtenir un vote de confiance à la Chambre des Communes. C'est là que ça se complique,  puisque la bataille des chefs est encore loin d'être terminée, avec pour le moment pas moins d'une dizaines de candidats qui devraient officiellement sortir du bois mardi prochain. 

Le processus de sélection s'annonce long et sanglant, et les médias prennent déjà parti pour leur favori, comme le Daily Telegraph, ce matin qui titre ainsi en Une :  "Seul Boris peut battre Farage, selon un sondage", Boris étant Boris Johnson, le plus en vue des candidats pour prendre les rènes du gouvernement, et Nigel Farage étant le chef du très populiste Brexit Party qui s'est affirmé lors des dernières élections européennes comme la force politique montante au Royaume-Uni. 

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Et Theresa May dans tout ça? 

Eh bien en attendant que ses camarades s'écharpent pour prendre sa place, et bien elle devrait la garder (sa place) encore un bon moment : The Daily Express laisse entendre que l'affaire ne sera pas réglée avant le 19 ou le 22 Juillet. Pour un départ forcé de May que Iain Martin, pour The Times, présentait comme une véritable "défenestration", vous avouerez que la chute s'annonce plutôt longue.

L'homme de la semaine, pour le magazine américain Time, c'est Bernie Sanders.  

Le doyen des candidats démocrates à l'investiture pour la présidentielle 2020 a 77ans. "Il veut changer l'Amérique... mais peut-être devrait-il se changer lui-même avant", suggère Time Magazine qui consacre à l'élu du Vermont sa Une cette semaine. 

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L'hebdomadaire évoque un nécessaire nouveau départ, pour la campagne de celui qui est clairement le plus à gauche des candidats à la Maison Blanche. Car l'infatiguable professeur Sanders, s'il déplace et électrise toujours les foules dans les meetings qu'il mène sans relâche à travers les Etats-Unis, n'est plus le favori de cette primaire démocrate : l'infiniment plus centriste Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, lui est passé devant. Alors Sanders doit "repenser sa stratégie, sortir de l'isolement et de l'intransigeance qui allait jusque-là avec son statut d'outsider, s'attaquer plus aux inégalités de race et de genre, qui sont jusque-là ses points faibles". Bref être plus consensuel et moins centré sur la lutte contre "l'oligarchie capitaliste des milliardaires qui volent le rêve américain".

Sauf que, si on lit la presse de gauche américaine, on se dit que Bernie Sanders fait tout l'inverse.  

"Sanders devient pragmatique... en devenant plus socialiste encore", ironise The New York Magazine. Il est question, dans cette article signé Eric Levitz, du dernier cheval de bataille du candidat : rien de moins que "redonner le contrôle du capital et des moyens de production aux travailleurs". Plus marxiste, tu meurs. 

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Concrètement, Sanders milite, depuis un peu plus d'une semaine, pour la création de "fonds détenus par les employés, qui leur donnerait une vraie part du capital des principales entreprises américaines". Ils en deviendraient donc de facto propriétaires, pourraient prendre collectivement des décisions sur leurs conditions de travail, et ne plus se sentir, dixit le candidat, "comme de vulgaires rouages d'une écrasante machine"

Vous me direz sans doute que Bernie Sanders est en train de réinventer cette vieille idée un peu fourre-tout de la "participation des travailleurs" ; mais c'est beaucoup plus que celà, s'emporte la très à gauche revue Jacobin, c'est "un plan pour briser le contrôle du capital, un plan qui va conduire l'Amérique vers une économie démocratisée, soutenable et donc socialiste".  

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La gauche, écrivent Peter Gownan et Matthew Lawrence, ne se contente plus de chercher à réguler le capitalisme, elle s'attaque à ses dimensions les plus fondamentales : celles de la propriété, de la redistribution des richesses, et du pouvoir rendu aux salariés.  Ce que nous dit aussi l'article de Jacobin, c'est que ce plan doit beaucoup à une collaboration "étroite et fertile" entre l'équipe de Sanders et la gauche britannique.  

Le Labour, explique le même Matthew Lawrence cette fois dans les pages Opinion du Guardian, a aussi planché sur le sujet et son shadow cabinet soutient depuis l'automne l'idée d'obliger toute entreprise de plus de 250 salariés à verser chaque année 1% de ses capitaux propres à un fonds contrôlé par les salariés, jusqu'à ce que ce fonds atteigne 10% des capitaux. 

Vu des Etats-Unis, ça semble encore trop peu à Bernie Sanders, mais selon la tribune publiée dans The Guardian, cette coopération entre gauches socialistes de part et d'autres de l'Atlantique, est plutôt prometteuse... en tous cas pour ceux qui cherchent des alternatives au néo-libéralisme.

Economie et football féminin enfin : le Mondial débute aujourd'hui en France, et il devrait y être beaucoup question d'égalité salariale.  

Un combat qui reste encore à mener, quand on apprend, dans le magazine économique Forbes, que les joueuses de l'équipe nationale américaine, parmi les plus connues et les plus titrées au monde, sont payées en moyenne 38% de moins que leurs homologues masculins... malgré le fait que ces derniers sont loin des avants-postes internationaux. Les Américaines ont donc pris la tête, en mars, d'un mouvement de revendication pour l'égalité des salaires et plus généralement pour tordre le coup au sexisme latent dans le foot professionnel. 

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Mais le même Forbes explique aussi, chiffres à l'appui, que si l'on compare les salaires des joueuses avec les revenus publicitaires et télévisuels qu'elles génèrent, eh bien figurez-vous qu'elles devraient s'estimer heureuses : elles en récupèrent en proportion une plus grand part. 13% des recettes de la coupe du monde féminine leur revient, contre 9% pour les joueurs.... sauf, faut-il le préciser, que le gateau à se partager est  54 fois plus gros chez les hommes. 

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Conclusion de Forbes : "les footballeuses ne doivent pas s'attendre à ce que l'égalité salariale leur soit donnée, mais elles vont devoir la conquérir, et cela se fera sur le terrain de l'économie". Dans le sport professionnel, qui dit économie, et à voir les grande campagnes financées par les sponsors, diffusées partout ces derniers jours autour de la  Coupe du Monde, et qui reprennent ce discours d'affirmation féministe dans le foot, on est rassurés : la partie a bel et bien commencé.

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