LE DIRECT
Des agents de santé effectuent un dépistage de masse Covid-19 au Shoprite Corner, à Tsakane, le 10 juin 2020, à Ekurhuleni, en Afrique du Sud.

En Afrique, la pandémie de Covid-19 flambe

6 min
À retrouver dans l'émission

Jusqu'ici, l'Afrique était le continent le plus épargné par le virus. Mais la donne change, en particulier en Afrique du Sud, en Égypte et au Nigeria. Dans le même temps, au Liban, la livre s'écroule et la rue s'embrase.

Des agents de santé effectuent un dépistage de masse Covid-19 au Shoprite Corner, à Tsakane, le 10 juin 2020, à Ekurhuleni, en Afrique du Sud.
Des agents de santé effectuent un dépistage de masse Covid-19 au Shoprite Corner, à Tsakane, le 10 juin 2020, à Ekurhuleni, en Afrique du Sud. Crédits : OJ Koloti / Gallo Images - Getty

L'Afrique qui inquiète aujourd'hui l'OMS à l'image de cette infographie vertigineuse à retrouver sur le site de la BBC, des graphiques qui explosent et qui s'accélèrent au fil des semaines avec ce tiercé morbide :  l'Afrique du Sud -  qui avoisine les 60 000 cas,- l'Égypte, le Nigeria...

Jusqu'ici l'Afrique était le continent le plus épargné par le virus. 

Pourtant, dès les premiers mois de l'épidémie, tous les yeux se tournaient vers le continent africain craignant là-bas une explosion brutale. Mais déjouant tous les pronostics l'Afrique avait surpris, en réussissant à contenir le nombre de cas.

Parmi les explications avancées alors, la jeunesse de la population face à une maladie dont la mortalité affecte principalement les seniors.... 

On avait aussi parlé d'une possible fragilité du virus à la chaleur, ou d'une réponse immunitaire plus forte des populations africaines dont les organismes sont souvent confronté à des attaques virales. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Puis on avait justement rappelé l'expérience africaine en matière d'épidémie. De fait, la majorité de ses pays ont réagi de façon extrêmement précoce en prenant des mesures drastiques de confinement  en même temps que l'Europe alors que le virus circulait encore peu sur le continent africain.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Mais voilà, rappelle la BBC, les chiffres sont là... Et ils s'accélèrent: la courbe augmente d'un coup de façon importante. Le plus inquiétant, explique l'analyste de la BBC, c'est que le virus est sorti des villes et qu'il se répand dans les zones rurales où le système de santé, déjà défaillant dans les capitales, est encore plus faible.

La plupart des pays sous la pression économique et sociale intenable ont allégé leur confinement et ses effets se font aujourd'hui sentir.

C'est ce qui a provoqué la colère de Denis Mukwege, le prix Nobel de médecine, qui "jette l'éponge", comme titre Mediacongo.

Le médecin avait pris en main la riposte au virus dans sa province du Sud-Kivu.

Il vient de démissionner avec fracas en estimant ne pas avoir eu les moyens de mettre en œuvre sa stratégie : "tester, identifier, isoler, et traiter".

Principale difficulté rencontrée, le temps de traitement des tests: plus de deux semaines pour recevoir des résultats d'analyses, ce qui empêche évidemment tout stratégie d'isolement des malades .

A cela s'ajoute le relâchement des populations, l'abandon des gestes barrières. La démission de Denis Mukwege est aussi un signal lancé aux autorités de Kinshasa et on se souvient alors des ambitions politiques que certains prêtent parfois à Denis Mukwege, et ces bras de fer entre l'Est et l'Ouest du pays.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La République Démocratique du Congo, déjà ravagée par la violence et tant d'autres épidémies sort à peine d'une grave crise Ébola et affronte en même temps une épidémie de rougeole qui a fait plusieurs milliers de morts.

Et au Liban, la livre s'écroule et la rue s'embrase

La livre libanaise a frôlé hier le seuil des 5 000 livres pour 1 dollar, et cela fait exploser la colère de la rue contre la classe politique accusée d'incompétence et de corruption. Une classe politique qui a mené le pays à la ruine, disent les manifestants.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Non le Liban n'est pas mort" c'est le titre de la lettre ouverte d'un lecteur que publie L'Orient le jour. L'article fustige le communautarisme de la société libanaise, à l'origine de tous les maux du pays, la guerre civile qui je cite "a érigé des chefs de guerre en héros", ceux là "qui s'accrochent au pouvoir malgré la colère des manifestants". 

Partout dans la presse ces images des rassemblement, ces pneus brûlés, ces routes fermées à la circulation.

Et on ira voir sur le site d'al Jazeera ce reportage sur le marché noir, cet argent qui s'échange  comme de la drogue lors de rendez-vous convenus sur WhatsApp avec des dealers de billets qu'on retrouve, en grimpant dans leurs voiture, pour échanger des dollars contre des liasses de livres libanaises qu’on ne peut même plus retirer dans les banques. 

Bière, barbouzes et espionnage international

The Economist nous raconte cette histoire qui commence dans un bar de Munich...Un danois, un suédois un allemand et un néerlandais boivent une bière... Ces quatre hommes sont agents de renseignement dans leur pays respectifs et spécialistes du cryptage.On est à la fin des années 70, en pleine guerre froide et l'alliance qu'il vont passer pour intercepter et décrypter ensemble des des messages codés, il vont lui donner le nom de cette bière locale qu'ils sont en train de boire, Maximator.Au centre de cette alliance, une société de matériel de cryptage suisse, Crypto AG, dont le propriétaire caché est en fait la CIA, qui l'a acheté dans le cadre d'un partenariat hautement confidentiel avec son homologue allemand. Crypto a vendu pour des millions de dollars de matériel a plus de 120 pays.Les machines vendues aux alliés des américains étaient sécurisées, tandis que d'autres pouvaient être craquées par les espions américains.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Et voilà comment la CIA américaine et les renseignements extérieurs allemands ont espionné leurs ennemis et leurs alliés pendant des années.

L'histoire a été révélée il a quelques semaines par une enquête conjointe du Washington Post, de la ZDF allemande et de la radiotélévision suisse, elle met à mal la sacro-sainte neutralité de la Suisse, qui a en fait hébergé tacitement un service de renseignement alliés.

Chroniques

7H38
5 min

Imagine la culture demain

Bintou Dembélé : « J'ai peur de ne plus pouvoir respirer »
L'équipe
Journaliste

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......