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Mike Pompeo accuse explicitement l'Iran d'être rsponsable des deux attaques de pétrolier dans le Golfe d'Oman

Attaques du Golfe d'Oman : le Pentagone accuse l'Iran mais peine à dissiper le "flou"

6 min
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En publiant une vidéo imprécise censée établir la culpabilité iranienne, les Etats-Unis ne convainquent pas, et l'Iran crie à la provocation iranophobe. En Suisse, 28 ans après une grève historique, les femmes reprennent la rue pour exiger l'égalité réelle. On a retrouvé la voix de Frida Kahlo !

Mike Pompeo accuse explicitement l'Iran d'être rsponsable des deux attaques de pétrolier dans le Golfe d'Oman
Mike Pompeo accuse explicitement l'Iran d'être rsponsable des deux attaques de pétrolier dans le Golfe d'Oman Crédits : WIN MCNAMEE - AFP

Ce matin l'Iran est plus que jamais dans le viseur de l'Amérique et de ses alliés au Moyen-Orient.

L'Iran pointé du doigt comme responsable des deux attaques de pétroliers dans le golfe d'Oman hier, avec la publication la nuit dernière de cette vidéo "accablante", selon le Pentagone, qui est censée prouver la culpabilité de Téhéran dans ces "actes graves de provocation" menés au beau milieu du corridor maritime par lequel transitent un tiers des hydrocarbures de la planète.

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"Accablante" ?

Le terme n'est pas repris par le Washington Post, pour qui, au contraire, Mike Pompeo, le Secrétaire d'Etat américain, n'a pour le moment "apporté aucune preuve du fait que les explosions d'hier étaient l'oeuvre des forces armées iraniennes".  Il y a donc des doutes, exprimés plus ou moins clairement, sur ce que montrent vraiment ces images floues en noir et blanc.

Pas de doute par contre sur ce qu'elles sont censées démontrer : le quotidien de la gauche israélienne Haaretz rappelle que l'on "déclassifie très rarement ce type d'images", filmées par les services de renseignements dans l'un des endroits les plus sensibles au monde. Pour qu'elles soient rendues publiques, il faut qu'elles aient un but politique fort :  en l'occurence, "convaincre la commuanuté internationale de la culpabilité iranienne".  

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Pas sûr, à vrai dire, que l'opération soit réussie, pour le moment en tous cas : la piètre qualité des images permet à la chaine officielle iranienne PressTV de réaffirmer ce matin que tout cela n'est qu'une "nouvelle opération des Américains pour leurrer le monde et attiser l'Iranophobie" ambiante jusqu'à son point d'inflamabilité. 

Et ça nous ramène à l'israélien Haaretz, qui, on ne le rappelera jamais assez, n'est pas représentatif de topute la presse d'Iraël, loin s'en faut, mais a le mérite de fournir des analyses inattendues et éclairantes. On doit à Zvi Barel celle qui s'intitule "l'Iran a beau être le coupable le plus évident, ce n'est pas forcément le plus vraisemblable". Un pas de côté donc dans l'emballement international de ces dernières heures : s'il est vrai, reconnait Barel, que "tout désigne Téhéran, depuis les premières attaque de bateau dans le Golfe il y a un mois" et hier encore ; mais la piste iranienne semble "un peu trop facile". 

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Trop facile, parce que "les Iraniens, qui tentent de sauver l'accord international de 2015 sur leur programme nucléaire, savent que les Américains n'attendent qu'un prétexte pour les attaquer, et qu'ils n'on n'ont donc  aucun intérêt à leur offrir ce prétexte sur un plateau".  Attention donc à ne pas se ruer vers la solution la plus évidente, pour espérer démêler ce sac de noeuds marins dans le détroit d'Ormuz.

Zvi Barel s'étonne enfin, avec nous, du fait que "dans cette région du globe ultra-sécurisée et surveillée, on ait tant de mal à identifier les coupables" ou en tous cas, serait-on tenté d'ajouter, à fournir une vidéo un tantinet nette et incontestable... en un mot : "accablante".

En un mot également, et pour changer totalement de sujet :"féministe"  comme la grève qui s'annonce aujourd'hui en Suisse.

Une grève à laquelle Le Temps consacre l'essentiel de ses grands titres ce matin ; non pas que ses revendications soient particulièrement inédites dans le monde de 2019,  mais parce qu'elles renvoient à un moment fort et méconnu de l'histoire helvète : la grande grève féministe suisse du 14 juin 1991.

C'était donc il y a 28 ans jours pour jours, un demi-millions de femmes étaient descendues dans les rues ou avaient cessé le travail, bras croisés pour réclamer que l'égalité des droits inscrite dans la Constitution seulement 10 ans plus tôt deviennent enfin une réalité. Une archive vidéo publiée par  Le Temps nous prouve que ça n'avait déjà rien d'évident dans les mentalités de l'époque. 

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Réaction d'un garçon de café genevois au passage d'un cortège de manifestantes en 1991 : sommes-nous bien sûr qu'elle appartient bien à un passé révolu ? Ce qui est sûr en tous cas, disent les organisatrices des défilés d'aujourd'hui, c'est que l'égalité, salariale mais pas seulement, n'est toujours pas respectée en Suisse, et "il y en a marre" comme le crient trois générations de fribourgeoises en Une du quotidien Liberté

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Le mouvement d'aujourd'hui devrait toucher tous les cantons toutes les aires linguistiques de Suisse, c'était déjà l'une de ses forces il y a 28 ans, avec son pragmatisme, son ouverture, nous rappelle Le Temps (à 1m19 dans la vidéo).

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Le Temps, enfin, qui donne à voir la place des femmes dans ses propres équipes aujourd'hui, place laissée vide par le fait qu'elles font grève elles aussi : ça donne des pages vides sur le site web du journal, pour les articles qu'elles n'écriront pas aujourd'hui. journalistes ou correctrices, elles représentent 40% des effectifs du grand quotidien genevois.

Quand à moi je vous quitte pour cette semaine, avec un petit cadeau... 

Je n'ai pas de mérite, c'est offert en fait par la phonothèque nationale du Mexique : elle a découvert récemment dans ses archives radio un enregistrement, unique à priori, de la voix de Frida Kahlo.  

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C'était "l'une des voix les plus recherchées de l'histoire récente du pays", lit-on dans L'Excelsior de Mexico. Car l'artistre-peintre mariée à Diego Riveira est devenue ces dernières années l'un des figures nationales les plus fortes et les plus reconnues au Mexique. 

Mais est-ce bien la voix de Frida Kahlo ? 

"Il reste des doutes, une expertise est en cours", modère L'Excelsior ; mais les médias mexicains ont envie de croire à cette belle histoire de la voix et du poème amoureux à Diego exhumés des archives. Dans le Diario de Confianza, il y a débat sur ce que cette voix laisse transparaître de la personnalité de Frida : douce, suave... Beaucoup de mexicains ont été destabilisés par cette douceur, pour une femme que sa peinture raconte torturée et sombre, et que le cinéma a décrite comme énergique et ombrageuse.  

Le Mexique redécouvre finalement que Frida Kahlo en fait n'était pas Salma Hayek, l'actrice qui l'interprértait dans son biopic hollywoodien.  Comme quoi même 60 ans après, c'est fou tout ce qu'une simple voix peut susciter comme émotion.

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