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Un groupe de “Dreamers” manifestent le 18 juin 2020 devant la Cour suprême, à Washington DC.

"Dreamers" : un nouveau camouflet pour Trump sur le dossier de l'immigration

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La Cour suprême a jugé illégal le décret de l'administration républicaine qui voulait mettre fin au programme protégeant de l'expulsion environ 700 000 jeunes migrants, ceux qu’on appelle là-bas les "dreamers", arrivés illégalement en Amérique.

Un groupe de “Dreamers” manifestent le 18 juin 2020 devant la Cour suprême, à Washington DC.
Un groupe de “Dreamers” manifestent le 18 juin 2020 devant la Cour suprême, à Washington DC. Crédits : Nicholas Kamm - AFP

"Vous n’avez pas l’impression que la Cour suprême ne m’aime pas ?" a twitté dans la foulée Donald Trump, furieux du vote des juges, qui s’est joué à une voix près.

"C’est un revers pour le Président, écrit le New York Times, car l’annulation de ce plan d’expulsion était l’une de ses principales promesses de campagne qui devait enterrer le décret de son prédécesseur Barack Obama." Le quotidien new-yorkais rappelle que c’est une deuxième défaite en seulement quelques jours pour Donald Trump.

La plus haute juridiction des Etats-Unis avait déjà étendu les droits des salariés homosexuels et transgenres et ce, malgré l'opposition farouche de l'administration républicaine.

En Californie, rapporte le Los Angeles Times, les "dreamers" se réjouissent de la décision de la Cour suprême mais restent tout de même inquiets. Le grand journal de la côte ouest cite le témoignage d’une jeune femme originaire du Belize, Denea Joseph, 26 ans, sans statut légal. Elle se sent "soulagée mais prudemment optimiste" car Donald Trump pourrait, selon elle, "trouver un autre moyen de supprimer ce programme d’accueil pour les migrants."

En tout cas, selon un sondage publié dans le magazine Newsweek, les trois quarts des Américains soutiennent la régularisation de ces jeunes, qui peuvent ainsi accéder à un statut légal.

Pour le Washington Post, qui salue une victoire pour les sans-papiers, cette question de l’immigration fera partie des principaux thèmes de l’élection présidentielle de novembre prochain. Le quotidien libéral rappelle que 90% des bénéficiaires du programme des "dreamers" ont un emploi.

De son côté, Joe Biden s’est réjoui de la décision de la Cour suprême, note le Boston Globe qui ajoute : s’il est élu à la Maison Blanche, le candidat démocrate s’engage à "proposer au Congrès une loi instaurant une feuille route claire visant à accorder la citoyenneté aux 11 millions de personnes sans papiers établis sur le sol américain."

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Enfin, dernière mauvaise nouvelle pour Donald Trump que l’on peut lire dans le journal britannique le Telegraph : dans un sondage, plus de moitié des Américains déclarent qu’ils ne sont pas heureux dans leur pays ! Une première depuis cinquante ans...

Donald Trump à la Maison Blanche le 18 juin 2020.
Donald Trump à la Maison Blanche le 18 juin 2020. Crédits : Saul Loeb - AFP

Les suites de la loi César américaine qui sanctionne le régime syrien...

Le quotidien libanais L’Orient-Le Jour revient sur cette législation américaine aux multiples conséquences qui a été adoptée cette semaine. C’est un "nouveau coup de massue pour le régime syrien", écrit le journal francophone qui note que pour la première fois Asma Al-Assad, l’épouse de Bachar, fait une entrée fracassante sur la liste noire des 35 nouvelles personnalités visées par les sanctions. Elle fait partie des "profiteurs de guerre les plus notoires en Syrie", ajoute le journal libanais.

Mais au-delà de cette liste noire, les sanctions visent aussi les pays arabes de la région.

"Le message américain est envoyé à tous ceux qui voudraient participer à la reconstruction de la Syrie, notamment les Emirats arabes unis qui se sont rapprochés de Damas ces dernier mois", écrit L’Orient-Le Jour.   

La presse britannique revient sur la visite d’Emmanuel Macron à Londres à l’occasion de l’anniversaire de l’appel du 18 juin 1940...

Le Guardian intitule un éditorial "France/Angleterre, les meilleurs rivaux".

Le quotidien britannique rappelle évidemment que les deux pays divergent sur la question du Brexit, mais, ajoute-t-il, "à l’intérieur ou pas de l’Union européenne, nous devons rester alliés, comme dans les années 40." Le Guardian souligne que la France et l’Angleterre sont désormais "des puissances moyennes dans un monde dominé par des super puissances militaires." Bref, qu’il faut se serrer les coudes.

Le Times espère de son côté que cette "camaraderie", en français dans le texte, née de la guerre, permettra à Londres et à Paris d’arracher un accord rapide sur le Brexit.

Vu de la capitale britannique, il s’agit de faire preuve autant de réalisme que de pragmatisme... en souvenir du bon vieux temps !

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