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Theresa May au Sommet européen de Bruxelles le 21 mars 2019

Le 22 Mai, nouvelle échéance fixée par les 27 pour le Brexit

6 min
À retrouver dans l'émission

A Bruxelles, les Européens ont accepté un report en deux temps du Brexit : vote des Communes avant le 12 Avril, et sortie de l'UE au plus tard le 22 mai. Le président du Nicaragua s'engage à libérer les prisonniers politiques. USA : une troublante série de morts d'activistes antiracistes à Ferguson.

Theresa May au Sommet européen de Bruxelles le 21 mars 2019
Theresa May au Sommet européen de Bruxelles le 21 mars 2019 Crédits : Stefan Rousseau - Maxppp

Alors que revoilà l'interminable Brexit : au sommet européen de Bruxelles, les leaders des 27 ont paraît-il"sifflé la fin de la récréation". 

"Les Européens ont repris les choses en main", veut croire ce matin Der Spiegel en Allemagne. En tous cas, ils ont remis des dates, à l'encre rouge, dans l'agenda devenu illisible du Brexit. 

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On se tourne, comme à chaque fois qu'on essaye d'y voir clair dans la politique européenne, vers les analyses du site Politico : où l'on comprend donc que les 27 ont accepté de repousser l'échéance du Brexit, comme le demandaient les Britanniques, mais pas aussi loin que l'espéraient les Britanniques. L'ultime "deadline", en bon français, ce sera le 22 mai, soit quelques jours avant les élections européennes. 

Mais, parce que ça serait trop simple et que le Brexit ne nous a pas habitué à ça, avant le 22 mai il y aura une autre date décisive : le 12 avril. Les députés britanniques doivent, avant ce jour-là, possiblement la semaine prochaine,  avoir voté à nouveau sur le projet d'accord de sortie de l'UE... (ce sera donc le troisième vote, si tant est qu'il soit jugé possible par le speaker de la Chambre des communes, je vous renvoie à notre revue de presse de mardi). 

Si les députés votent "oui" à l'accord, alors le Brexit se déroulera selon les termes négociés Bruxelles, le 22 mai ; s'ils rejettent le texte une troisième fois, ce que rien n'exclut à ce jour, alors le divorce sans accord, le "No Deal Brexit", sera effectif  dès le 12 avril. 

Ouf ! 

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Si l'on devait résumer ces nouvelles avancées bruxelloises avec ces formules imagées dont la presse d'outre-Manche a le secret, on dirait citant le Financial Times, que désormais Theresa May et les 27 en sont à négocier non plus sur les modalités du Brexit mais sur "les réglages de la guillotine". Je passe rapidement sur la Une du Times, qui nous refait le coup de "cette fois c'est vraiment la dernière chance pour Theresa May", et j'en termine avec l'overdose, la saturation qui s'affiche sur la première page du tabloïd The Daily Star avec ce jeu de mot désespéré en grand titre : "Give us au Break-xit !" soit, excusez mon anglais, "lâchez-nous la grappe avec le Brexit".

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Le Star ne demande pas grand-chose, juste UNE journée sans qu'on rebatte les oreilles de toute une "nation exaspérée", avec les "manigances sans fin" du Brexit.

Au Nicaragua le président Daniel Ortega a du céder, cette semaine, face à l'opposition qui dénonce l'intense répression dont elle est victime depuis près d'un an. 

On se souvient, au printemps dernier, de cette vague de contestation massive qui s'était emparé du pays d'Amérique centrale, berceau du sandinisme dont se réclame Daniel Ortega. mais dont il s'est politiquement franchement éloigné. 

Des semaines de manifestations et une campagne de répression, ensuite, qui avait causé la mort de 320 personnes et jeté des centaines d'opposants dans les prisons du Nicaragua. Il y a quelques semaines, sous l'égide du clergé catholique, et sous la pression des milieux d'affaire de son pays, Ortega a consenti à un fragile dialogue national, et c'est celui-ci qui a donc donné des résultats cette semaine.  

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El Pais, édition sud-américaine, nous rappelle que ce dialogue était au point mort en début de semaine : l'opposition refusait de revenir à la table des négociations après qu'une manifestation samedi à Managua avait à nouveau été violemment dispersée, et des dizaines de militants arrêtés. Ortega, lui, se montrait inflexible sur la principale revendication de ses opposants, la libération des prisonniers politiques qui seraient environ 820. 

Mais le président a finalement du avaler son chapeau et mercredi soir, nous confirme El Pais, il promettait de vider ses prisons sous 90 jours.  Le quotidien espagnol raconte bien sûr la joie des familles de détenus à cette annonce, et il nous explique que ce qui a fait plier Daniel Ortega, ce sont sans doute les sanctions internationales, imposées par les Etats-Unis, et qui visent l'entourage du président à commencer par sa femme et vice-présidente Rosario Murillo. 

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En Colombie, El Espectador nous apprend également qu'hier le Nicaragua a été ajouté, par la Commission Inter-américaine des Droits de l'Homme, à sa liste noire où l'on trouve également Cuba et le Venezuela. Ce qui se passe en ce moment à Caracas n'est sans doute pas sans lien avec la soudaine volonté de négocier du président nicaraguéen.  

Retour enfin à Ferguson, cette ville du Missouri aux Etats-Unis où s'était affirmé le mouvement "Black Lives Matter". 

C'était en 2014, après la mort d'un jeune noir-américain de 18 ans, Michael Brown, tué par un policier blanc : plusieurs nuits de colère et de violences à Ferguson et, comme se le remémore l'agence Associated Press, un point culminant pour Black Lives Matter, "la vie des noirs compte", ce mouvement de dénonciation d'une forme de racisme systémique dans la société et particulièrement dans la police des Etats-Unis. 

Cinq ans plus tard, les journalistes d'AP sont retournés à Ferguson, alarmés par une inquiétante série noire : ils se sont rendus compte que six des activistes les plus engagés, les plus identifiés, des émeutes de 2014 étaient morts, les uns après les autres, de morts violentes ou plus ou moins inexpliquées.  

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Deux ont été retrouvés morts dans leurs voitures incendiées ; pour trois autres, la police a conclu à un suicide, deux par balles et un par pendaison (un "lynchage" selon la mère du jeune homme); et le dernier a été retrouvé inconscient dans un bus, avec dans le corps une dose mortelle de fentanyl, un opioïde 40 fois plus puissant que l'héroïne. 

La police, la justice, ne font aucun lien entre ces 6 décès mais la communauté afro-descendante de Ferguson se pose vraiment des questions.  L'enquête d'Associated Press nous les fait entendre, ces questions, comme elle nous fait partager l'atmopshère toujours extrêmement lourde qui règne dans la ville du Missouri. De nombreux activistes de Black Lives Matter expliquent qu'ils vivent depuis 5 ans dans la peur, les menaces incessantes. Le révérend Darryl Gray dit avoir retrouvé dans sa voiture une boîte, qu'il a prise pour une bombe mais qui cachait en fait un python de deux mètres de long.  

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"Il se passe vraiment quelque chose ici", dit aussi Cori Bush : ancienne meneuse des manifestations de 2014, elle raconte avoir échappé à plusieurs tentative d'intimidation voire de meurtre : une voiture qui lui fonce dessus, une balle qui traverse son pare-brise, sa maison mise à sac...  

Les journalistes d'AP se gardent bien de tirer une quelconque conclusion à la place des juges, mais Cori Bush elle, n'hésite pas à accuser des militants racistes, des suprématistes blancs, proches des milieux policiers, de vouloir réduire aux silence ceux qui perpétuent l'esprit de Black Lives Matter.

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