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Avec la "pingdemic", les distributeurs britanniques alertent sur le manque de mains d'oeuvre pour approvisionner les rayons de supermarchés.

Au Royaume-Uni, le "pingdemic" contrarie l'été de nombreux Britanniques

5 min
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Depuis le début du mois, déjà 600 000 personnes en Angleterre et au Pays de Galles ont reçu des alertes via l'application de traçage des autorités de santé, les invitant à s'isoler chez elles après avoir été détectées cas contact. Le Premier ministre Boris Johnson en fait partie.

Avec la "pingdemic", les distributeurs britanniques alertent sur le manque de mains d'oeuvre pour approvisionner les rayons de supermarchés.
Avec la "pingdemic", les distributeurs britanniques alertent sur le manque de mains d'oeuvre pour approvisionner les rayons de supermarchés. Crédits : Justin Tallis - AFP

Le "pingdemic" est un mélange du mot "ping", qui rappelle le son d'une notification sur le téléphone portable, et de "pandemic", pandémie en anglais. Le Guardian s'intéresse à ces départs en vacances perturbés pour certaines familles, qui avaient pourtant choisi l'option "sécurité" en restant au Royaume-Uni cet été. Sauf que beaucoup d'agences de location n'ont pas prévu de remboursement en cas d'annulation. Des annulations qui touchent aussi bien sûr les camping, et autres lieux de villégiature. Et dans un pays qui vient tout juste de lever les dernières restrictions sanitaires, renvoyer à nouveau des centaines de milliers de Britanniques chez eux, même pour quelques jours, cela fait désordre : c'est autant de main d'œuvre qui s'absente et qui menace de perturber les approvisionnements en nourriture et en carburant, explique le Financial Times, alors que les photos d'étals de supermarchés vides se multiplient sur les réseaux sociaux, ces derniers jours. 

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Autres conséquences, des trains et des bus contraints de fermer plus tôt, les collecte de déchets dans les jardins publics de Liverpool suspendues pendant quinze jours, ou même des soins au ralenti dans certains hôpitaux. Et les chefs d'entreprises s'affolent, après les pénuries et le manque de chauffeurs de camions provoqués par le Brexit. "Nous avons plus d’un millier de salariés absents à cause du Covid", explique un directeur général de supermarchés à la BBC.  "Nous n’avions jamais atteint un tel chiffre", après 18 mois passés sans aucune fermeture de magasin. "Aujourd'hui on réduit les horaires, on ferme les sites", déplore ce responsable qui ajoute : "La grande ironie, c’est que ça arrive maintenant que nous sommes vaccinés."

Pandémie versus économie au Japon, où le coup d'envoi des Jeux olympiques est donné ce vendredi

Des Jeux sous l'ombre de la crise sanitaire, alors que seulement un Japonais sur cinq est vacciné. Le covid19 ne fait pourtant pas oublier ce "marronnier" olympique, la question qui revient tous les quatre ans : combien tout cela va t-il bien pouvoir coûter ? s'interroge The Japan Times. Tokyo a déjà dépensé 1 600 milliards de yens, mais un audit du gouvernement a montré que les coûts sont en réalité plus élevés et pourraient atteindre 2 700 milliards de yens, soit 25 milliards de dollars. Un budget final bien supérieur a ce qui était prévu, du déjà-vu dans l'histoire des Jeux Olympiques, qui ont le sait "ne sont pas bon marché", pour les villes qui les accueillent, commente le South China Morning Post, et elles sont d'ailleurs de moins en moins nombreuses à y prétendre. Est donc venu le temps du "tout ça pour quoi ?".  Sans spectateurs dans les tribunes et dans une capitale sous état d'urgence sanitaire, les bénéfices économiques de l'évènement risquent d'en prendre un coup, estime le Post : moins de billets d'avion, de train, de métro, moins de réservations d'hôtels, alors que dans les restaurants les restrictions limitent aussi les rentrées d'argent. Ce qui va rester ira certainement selon le Hollywood Reporter au Comité international Olympique et aux partenaires de diffusion. C'est le principe de l'aléa moral, en économie : quand une entité augmente son exposition au risque, parce qu'une autre va en supporter les coûts éventuels. Ici, le coût en termes de santé publique. De quoi soulever de sérieuses questions éthiques pour le magazine américain.

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Les vagues de chaleur qui frappent l'ouest américain bouleversent le choix de vie de milliers de personnes

Nous sommes à Edmonton, dans la province canadienne de l'Alberta. Le mois dernier, Ellen Campbell, 64 ans avait tout organisé pour elle et ses petits enfants en ce début d'été. Direction le musée des dinosaures pas très loin de chez elle. Mais les choses ne se sont pas vraiment passé comme prévu. Un dôme de chaleur s'est abattu sur la région, le mercure a dépassé les 40 degrés.   Alors le plan a changé, tous se sont réfugiés dans un hôtel climatisé, avec piscine. "Je me sentais à nouveau comme un être humain", confie la grand-mère au Washington Post. "Certes, comme une détenu dans une prison, mais c'était vivable".   

Car désormais, face aux températures records de ces dernières semaines, beaucoup d'Américains sont obligés de mettre de côté leurs principes, leurs choix de vie, alors qu'ils avaient choisi de vivre près de la mer ou en forêt pour être proche de la nature, loin de la pollution des villes, de l'air conditionné et des catastrophes climatiques. Dans ces régions où les gens sont fiers d'embrasser dame nature, les canicules à répétition poussent un bon nombre d'entre eux à céder aux sirènes du marché de l'air conditionné. Un virage consumériste qui peut être violent, au point "d'assombrir l'image" que ces Américains ont d'eux même et de leur "way of life". Après avoir longtemps résisté, Vivek Shandas a craqué cet été, pour le confort de sa famille et de ses deux chiens, même si cet achat, avoue t-il lui a "brisé le cœur".

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A Seattle, une vieille blague raconte que vous y connaîtrez certainement plus de personnes avec un bateau qu'avec une climatisation, raconte le Guardian. Mais l'anecdote se fane, "l'impensable" est en train de se produire, déplore le Seattle Time, dans la zone métropolitaine restée longtemps la moins climatisée des États-Unis où il a récemment fait plus de 40 degrés.   

"Comment vivre dans un monde en feu sans perdre la tête ?" Dans le New Republic, une longue réflexion sur "le fardeau émotionnel du changement climatique". La journaliste raconte sa difficulté à écouter les informations cette semaine : inondations en Allemagne, incendies de forêt en Sibérie, parfois, elle envie les conservateurs et leur climato-scepticisme. 

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Et aux écologistes qui dénoncent "l'apathie" de ceux qui ne se soucient pas de l'environnement, elle cite les travaux de Renée Lertzman, psychologue consultante en environnement, selon qui ce désengagement cache au contraire une peur, un conflit intérieur. Eux aussi, "voudraient sauver la planète, et tant qu'à faire avoir également des vols pas chers et la climatisation". 

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Pour sortir de la confusion, la rédactrice propose d'apprendre à faire de la place à cette anxiété, à cette culpabilité en aidant ceux qui nous entourent à comprendre comment ils peuvent agir. Alors elle essaie de rassurer son voisin, un peu dépité à la vue du compost qu'elle entretient précieusement chez elle, qui se dit que c'est bien compliqué à installer. Mais raté. Elle répond, guillerette et cassante à la fois : "oui, c'est dur". Comme quoi en matière d'environnement, l'apathie a finalement plusieurs visages.

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